mardi 27 septembre 2016

ppi étape 110 le 24 septembre 2016 Pula-Porec 50 km

Après une nuit d'enfer morcelée par la musique-techno
émanant du Byblos , grande discothéque à la mode sur la côte croate ,
nous avons les nerfs à fleur de peau ! Aussi comme hier, mais pas pour
les mêmes raisons, nous décidons de ne pas trainer au lit ce matin :
donc, un seul café dans la chambre avec lecture des guides touristiques
malgré tout et nous embrayons aussitôt sur le petit déjeuner . La veille
, j'ai eu la sagesse de m'avancer en faisant le plein d'eau , les
vidanges et l'appoint d'huile moteur . Aussi à 8h00 pétantes , nous
sommes à la réception pour boucler la check-out et récupérer mon
chargeur de batterie d'appareil photo . Nous en profitons pour acheter
quelques fruits à la boutique du camping dont la gérante nous aguiche
depuis quelques jours .
Dès que la route quitte le bord de mer, nous nous
mettons à traverser des oliveraies à perte de vue . Seuls quelques
murets de pierres sèches parviennent à rompre cette monotonie . On voit
également d'anciens hameaux composés de bories en parfait état de
conservation ,un peu comme dans la région de Gordes , au fin fond du
Vaucluse . Un peu partout des figuiers et des grenadiers sauvages
occupent les terres restées en friche . Lorsque nous retrouvons la mer ,
c'est pour découvrir une côte très plates, avec au large des chapelets
d'îles dénuées de relief également . Comme il est à peine 9h00 lorsque
nous arrivons à Rovinj , nous trouvons relativement facilement un
stationnement payant le long du trottoir, sur le port .Après nous avoir
sagement acquitté des 5 couronnes de péage , nous longeons les quais,
encore peu fréquentés par les touristes, pour nous diriger vers la
vieille ville, blottie autour de son énorme église . Avec des maisons
aussi étroites que hautes , peintes de couleurs vives , l'ensemble est
génial . Construit sur les pentes d'une colline , les ruelles du bourg
dégringolent jusqu'au port. Et la cerise sur le gâteau c'est ce premier
plan de barques de pêche multicolores qui se dandinent au grès de la
houle . Pas étonnant que Rovinj soit devenu le paradis de beaucoup de
peintres , installer ici depuis la Seconde Guerre Mondiale . Pressés de
découvrir un tel joyaux , nous grimpons avidement les calades faites de
galets et parfois garnies de marches . Par endroit un maigre espace
laissé libre entre les maisons, permet de voir la mer qui se brise sur
les rochers, un peu plus bas : si on se permet d'avancer jusque là ,on
est surpris de voir les façades arrières tomber à-pic dans les flots
bleus , un peu comme à Venise . Nous montons ainsi jusqu'à l'église d'où
la vue sur la baie et les îles voisines est superbe . Avec Dominique ,
j'essaie de prendre un maximum de vue des ruelles et des impasses
décorées de lanternes en fer forgé et de cordes à linge, garnies de
lessive colorée , pour nos prochaines aquarelles . Partout des volets à
lamelles , plus ou moins entrebâillés , donnent une multitude de taches
de couleur . Ne disposant que d'une heure à cause du parc-mètre , nous
sommes obligés d'écourter nos flâneries assez rapidement .
Quelque surprise lorsque nous retrouvons le
camping-car avec un sabot à la roue avant et de grandes étiquettes
collées sur les vitres et le pare-brise ! D'après la prune laissée
accrochée aux essuies-glaces , il faut appeler un numéro téléphonique
pour qu'on vienne nous libérer, moyennant 80 couronnes ,sous prétexte
que le stationnement est interdit aux camping-cars . Drôle de façon
d'accueillir les étrangers !
Décidés à ne plus jamais remettre les pieds dans une
localité aussi peu accueillante , nous prenons la direction de Porec ,
située à une trentaine de kilomètres plus au nord . Une fois de plus, la
route repart vers l'intérieur des terres : ici le relief devient plus
montagneux et la nature plus sauvage . C'est la domaine de la garrigue
et des chênes verts . Il parait que la région produit beaucoup de
truffes . A l'approche des villages que nous rencontrons , nous
traversons des vignobles plus ou moins bien entretenus . Puis la route
suit les pentes abruptes d'un fjord , rentré profondément dans les
terres ; son eau bleu turquoise tranche violemment avec le vert foncé
des buis et des épineux . Le GPS , décidé à bien travailler aujourd'hui
,nous conduit sans faille au camping programmé : occupant la totalité
d'une péninsule , nous n'avons aucun mal à trouver une place au bord de
l'eau . Un peu plus , nous étions en retard pour le plouf de milieu de
journée avec ce fâcheux contre-temps ! Nous nous baignons au pied du
camping-car ,dans une petite crique entourée de rochers où l'eau est
couleur aigue-marine ; pour un peu ,on se croirait en Polynésie !
Après l'incontournable épisode blog-toilette de
deuxième partie d'après midi instauré depuis nos derniers soucis
électrique il y a quelques jours , nous décidons avec Dominique
d'explorer notre nouveau Camping Paradis , histoire de se dégourdir les
jambes et de faire un peu d'ethnologie . Une sympathique piste cyclable
s'offre à nous pour faire le tour du propriétaire . Nous apprenons ainsi
que notre domaine possède 4 piscine dont deux immenses à débordement ,
un port de plaisance , une plage naturiste trois ou quatre supermarchés
, cinq ou six boutiques de fruits et légumes , un centre de massage ,
... Nous ne soupçonnions pas tout ça ! Nous marchons une bonne heure
sans pouvoir en faire le tour ! Nous rentrons juste pour assister au
coucher de soleil sur la baie et les îles .

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