Ce matin , nous n'avons aucun mal à quitter Venise : avec
les 15 degrés affichés par le thermomètre , les feuilles mortes qui
tombent déjà des arbres et les voisins qui remballent leur matériel de
camping , nous sommes aussitôt dans l'ambiance retour ! Heureusement que
la perspective de faire une halte sur la Côte d'Azur avec une éventuelle
baignade , puis une seconde en Bourgogne juste pour fêter l'anniversaire
de Dominique et enfin conclure royalement notre périple par une visite
au salon du Camping-car au Bourget ,redonne un coup de peps ! Comme nous
n'avons plus de guide à lire , nous accompagnons le café au lit de ce
matin d'un diaporama avec les deux cent clichés tirés hier . Dominique
en retient déjà une bonne dizaine comme sujet d'aquarelle ; elle va
avoir du travail cet hiver ! Ayant trainé un peu trop à mon goût
pendant la projection , nous embrayons aussitôt sur le petit déjeuner et
les préparatifs de départ habituels car nous avons 700 bornes à dégommer
aujourd'hui .
En réglant la check-out , nous apprenons qu'ici en Italie
la wifi n'est pas incluse dans le prix du camping ; comme la taulière
réclame 6 euros supplémentaires par jour pour ce service , nous décidons
d'envoyer les trois derniers chapitres du blog ce soir lorsque nous
serons en France , Dominique ayant un forfait illimité .Dès le premier
rond-point , nous sommes en désaccord avec le GPS ,ça commence fort ! Le
couillon me fait tourner à droite alors qu'un super panneau indique
l'autoroute tout droit ! Mieux vaut avoir son sens critique toujours en
éveil avec des bestiaux pareil ! Nous prenons d'abord la direction de
Venise en contournant la lagune sur trente kilomètres puis nous suivons
la direction nord ouest vers Milan .Par chance la monotonie de la route
est interrompue par un sympathique coup de fil : c'est Thérèse et
Jeannot qui s'inquiète , le blog étant interrompu de puis trois jours ;
c'est à la fois très surprenant et aussi très agréable pour nous de
pouvoir discuter avec des amis après pratiquement quatre mois de coupure
avec notre environnement habituel . Merci Thérèse , merci Jeannot
Maintenant nous traversons une zone spécialisée dans la
culture de la vigne : celles-ci sont taillées très hautes et tendues sur
de grands piquets de bois qui les font ressembler à des immenses
tonnelles sous lesquelles on voit pendre d'énormes grappes . Dans
certaines parcelles , les paysans commencent la récolte apparemment,
mais je pense qu'il s'agit plus du ciselage du raisin de table plus que
les vendanges pour la cuve ,vu le peu d'ampleur que cela prend . C'est à
ce moment là que nous nous retrouvons coincé dans un bouchon pendant au
moins une heure à cause d'un accident de circulation .
Un peu avant d'atteindre la mégalopole , nous obliquons
vers l'ouest en direction de Turin : aussitôt la circulation se calme un
peu mais il reste toujours beaucoup de camions qui monopolisent la voie
de droite . Comme nous commençons à fatiguer , nous décidons de casser
la croute sur la première aire de service qui se présente : des tomates
croates avec un peu de féta grecque , du vinaigre chinois , des oignons
d'Italie, de l'huile d'olive française , voilà une salade très
internationale , je trouve que nous accompagnons de chorizo acheté à
l'île de Pag .
Dès que nous reprenons la route, nous changeons de cap
pour partir plein sud en direction de Gène et de la côte ligure ; nous
traversons alors les montagnes du Piémont, très sauvages et couvertes de
forêts de feuillus . Il a fallu la réalisation d'un paquet d'ouvrages
d'art pour faire passer une autoroute dans un coin aussi inhospitalier ,
géologiquement parlant : c'est une succession de ponts, de tunnels plus
ou moins longs et d'interminables viaducs qui enjambent de profondes
vallées ; de là-haut, on aperçoit de petits villages accrochés aux
flancs des montagnes . C'est la première fois, je crois bien , que je
vois des prairies en terrasses qui descendent comme un immense escalier
vert jusqu'au fond de la vallée . Petit à petit le grand beau, dont nous
bénéficions depuis ce matin, fait place à un temps orageux : des nuées
laiteuses commencent à masquer les monts à l'horizon et il fait de plus
en plus malsain .
Un peu avant Gène , le GPS nous propose de couper dans
l'angle en empruntant l'A26 , ce qui nous permet de gagner un paquet de
kilomètres :à mon avis , il se rachète des conneries qu'il a faites ce
matin en démarrant , celui-la! Très vite nous apercevons la mer, là-bas
droit devant, à quelques centaines de mètres plus bas que notre perchoir
. Nous suivons ensuite la côte ainsi, en corniche , apercevant par
intermittence de petits ports ou de jolis criques entre deux tunnels :
on a l'impression de glisser dans un tube tant ils sont nombreux . Puis
, un peu après San Rémo nous passons la frontière Italie-France avec un
peu d'émotion tout de même , enfin nous retrouvons la mère-patrie que
nous avons quitté voilà bientôt quatre mois ! Nous nous dépêchons de
faire le plein de gasoil car nous étions sur la réserve depuis un
moment, étant donné que celui-ci est plus cher en Italie qu'en France .
Puis nous trouvons un camping à notre goût du côté d'Antibes après avoir
dû faire une marche-arrière un peu olé-olé à cause d'une barre de
hauteur à 1,90 mètres ! Après 8 heures de route , un plouf , même en
piscine se révèle quand même le bien venu . Par contre ici pas de
blog-toilette possible, les prises n'étant pas compatibles ;
heureusement que le camping est doté d'une salle informatique avec des
sièges confortable , de surcroît !
Comme sur cettte étape de jonction , il n'y a pas eu de
photo extra , je me permets de joindre quelques clichés de Venise datant
d'hier (qui feront peut être parti de la sélection dominicaine pour
l'aquarelle , affaire à suivre ....!)















Bienvenue en France ! Cela doit en effet faire un petit pincement au cœur de revoir des routes françaises apres 4 mois de périple ! A bientôt
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