Quel bonheur de pouvoir dormir avec la clim ! La fraicheur ,
mais aussi je pense la fatigue d'hier ont contribué pour beaucoup à ce
que nous dormions comme des souche jusqu'à 6h00 du matin . L'obscurité
inhabituelle dans la chambre ,qui pour une fois était complétement
fermée , y est pour quelque chose aussi . Dès que nous avons pris douche
et petit déjeuner, je vais chercher Jean-Yves pour qu'il nettoie la
veilleuse de la rampe à gaz du frigo .De mon côté , je scotche le
tiroir cassé de la pile à combustible, comme je peux ; il y a deux
jours ,en voulant l'ouvrir pour prendre un prolongateur électrique ,
j'ai forcé avec Serge et Marc et nous avons arraché la devanture en
polyester .La tourista commence à sévir dans notre petite communauté
:Hubert et sa fille Claire ont inauguré la liste , suivi de peu par
Serge qui a compliqué les choses par un malaise vagal responsable d'une
rencontre fâcheuse avec la porte des toilettes : bilan , la porte a tenu
,mais lui a la tête couverte de griffes . Quant à nous , notre forme
intestinale est en dents de scie .
Vers 8h00 , nous sommes conviés à une petite réunion
officielle avec les représentants du camping-carisme chinois et
certainement des membres de la municipalité de Xi'an devant l'immense
mur de pierre couvert de bas reliefs , face à notre parking . Après
quelques discours d'usage en chinois puis en français , on nous remet un
colis de thé , une bouteille de Saké , des livres écrits en chinois par
l'un des camping-caristes autochtones qui nous accompagnent depuis Pékin
; c'est celui qui possèdent des entreprises de fabrication de levures,
apparemment . Xi'an étant le départ de la Route de la Soie , Philippe
nous invite , comme les caravanes de chameaux il y a deux mille ans , à
partir en convoi sous l'oeil attentif des caméras de la presse et de la
télé locale .
Après avoir repris le deuxième périphérique vers l'ouest ,
nous gagnons le troisième pour trouver la G70 . La circulation, un peu
moins dense qu'hier, permet de faire une sortie de Xi'an honorable ;
c'est vrai que nous sommes samedi et qu'avec nos obligations de début de
matinée nous avons peut-être, sans le vouloir, évité le rush de 8h00 .
Dès que les cités dortoirs, avec leurs tours hautes de vingt à trente
étages s'éloignent dans notre dos , nous traversons des vergers de
pommiers et de poiriers à perte de vue . Certains arbres attirent notre
attention car nous n'arrivons pas à en reconnaitre les fruits ; en
ralentissant d'avantage nous finissons par comprendre qu'il s'agit de
sachets en papier de couleur marron qui les recouvrent : quel travail
d'emballer ainsi chaque fruit !Puis progressivement le relief devient
plus montagneux , exhibant par endroit des falaises peuplées
d'habitations troglodytes . Nous apprendrons le soir par Claire et Roger
, qu'il s'agit carrières d'argile creusées pour fabriquer des briques ;
ils ont même pu visiter les fours et rencontrer l'un des fournisseurs
de charbon nécessaire à la cuisson , occupé à casser de gros blocs de
houille .
Comme il fait encore très chaud , nous décidons de tirer
l'étape d'une traite sans pause casse-croute . Arrivés à proximité de
notre but , nous laissons de côté la sortie Est Pinglianghong pour
prendre vingt bornes plus loin Pingliangxi , la sortie ouest comme nous
l'a recommandé Philippe , ce matin à la dernière minute : en effet il a
réussi à nous changer le parking situé en pleine ville en un campement
dans un parc construit récemment par la municipalité avec piscine ,
petits commerces , salles de spectacle et autres divertissement . Quel
bonheur de pouvoir nous installer à l'ombre de jeunes arbres et sur du
gazon . En plus , comme nous sommes à 1300 mètres d'altitude l'air est
plus frais et par moment on perçoit même une légère brise : le panard
après la rôtisserie de Xi'an .
Après le repas pris en terrasse , je m'installe dans le courant
d'air du camping-car pour rédiger le blog pendant que Dominique prépare
les toasts pour l'apéro car c'est à notre tour d'arroser la compagnie
ce soir . Vers 16h30 nous nous rendons à pieds à un spectacle de danses
folkloriques et d'acrobaties : rien à voir avec la qualité de celui de
Xi'an , ici nous avons les tympans percés par les aigus comme jamais .
Par contre la traversée des petites ruelles grouillantes de monde où
beaucoup de marchands ambulants proposent les plats qu'ils ont cuisinés
: c'est très joli et très appétissant , dommage que notre état digestif
nous incite à la prudence !















Un voyage sans touristà n à pas le mm charme ;-). Allez bon courage!
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