lundi 18 juillet 2016

pple i étape 42 le 18 juillet 2016 Sainshand-Zamiin Uud 220 km

L'étape prévue étant courte , nous le prenons cool ce matin au
point que,, plongé dans la rédaction du blog depuis 6H00 , je ne vois
pas l'heure tourner , résultat je ne réveille Dominique que vers 7h30
. Il est temps de se bouger car chez Marc comme chez Serge ,tout le
monde est déjà sur le pont . Donc pas de petit déj en terrasse comme
hier .Déjà que j'ai été privé de lever de soleil du fait que le ciel
charrie de gros nuages , c'est vraiment pas drôle aujourd'hui !Il a même
plu pas mal cette nuit sur le désert Un café noir sur le pouce , une
petite toilette rapide et nous nous occupons du camping-car : vidange
des toilettes , le plein de la réserve d'eau même si celle-ci est
jaunâtre et mal odorante , rangement du salon de jardin et il n'y a
plus qu'à charger le point GPS .
Malgré tout , nous démarrons vers 8h15 et notre premier souci
est de retrouver la bonne piste pour rejoindre la route : il faut faire
très attention car sur la simple journée d'hier il n'y a eu pas moins de
6 ensablements ! Après un mauvais départ, qui m'oblige à faire demi-tour
, Marc retrouve le bon embranchement grâce au traçage de son GPS . Nous
traversons à nouveau Sainshand jusqu'à une reproduction de la Tour
Eiffel en cornières métalliques peintes en rose , repère un peu kitch
qu'on ne risque pas de méconnaitre . Des sacs plastiques de toutes les
couleurs ,abandonnés un peu partout , se retrouvent plaqués sur des
clôtures de grillage , formant un véritable patchwork .
Une fois sur la grand route , nous retrouvons l'immensité du
désert avec par endroit des zones de sable presque rouge .Quelques
frêles arbres osent s'y perdre, chacun de leur côté . La pluie de cette
nuit a laissé derrière elle ,une foule de petites flaques d'eau où les
troupeaux peuvent étancher leur soif .On y voit même des cochons
sauvages s'offrir un super bain de boue . Un cheval , couché sur le
bas côté de la route nous semble bien mal en point . Lorsque nous sommes
venus de Térej il y a deux jours, c'est cinq ou six dépouilles de
chevaux et même celle d'un chameau que nous avons aperçu en contrebas
de la chaussée ; vraisemblablement ce sont des bêtes qui ont été
blessées par les camions et qui se sont trainées là pour agoniser .
Curieusement , on voit peu d'oiseaux charognards se repaitre sur les
carcasses . Rapidement le désert se fait plus sec , les petites touffes
d'herbe plus rares , laissant volontiers leur place au sable et aux
cailloux . Et dans cette plus grande désolation, nous croisons
d'ailleurs d'avantage de troupeaux de chameaux, accompagnés de leurs
petits facilement reconnaissables grâce à leur pelage très clair . Les
garnitures de phare, en plastique, de Marc ,se décollent une fois de
plus ,nous obligeant à arrêter pour les scotcher d'avantage . Nous en
profitons pour prendre quelques clichés d' un petit lac aux eaux
boueuses, perdu au milieu de cette caillasse à perte de vue . Par
endroit, nous franchissons quelques monts qui nous permettent d'avoir
une meilleur vue d'ensemble sur le Gobi .
Il est à peine midi lorsque nous atteignons le péage qui marque
l'entrée de l'aïmag (la région)de Zamiin Uud marqué par un immense
portique décoré de grands chameaux métalliques : nous nous en sortons
avec 2 000 t soit un peu moins d'un euro par camping-car . Notre premier
souci est de trouver du gaz dans une station spécialisée : là aussi les
tarifs sont dérisoires : 7,5 euros pour 15 litres! Une fois le plein
de gasoil fait nous rencontrons Gérard et son épouse qui nous
conseillent de les suivre au centre ville où l'on trouve de bons petits
restaurants . Petits c'est sûr mais bons , ce n'est pas vraiment notre
avis : une viande infecte servie avec une sauce du même niveau , le tout
accompagné d' un coca chaud , c'est vraiment pas génial .
Pour rejoindre notre lieu de campement, nous sommes obligés
d'emprunter une piste d'une dizaine de kilomètres où Marc reste scotché
dans un passage sableux : il faut sortir les plaques de désensablement
et pousser au cul du camion pour le sortir de ce mauvais pas . Le sable,
un peu tassé par son passage me permet de franchir l'obstacle en
accélérant un max . Il faut dire que nos roues jumelées et la propulsion
arrière passe beaucoup mieux que les tractions avant dans les terrains
meubles . Une fois au camping , nous nous barricadons à coup de volets
et d'auvents pour nous abriter du mieux que nous pouvons des rayons
solaires particulièrement agressifs depuis ce matin ; il faut dire que
le thermomètre affiche quand même 38°5 .Ce soir la réunion dure un peu
plus longtemps car demain c'est le passage de la frontière chinoise et
c'est aussi les adieux d'Onur , notre guide mongole .

2 commentaires:

  1. Toujours beaucoup de plaisir à lire le récit de Pierre ! D'apres ce que j'ai lu il va vous falloir beaucoup de patience pour la frontière chinoise !

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  2. Au fait avez vous ete au courant du coup d'etat raté en Turquie ? Des changements sont ils à prévoir pour la fin de l'aventure ?

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