mardi 27 septembre 2016

ppi étape 112 le 26 septembre 2016 Venise

Hier soir en arrivant au camping , nous avons acheté des
billets de bus pour aller jusqu'au port et des tickets pour la traversée
en bateau jusqu'à Venise , situé de l'autre côté de la lagune pour 48
euros . Aussi ce matin , il faut que nous soyons prêts de bonne heure
car nous avons du taf avant d'arriver sur site . C'est bien la première
fois que nous n'avons pas de guide touristique à lire en prenant le café
au lit ; il faut dire qu'avant le départ ,que je n'avais pas prévu ce
petit croché par l'Italie . Il faudra donc improviser sur place .
A 8H00 nous prenons le bus juste à la sortie du camping qui
nous amène en une demi-heure à la Punta Sabrioni .Là nous avons tout
juste le temps d'attraper le vaporéto qui fait d'abord une escale à Lido
avant de nous déposer à Venise . Nous sommes surpris par l'importance de
la circulation qu'il y a déjà dès le matin sur la lagune : beaucoup
d'embarcations amènent des marchandises , des matériaux et des tas
d'autres choses ; Venise étant une île , tout arrive par voie d'eau !
Avec la chaude lumière du matin , l'arrivée face au Palais des Doges est
royale ! Cinq minutes avant d'accoster on devine déjà des dômes et des
clochers qui dépassent d'une tête les hautes façades des palais vénitiens .
Comme il n'y a pas encore foule sur les quais , nous
décidons de prendre notre temps en commandant un café en terrasse tout
en écrivant notre courrier . Puis nous commençons par franchir deux
ponts bossus à souhait pour permettre le passage des gondoles dans les
canaux secondaires . Du second nous voyons la pierre blanche du fameux
Pont des Soupirs blondir au soleil rougeoyant du levant : c'est par ici
que les condamnés passaient de leur cellule au tribunal pour entendre
leur sentence , on peut donc facilement imaginer le nombre de soupirs
qu'il a pu percevoir au cours des siècles ! Et tout de suite nous voilà
au pied du Palas des Doges : l'association de briques roses claires et
de pierres blanches , la finesses des sculptures , la légèreté de la
décoration des fenêtres bigéminées , la délicatesse des moulures , tout
contribue à donner une incroyable élégance à ce bâtiment pourtant
massif à l'architecture très carré . Même les créneaux et les arcades
allègent sa façade pour en faire un magnifique spécimen de la
renaissance italienne .Nous multiplions les clichés sans parvenir à nous
rassasier : aller, on retente un contre-plongée... , on rezoome sur une
moulure de pierre... , mais il n'y a rien à faire... , le modèle reste
le plus beau !
Nos pas nous mènent ensuite au pied d'un immense campanile
de plus de cent mètres de haut où nous décidons de grimper pour avoir
une vue générale sur la ville et puis la queue est encore acceptable à
cette heure . Grâce à un ascenseur moyennant 8 euros, nous évitons la
corvée des dix étages à monter . Une énorme plateforme installée tout
autour des cloches permet un tour d'horizon à 360 degrés . Cela permet
de mieux comprendre la topographie de Venise et de ses îles satellites
qui peuplent la lagune . C'est effrayant , de notre perchoir de voir
l'intensité de la circulation sur le grand canal et à proximité du port
. Puis en rapprochant du centre nous découvrons la fameuse place San
Marco , immense rectangle encadré de façades de pierre blanche percées
sur trois niveaux arcades et de fenêtres . L'un de ses petits côtés se
trouve barré par la basilique avec ses nombreux dômes et sa multitudes
de flèches en dentelle de pierre qui pointent vers le ciel . Dos à dos ,
nous retrouvons l'énorme quadrilatère blanc du Palais des Doges , comme
si le pouvoir politique faisait fi de celui du clergé, en se
retournant ! Et tout autour, une mer de toitures de tuiles rouges, qui
par le jeu de leurs formes variées , de leurs inclinaisons différentes ,
de leurs tailles inégales nous offre un magnifique patchwork . Là aussi
nous ne ménageons pas les appareils photos ,tant le spectacle est
grandiose !
Dès que nous redescendons sur la terre ferme , c'est pour
explorer la place San Marco de fond en comble avant de s'attaquer à la
façade de la basilique qui commence à être éclairée correctement par le
soleil , mettant en valeur les magnifiques mosaïques qui surplombent les
portails . Puis nous admirons au passage les innombrables bas reliefs
qui décorent le haut des mûrs, sans compter les petits clochetons
débordant de dentelles de pierre . Encore une fois les appareils photo
ne chôment pas , je peux vous le confirmer .
Puis nous attaquons le dédale de ruelles qui débouchent sur
la place ,enjambant par moment un canal ,pour mieux s'enfoncer dans la
vieille ville . Dès qu'on lève les yeux c'est pour découvrir un crépi
ocre qui tranche avec le vert d'une vigne vierge qui tombe en cascade ,
ou bien c'est un balcon de bois accroché à la muraille , quand ce ne
sont pas des séries d'arcades séparées par des colonnes torsadées , ou
des gargouilles aux formes de tête de dragons.
En bas ce sont les échoppes? et là on trouve le pire aussi bien que le
must : ça va de la boule de neige en passant par la gondole en plastique
qui ondule toute seule et à côté de cela , à quelques mètres plus loin ,
on découvre des chaussures créées par un styliste hors paire ou bien de
la vaisselle signée par un designer de renom . La tête pleine , nous
décidons de faire la pause en nous installant à la première terrasse
venue , histoire de casser la croute : une pizza , des pâtes carbo , ce
n'est pas la peine de chercher le mouton à cinq pattes , il n'y en a pas
, ici on est là pour sucer le touriste du mieux que l'on puisse ! La
taule où nous finissons par atterrir a le mérite d'être tenue par du
personnel qui a un certain sens de l'humour ; par contre rapport qualité
/prix c'est aussi nul qu'ailleurs !
Nous reprenons avec une certaine ardeur l'exploration des
ruelles et des canaux secondaires enjambés par des ponts bossus pour
essayer d'élargir notre catalogue de sujets d'aquarelles futures . Puis
rincés par la chaleur qui commence à être insupportable et par la foule
de plus en plus compact , nous décidons de rentrer par le premier
vaporéto disponible . Un coup de bus et à 16h00 nous sommes au camping ,
prés pour la baignade en mer Adriatique au bout de l'allée principale .
Je ne sais pas si nous sommes blasé sà force de baignade ou si la fin de
saison fait que ... mais je reste sur ma faim et nous plions bagage au
bout d'une demi-heure tout au plus .
Quelques courses au super marché du camping , puis chacun
vaque à ses occupations : blog-toilette pour moi et rangement et cuisine
pour Dominique avant de nous retrouver pour l'apéro pendant lequel un
voisin vient nous donner des nouvelles de deux camping-cars ppistes
qu'il a rencontré il y a quelques jours à Bologne .

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