jeudi 15 septembre 2016

ppi étape 99 le 13 septembre 2016 Lezhe-Tivat 250 km

Après la journée homérique d'hier , nous nous octroyons une
étape cool avec farniente et baignade au programme.Malgré tout je me
lève quand même à 7h00 pour pouvoir mettre le blog à jour et l'envoyer
grâce à la wifi du camping avant notre départ . Une fois le cérémonial
du café au lit porté à Dominique à deux reprises pendant que je tape ,
je décide pour une fois d'utiliser les douches de l'établissement . Mal
m'en prend car quelqu'un en profite pour me piquer mes chaussures
restées à l'extérieur . Curieusement presque simultanément le taulier me
prend à témoin pour me montrer que notre voisin camping-cariste,
immatriculé dans l'Yonne ,s'est tiré à l'anglaise . D'ici que l'auteur
des deux forfaits soit le même , il n'y a qu'un pas ! Dommage pour mes
tongs en cuir toutes neuves ! Se rendre voleur pour une paire de pompe
et 10 euros de camping , c'est vraiment mesquin , même pour un
ressortissant de l'Yonne !!
Nous décidons dans un premier temps de pousser jusqu'au bout
de la petite route qui passe devant le camping . Bien qu'elle soit sans
issu , je veux voir si la fameuse plage de Shengjing existe vraiment
avec son nom particulier à la chinoise, et aussi me rassurer d'avoir
opté pour la sagesse en s'installant ici hier soir . Après quatre ou
cinq kilomètres parmi des étangs peuplés de roseaux et de joncs , nous
tombons effectivement sur un front de mer bétonné comme il se doit . Il
faut franchir une rangée d'immeubles pour enfin tomber sur une plage de
sable presque noir , pas très engageante avec des tas de détritus un peu
partout . Au pied d'une montagne roussie par un incendie de forêt récent
, nous trouvons un petit port de pêche niché au fond d'une crique où des
autochtone s'affairent à réparer leurs filets . Malheureusement des
carcasses rouillées de vieux rafiots viennent mettre un bémol à ce
pittoresque tableau . Ma curiosité étant satisfaite, il ne me reste plus
qu'à tirer une volée de clichés .
Après avoir fait le plein de gasoil et avoir demandé
confirmation quant à la direction de la frontière avec le Monténégro ,
nous prenons la direction de Skoda en accord avec le GPS et la carte
achetée hier en Grèce . Quatre pays en deux jours ça commence à faire
beaucoup pour nos petites têtes : la Grèce , la Macédoine , l'Albanie et
maintenant le Monténégro ! Pour une fois le revêtement de la route est
nickel . Nous traversons un paysage tout à fait provençal avec de
petites montagnes couvertes de garrigues et des villages aux maisons de
pierres couvertes de tuiles romaines : la seule différence est qu'ici il
y a de frêles minarets blancs qui pointent vers le ciel . Après quarante
bornes nous atteignons la frontière où nous faisons la queue une bonne
demi-heure .
Nous prenons ensuite la direction de SelIta et de Krute pour
essayer de suivre la côte le plus possible .Là on se croirait vraiment
dans l'arrière pays de la côte d'Azur avec des pins parasols , des
massifs d'épineux et de petites gorges rocheuses où l'étroite route se
faufile à merveille , enfilant virage sur virage . Il faut faire très
attention car les Monténégrins roulent vite et au beau milieu de la
chaussée .Aussi nous en récupérons plus d'un en face à nous en sortie de
virage . Arrivés à Ulcinj , une chose nous inquiète : nous n'avons
toujours pas vu la mer ! Nous comprenons vite à nos dépends qu' ici il
faut prendre de petites routes sur la droite pour atteindre la côte et
que le mot Plaza veut dire plage et non place ! Vers 13h00 , après de
moult errances et quelques manoeuvres olé-olé nous finissons pas trouver
notre bonheur . Une fois le camping-car stationné à l'ombre d'une pinède
, nous allons nous baigner sur une plage de sable fin où la température
de l'eau ne procure aucune souffrance lors du premier contact : c'est
génial ! Comme celle-ci est peu fréquentée , nous nous attardons une
bonne heure dans l'eau avant de regagner le camping-car pour casser la
croute .
Puis nous décidons de nous rapprocher de la frontière croate
en longeant la côte du Monténégro . Avec ses montagnes qui tombent à-pic
dans les flots bleus turquoises de l'Adriatique , avec ses palmiers
dattiers , avec ses grosses villas toutes blanches , ses rochers qui
s'auréolent d'écume , ses plages nichées au fond des criques , ses
petits ports de pêche ont se croirait sur notre côte varoise . Plus on
remonte vers le nord , plus ça grouille de monde .
A Bar nous nous accordons un extra en grimpant un petit raidillon vers
l'intérieur des terres pour aller voir de plus prés la vieille ville
fortifiée . Pas facile la circulation dans ces petites ruelles étroites
et escarpées mais la récompense est au bout . C'est vraiment très
pittoresque ces vieilles murailles de pierres et ce joli clocher ,
surtout après le bétonnage à outrance de la côte .
Vers 17h30 Dominique propose un camping situé à l'entrée de
Tivat . En fait nous découvrons rapidement à nos dépends qu'il est situé
à 20 bornes de la route principale au bout d'une piste étroite et très
escarpée qui nous demande une heure : c'est sûr , c'est sauvage et l'eau
y est cristalline . C'est le paradis des baba-cools , des nudistes et
des kayakistes de mer .Les rochers délimitent tout une série de grandes
baignoires où l'on a envie de plonger dans l'eau bleue turquoise avec un
masque et un tubas . Mais la profondeur de l'eau , les gerbes d'écume de
la houle qui éclate sur les rochers , l'ambiance un peu secte ne
semblent malheureusement pas plaire à Dominique . Il n'y a pas , il
faut se résoudre à refaire une heure de piste difficile !
Vers 19h30 nous finissons par trouver un petit camping juste
au bord de la route pour 20 euros la nuit . Dès que le camping-car est
horisontalisé sur ses cales et branché électriquement , nous allons
profiter des derniers rayons du soleil pour piquer un tête en face sur
une petite plage de gravier dans une eau cristalline . Puis, comme il
est déjà tard nous décidons d'aller goûter la cuisine du Monténégro dans
un petit troqué installé à côté du camping .

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire