samedi 1 octobre 2016

ppi étape 116 le 30 septembre 2016 Le Bourget-Lièvin 200km

Pas facile de dormir sur un parking au milieu de plusieurs
milliers de camping-cars , où il y a une soirée disco qui se prolonge
jusqu'à 2h00 et où les aller et venus des véhicules commencent dès 6h00
du matin ! Heureusement que notre programme d'aujourd'hui est prévu
plutôt cool .
Aussi dès l'ouverture vers 10h00 , nous nous rendons chez
Morélo pour donner notre réponse négative quant à la commande d'un Liner
dont la livraison pouvait être programmé en fonction du carnet de
commande pour juin 2017 .En chemin nous avons le plaisir de rencontrer
Jean-Louis en compagnie de son épouse et de son lévrier dont il nous
avait temps parler au cours du PPI. Il est déjà rentrer chez lui à
Toulouse depuis 10 jours , puis il a décidé de venir au salon du Bourget
en allant chez son fils qui habite Bruxelle . Il parait que cinq autres
équipages sont venus faire un petit coucou au stand de la fédé . De
côté nous avons reçu un texto annonçant l'arrivée de Marie-Noelle et
Hubert pour aujourd'hui , mais certainement en fin de journée .
Nous repassons également au stand de Jeanette où nous
nous sommes déjà rendu hier en vue d'un prochain périple en camping-car
en Amérique du Sud prévu fin octobre 2017 ; il peut durer de quatre à
six mois suivant que l'on arrête à Carthagène en Colombie ou à Los
Angeles au USA ; il y a même possibilité de le prolonger jusqu'en Alaska
et de revenir d'ouest en Est pour reprendre le bateau à Halifax, auquel
cas il dure 1 an ou deux fois six mois si on décide de faire une pause
une fois arrivé à Los Angeles . Au stand d'à côté , nous retombons sur
Bruno , le responsable principal d'Atypic qui lui organise une boucle de
45 jours en Amérique du Sud avec des vieilles voitures et certainement
quelques camping-car avec départ début novembre et retour avant les
fêtes de fin d'année! Voilà quelques ouvertures pour l'avenir qui
permettent de compenser un peu le cafard du retour qui commence à
pointer le nez depuis hier .
Après un repas rapide au camping-car , nous dégommons les
derniers deux cent kilomètres tout en faisant le bilan des 116 étapes du
PPI avec 31 000 km et 470 heures de route d'après le Garmin .

ppi étape 115 le 29 septembre 2016 Perand-Verglesse-Le Bourget 300 km

Depuis 5h00 du matin un va et vient de voitures nous
incommode. Vers 7h00 c'est le froid qui me fait sortir de dessous la
couette : le thermomètre affiche 7 degrés ! Dehors , le début des
vendanges se traduit par une effervescence un peu partout : ça crie , ça
court , ça démarre en trombe ... Dans le fond des vallées des nappes de
brouillard s'effilochent au dessus des vignobles tout autour de nous .
Les premiers rayons du soleil font briller les gouttes de rosée dans les
hautes herbes des talus ,comme de véritables diamants . Pendant que je
prépare le premier café, je me dépêche d'allumer le chauffage Pas
question de trop trainer en petite tenue dans ces conditions !
A 8h00 , nous décollons de notre magnifique coin pour
aller chercher du vin à Rully suite au coup de fil de Marco , hier soir
. Pour finir nous sommes obligés d'abandonner le projet par le vigneron
en question n'est pas disponible . Pas étonnant car partout où nous
pouvons regarder, les viticulteurs s'activent dans leurs vignobles .
Pendant que les plus anciens armés de leur sécateur , choisissent les
plus belles grappes, les jeunes transportent le raisin dans de grandes
hautes qu'ils vont vider au bout des rangées de vignes, dans de grandes
cuves installées sur la remorque d'un tracteur . Je ne peux pas
m'empêcher de photographier cette ruche en pleine effervescence .
Puis nous rejoignons l'autoroute A6 en direction de Paris où
nous arrivons en plein midi . Bonjour l'ambiance ! Mais cela n'a rien à
voir avec Pékin et ses six périphériques : ici c'est tout juste un grand
village! C'est amusant d'entendre les trois GPS donner des ordres
contradictoires : quand le Garmin dit de tourner à droite , le Pionner
du camping-car propose de virer à gauche , quant à celui du smarphone de
Dominique il nous engage à aller tout droit !Heureusement que je connais
ma géographie et que je sais que nous rentrons au sud par la porte
d'Italie , que nous sortons au nord par la porte de la Chapelle ! Et
avec un peu de culture et de bon sens on devine que ce ne peut être que
la rue Lindberg qui mène à un aéroport , tel que Le Bourget !
Comme l'année dernière à la même époque nous nous
retrouvons à chercher une place de stationnement dans le Parc des
Expositions . Après un repas léger pris sur le pouce , nous attaquons la
visite par le stand Morélo où nous trouvons un vendeur hyper sympa qui
nous fait visiter plusieurs Liner et qui nous propose un devis pour un
éventuel projet . Après une petite tournée chez différents constructeurs
, nous nous faisons plus ou moins jeter chez Concorde toujours aussi
désagréable que l'année dernière . Puis nous allons au stand FFCC où
nous retrouvons avec beaucoup de plaisir Thérèse et Gérard , notre
président , avec qui nous discutons une bonne heure en dégommant un
verre de rosé . Il parait qu'il a déjà trop d'inscription pour le PPI
2018 ! Nous retrouvons également Thomas et Phiippe , notre guide chinois
. Puis nous retournons au camping-car en compagnie du vendeur de Morélo
pour chiffrer son éventuel reprise : côté encore 27000 euros à l'argus ,
il en propose 55 000 en cas d'achat d'un véhicule chez lui et nous
souhaite une bonne soirée de réflexion .

ppi étape 114 le 28 septembre 2016 Antibes-Pernand-Vergelesse 650 km

Après le coup de fil négatif d'hier soir en Bourgogne, à
Pommard ,au restaurant "Face au Clocher", où nous comptions bien fêter
notre anniversaire de mariage et aussi renouer avec la haute gastronomie
française après quatre mois de privations , ce matin nous ne sommes dans
l'incertitude : aller jusque Cassis pour manger une bouillabaisse chez
Liotaud , passer à la maison de Malaucène faire un plouf ,trouver une
autre taule sur Beaune ,...rien ne nous plait vraiment jusqu'à ce qu'une
idée me vienne et emballe aussitôt Dominique . On fait les courses de
bouche chez un super traiteur à Pommard , installé juste à côté du resto
convoité et ensuite on passe chez Rollin , excellent viticulteur à
Pernand-Vergelesse, pour acheter quelques bouteilles de premier cru et
en avant la musique , d'autant que nous connaissons un coin de camping
sauvage au milieu des vignes où toutou adorait venir courir après les
chevreuils .
Dès que notre décision est prise , les préparatifs du
matin s'accélèrent tout à coup et à 7h45 nous sortons du camping après
s'être fait remonter les bretelles par la taulière parce que nous
n'avons pas fait le plein d'eau à l'endroit prévu à cet effet ! Le GPS
,décidé à travailler correctement aujourd'hui , nous conduit du premier
coup vers l'autoroute A8 et c'est parti pour 650 bornes . Très
rapidement nous quittons le bord de mer pour traverser des pinèdes à
perte de vue au milieu desquelles se perdent quelques jolis villages
provençaux blottis autour de leur église . Nous doublons la Montagne
Sainte Victoire et ses flancs déplumés pour contourner Aix en Provence
et atteindre enfin le couloir du Rhône où nous récupérons un léger
mistral . Fatigués par la circulation infernale qui nous accompagne
depuis le départ , nous décidons de prendre une petite pause-café qui
tombe pile-poil puisque c'est à ce moment que Claire et Roger nous
téléphone pour nous annoncer leur arrivée chez eux en Savoie .
Ragaillardis par le mug de Nescafé , nous dégommons la
route jusqu'à Valence où nous décidons d'arrêter pour casser la croute .
Ensuite Dominique prend le relais pendant que sombre dans une petite
sieste avant de reprendre la lecture d'un roman sur la Chine maoïste . A
16h00 nous commençons nos courses bourguignonnes comme prévu : du jambon
persillé , un filet mignon faute de charolais , de la sauce aux morilles
et du gratin dauphinois , voilà de quoi se réconcilier avec les plaisirs
de la table . Chez Rollin malheureusement , les récoltes des deux
dernières années ayant été maigres , il ne leur reste que du Savigny
premier cru en rouge et du Pernand-Vergelesse les Clous en blanc ; ce ne
sont pas ses meilleurs bouteilles mais celles-ci feront agréablement
l'affaire .
Il ne reste plus qu'à nous installer dans notre magnifique nid douillet
à mi-coteau au milieu des vignes pour faire une ballade apéritive avant
la soirée gastronomique .

mardi 27 septembre 2016

ppi étape 113 le 27 septembre 2016 Venise-Antibe 650 km

Ce matin , nous n'avons aucun mal à quitter Venise : avec
les 15 degrés affichés par le thermomètre , les feuilles mortes qui
tombent déjà des arbres et les voisins qui remballent leur matériel de
camping , nous sommes aussitôt dans l'ambiance retour ! Heureusement que
la perspective de faire une halte sur la Côte d'Azur avec une éventuelle
baignade , puis une seconde en Bourgogne juste pour fêter l'anniversaire
de Dominique et enfin conclure royalement notre périple par une visite
au salon du Camping-car au Bourget ,redonne un coup de peps ! Comme nous
n'avons plus de guide à lire , nous accompagnons le café au lit de ce
matin d'un diaporama avec les deux cent clichés tirés hier . Dominique
en retient déjà une bonne dizaine comme sujet d'aquarelle ; elle va
avoir du travail cet hiver ! Ayant trainé un peu trop à mon goût
pendant la projection , nous embrayons aussitôt sur le petit déjeuner et
les préparatifs de départ habituels car nous avons 700 bornes à dégommer
aujourd'hui .
En réglant la check-out , nous apprenons qu'ici en Italie
la wifi n'est pas incluse dans le prix du camping ; comme la taulière
réclame 6 euros supplémentaires par jour pour ce service , nous décidons
d'envoyer les trois derniers chapitres du blog ce soir lorsque nous
serons en France , Dominique ayant un forfait illimité .Dès le premier
rond-point , nous sommes en désaccord avec le GPS ,ça commence fort ! Le
couillon me fait tourner à droite alors qu'un super panneau indique
l'autoroute tout droit ! Mieux vaut avoir son sens critique toujours en
éveil avec des bestiaux pareil ! Nous prenons d'abord la direction de
Venise en contournant la lagune sur trente kilomètres puis nous suivons
la direction nord ouest vers Milan .Par chance la monotonie de la route
est interrompue par un sympathique coup de fil : c'est Thérèse et
Jeannot qui s'inquiète , le blog étant interrompu de puis trois jours ;
c'est à la fois très surprenant et aussi très agréable pour nous de
pouvoir discuter avec des amis après pratiquement quatre mois de coupure
avec notre environnement habituel . Merci Thérèse , merci Jeannot
Maintenant nous traversons une zone spécialisée dans la
culture de la vigne : celles-ci sont taillées très hautes et tendues sur
de grands piquets de bois qui les font ressembler à des immenses
tonnelles sous lesquelles on voit pendre d'énormes grappes . Dans
certaines parcelles , les paysans commencent la récolte apparemment,
mais je pense qu'il s'agit plus du ciselage du raisin de table plus que
les vendanges pour la cuve ,vu le peu d'ampleur que cela prend . C'est à
ce moment là que nous nous retrouvons coincé dans un bouchon pendant au
moins une heure à cause d'un accident de circulation .
Un peu avant d'atteindre la mégalopole , nous obliquons
vers l'ouest en direction de Turin : aussitôt la circulation se calme un
peu mais il reste toujours beaucoup de camions qui monopolisent la voie
de droite . Comme nous commençons à fatiguer , nous décidons de casser
la croute sur la première aire de service qui se présente : des tomates
croates avec un peu de féta grecque , du vinaigre chinois , des oignons
d'Italie, de l'huile d'olive française , voilà une salade très
internationale , je trouve que nous accompagnons de chorizo acheté à
l'île de Pag .
Dès que nous reprenons la route, nous changeons de cap
pour partir plein sud en direction de Gène et de la côte ligure ; nous
traversons alors les montagnes du Piémont, très sauvages et couvertes de
forêts de feuillus . Il a fallu la réalisation d'un paquet d'ouvrages
d'art pour faire passer une autoroute dans un coin aussi inhospitalier ,
géologiquement parlant : c'est une succession de ponts, de tunnels plus
ou moins longs et d'interminables viaducs qui enjambent de profondes
vallées ; de là-haut, on aperçoit de petits villages accrochés aux
flancs des montagnes . C'est la première fois, je crois bien , que je
vois des prairies en terrasses qui descendent comme un immense escalier
vert jusqu'au fond de la vallée . Petit à petit le grand beau, dont nous
bénéficions depuis ce matin, fait place à un temps orageux : des nuées
laiteuses commencent à masquer les monts à l'horizon et il fait de plus
en plus malsain .
Un peu avant Gène , le GPS nous propose de couper dans
l'angle en empruntant l'A26 , ce qui nous permet de gagner un paquet de
kilomètres :à mon avis , il se rachète des conneries qu'il a faites ce
matin en démarrant , celui-la! Très vite nous apercevons la mer, là-bas
droit devant, à quelques centaines de mètres plus bas que notre perchoir
. Nous suivons ensuite la côte ainsi, en corniche , apercevant par
intermittence de petits ports ou de jolis criques entre deux tunnels :
on a l'impression de glisser dans un tube tant ils sont nombreux . Puis
, un peu après San Rémo nous passons la frontière Italie-France avec un
peu d'émotion tout de même , enfin nous retrouvons la mère-patrie que
nous avons quitté voilà bientôt quatre mois ! Nous nous dépêchons de
faire le plein de gasoil car nous étions sur la réserve depuis un
moment, étant donné que celui-ci est plus cher en Italie qu'en France .
Puis nous trouvons un camping à notre goût du côté d'Antibes après avoir
dû faire une marche-arrière un peu olé-olé à cause d'une barre de
hauteur à 1,90 mètres ! Après 8 heures de route , un plouf , même en
piscine se révèle quand même le bien venu . Par contre ici pas de
blog-toilette possible, les prises n'étant pas compatibles ;
heureusement que le camping est doté d'une salle informatique avec des
sièges confortable , de surcroît !
Comme sur cettte étape de jonction , il n'y a pas eu de
photo extra , je me permets de joindre quelques clichés de Venise datant
d'hier (qui feront peut être parti de la sélection dominicaine pour
l'aquarelle , affaire à suivre ....!)

ppi étape 107 le 21 septembre 2016 Plitvice-Pag 150 KM

On voit tout de suite que nous sommes le premier jour de
l'automne aujourd'hui : le thermomètre du camping-car affiche 11 degrés
ce matin lorsque je prépare le premier café au lit . C'est vrai aussi
que nous bénéficions d'un climat alpin ici avec tous ces montagnes et
tous ces sapins autour de nous ! Le ciel , grisâtre , ne laisse rien
présager de bon pour cette seconde journée de visite des lacs ! Mais ,
malgré tout ça , nous activons quand même les préparatifs , décidés à
attaquer la ballade de bonne heure pour essayer d'éviter la cohue des
touristes . Bien qu'on nous avait promis une wifi de compétition hier
soir sur toute la surface du camping , nous sommes obligés de nous
rendre au resto pour parvenir à transmettre les trois derniers chapitres
du blog avant de passer à la réception régler la check-out .
Bien qu'il soit à peine 9h00 lorsque nous arrivons sur site
, il y a déjà plusieurs bus sur le parking ! Mais aujourd'hui nous
gagnons du temps car nous avons déjà nos billets d'entrée . Après avoir
rencontré quelques difficultés pour trouver l'entrée du chemin , nous
descendons en sous-bois tout en décrivant une série de lacets jusqu'à la
rive d'un premier lac ; sur notre droite , dès que la végétation est un
peu moins touffue , nous découvrons toute une série de très hautes
chutes d'eau tombant depuis le sommet du coteau d'en face dans un
concert de grondements indescriptibles , les sons étant amplifiés par
le cirque des parois rocheuses qui les entourent . Une fois au fond de
la vallée , nous traversons le premier lac couleur émeraude , sur des
pontons de bois mal équarris pour atteindre le pied même des chutes .
Aussitôt la température chute affreusement au point que je suis obligé
d'enfiler un coupe-vent au dessus du pull ! C'est formidable ces
pare-terres de végétation parmi lesquelles des dizaines de ruisseaux
débordant d'écume courent en cascadant depuis le pied des chutes pour
venir jusqu'à nous et finir dans les eaux d'un autre lac en contre-bas ,
d'un vert plus clair celui-là .
En revenant sur nos pas, nous retrouvons ensuite le fil de la
ballade : sur un autre ponton , toujours aussi rustique nous traversons
le lac , dans le sens de la longueur cette fois, en longeant une haute
falaise qui limite la vallée du coté droit . Puis nous gravissons un
sentier de montagne qui nous permet de nous hisser à la hauteur d' une
seconde ligne de chutes d'eau , moins hautes celles-là puis qu'elles
n'excèdent pas dix mètres mais très abondantes par contre . C'est
superbe toutes ces colonnes d'écume à moitié cachés derrière le
feuillage des arbres qui grondent au point de faire vibrer le sol ! Un
nouveau ponton , bien frêle devant tant de forces déployées se lance sur
notre gauche pour rattraper l'autre rive de la vallée en suivant le pied
des chutes . Là, au bas d'une autre paroi rocheuse vertigineuse , on
découvre une large grotte dont le fond est occupé par un bassin aux
eaux bleues-vertes dans lequel d'énormes truites semblent endormies .
Nous montons ainsi une succession de marches de quinze à vingt
mètres ,chacune occupée par un lac d'une nuance de vert différent , les
contre-marches écumant de cascades plus belles les unes que les autres .
N'ayant pas parfaitement assimilés la topographie du site ,nous
embarquons sur un bateau qui en traversant un grand lac , nous amène où
nous étions hier , ce qui n'était pas forcément notre désir . Résultat ,
nous reprenons aussitôt son homologue dans le sens de la descente ; puis
nous réempruntons à pieds le chemin en sens inverse jusqu'au
camping-car en nous faisant incendier par des groupes de touristes
obligés de partager l'espace disponible ...! C'est trop dur pour des
petites têtes ...!
Après le repas dégommé à bord du camping-car , nous
prenons la direction de l'ile de Pag ; en fait il faut quasiment revenir
sur nos pas , pratiquement jusque Zadar avant d'obliquer vers l'ouest .
Nous commençons par traverser une zone montagneuse qui avec ses alpages
et ses forêts de sapins fait penser à la Savoie . Puis nous retrouvons
une chaine de montagnes complétement pelées avant d 'atteindre la côte
adriatique mais pas celle que nous connaissons avec les bougainvilliers
et les palmiers dattiers un peu partout . Ici la terre est à nue , très
pâle , couleur mastic . Pas la moindre végétation, hormis un peu d'herbe
sèche . Nous sommes dans un univers minéral à cent pour cent ! Et tout à
coup nous franchissons un pont qui enjambe un bras de mer complétement
déchainé : et nous voilà dans la fameuse ile de Pag ! Nous avions lu que
c'était lunaire et battu par les vents , nous ne sommes pas déçus ...!
Après vingt kilomètres de désolation totale , nous trouvons notre
camping à la pointe nord de l'ile . C'est une véritable ville de cinq ou
six mille installations ; malgré tout, on nous trouve une place presque
face à la mer . Pendant que Dominique règle quelques problèmes
administratifs , je prend le temps de piquer une tête bien que la météo
pourrie . Ici , pour les sauvages que nous sommes , nous touchons le
fond : c'est vraiment très "Camping Paradis . Aussi lorsque Dominique me
demande de faire la vidange des WC , c'est avec un certain plaisir que
je traverse le village de toile avec ma cassette en bandoulière ! Le
plus drôle est que sur mon trajet je dois couper la queue d'attente
devant le cochon à la broche ! Il y a vraiment tout pour les bobo au
camping-paradis !

ppi étape 104 le 18 septembre 2016 Split-Zadar 170 km

Dominique a eu une nuit agité suite à une mauvaise tolérance
aux huitres plates de Ston apparemment . C'est regrettable car elles
étaient très fraiches et excellentes gustativement parlant! Aussi je la
laisse récupérer ce matin pendant que je vais faire un tour sur la plage
, histoire de prendre quelques clichés avec la lumière du soleil levant
.Après l'incontournable cérémonial des cafés au lit , nous allons
aussitôt piquer une tête pendant que la plage est encore déserte . C'est
super agréable quand la température de l'eau et de l'air sont quasi
identiques . Comme le temps est menaçant j'en profite doublement au cas
où se serait la seule baignade de la journée ! Trois quart d'heure de
natation et nous prenons le petit déjeuner à l'intérieur car il commence
à tomber des gouttes .
Une fois la check-out réglée et les deux derniers chapitres
du blog envoyés ,nous prenons la direction de Zadar en ayant soin
d'éviter l'autoroute . Sous le ciel assombri par de gros nuages noirs ,
la mer prend des reflets métalliques avec les quelques rayons solaires
qui parviennent quand même à filtrer à travers la nuée . Très vite ,
après la sortie de Split nous prenons une violente averse qui inonde la
route en quelques minutes au point que les véhicules sont obligés de
rouler au pas . Puis , comme dans tous les pays méditerranéens , le
soleil ne tarde pas à revenir pour mettre en valeur l'eau turquoise des
petites criques . Au large , des chapelets d'iles barre l'horizon ;
beaucoup sont grandes au point d'être peuplées de plusieurs villages .
D'autres au contraire ,très petites ,ne logent que quelques arbres tout
au plus. Nous retombons également sur une zone ostréicole abritée au
fond d'une baie dont la nuée de flotteurs côtoie les immenses filets
disposés en cercle de fermes piscicoles . Par moment la route quitte la
cote pour gagner l'intérieur des terres où nous sommes obligés de gravir
de petites montagnes couvertes de garrigue . Parfois certains coteaux
sont couverts de vignes ou d'oliveraies mais nous voyons très peu de
village dès que nous quittons la bande côtière . Profitant d'un arrêt
photo , nous achetons une bouteille d'huile d'olive à un producteur
installé là sur le parking d'un belvédère . Comme avant hier , nous
avons l'impression de ne pas avancer sur cette route en corniche qui
suit scrupuleusement la moindre échancrure du rivage . Heureusement que
le spectacle est permanent avec des chapelets de petits ports plus
pittoresques les uns que les autres , les plages de graviers blancs ,
les rochers qui brisent la faible houle et le dédale d'iles parmi
lesquelles d' innombrables voiliers jouent à cache-cache .
Nous atteignons Zadar vers 13h30 où nous avons la chance de
trouver facilement à nous loger au camping Borik , installé au bord de
l'eau . Le plus difficile est de se faufiler entre les troncs inclinés
des pins parasols : nous nous installons royalement à 10 mètres de la
plage comme il y a très peu de monde dans le camping ,pour une fois . A
peine le branchement électrique fait , nous allons expérimenter ce
nouveau rivage ; très caillouteux , il faut avancer dans l'eau jusqu'à
la taille avec les tongs aux pieds pour les abandonner ensuite sur un
rocher afin de nager . C'est une technique à prendre plutôt que de
courir là-bas à deux cent mètres pour chercher un ponton équipé d'une
échelle . Une fois rafraichis nous nous contentons d' une vaste salade
grecque étant donné qu'il est déjà 16h00 ; puis chacun vaque à ses
occupations . Pendant que je transfert les photos , Dominique essaie de
rattraper son retard de lessive et de journal !
Vers 18h00 , le temps étant un peu couvert , nous remplaçons
le plouf du soir par une ballade à pieds le long de la côte ; nous
traversons d'abord la plage , puis une partie du village pour contourner
ensuite un petit port de pêche où quelques bateaux de plaisance ont
réussi à trouver de la place . Beaucoup d'autochtones sont attablés aux
terrasses des bistrots : c'est vrai que nous sommes dimanche soir ! Il
fait déjà noir lorsque nous rentrons au camping-car ; c'est le côté
désagréable des vacances au mois de septembre .