L'étape d'hier avec ces 11 heures de volant a laissé des
séquelles à en juger par l'état des troupes! ce matin : tout çà pour à
peine 450 bornes ,37 km/h de moyenne, çà promet du plaisir jusque
Irtkoursk ! Il parait que certains équipages sont arrivés jusqu'à minuit
avec ces maudits travaux .Le dernier s'est même ensablé dans la
clairière où nous sommes installés au bord du lac ; vaincus par la
fatigue , ils ont tout laissé tel que pour aller se coucher
immédiatement . Avec un peu de terrassement et la bonne volonté de
quelques ppistes nous les sortons d'affaire avant de reprendre la route
vers 8h15 . Le thermomètre affiche déjà plus de trente degrés , çà promet !
Après une nuit d'à peine cinq heures ,nous prenons la
direction de Niki-Novgorod , un nom qui fait penser à Michel Stroggof et
les grandes ballades en troïka dans la steppe couverte de neige .Pour
contourner cette grande ville ,il faut d'abord enjamber la Volga puis la
route tourne à gauche pour suivre le fleuve le long d'une corniche , ce
qui nous permet d'avoir une vue panoramique sur une grande ville moderne
sans grand intérêt pour nous . Dès que nous retrouvons la nature , le
relief devient vallonné et se couvre de forêt de sapins .La circulation
est plus fluide ce matin ,c'est vrai que nous sommes dimanche . Mais
malgré tout , nous sommes ralentis par le très mauvais état de la route
et par un déballage de police hors du commun : des dizaines de radars
mobiles et fixes , des gyrophares partout et même des voitures
banalisées postées au bord de la route . Il faut vraiment faire très
attention , nous avons encore les mises en garde d'Aldar dans les
oreilles ; ce matin il a complété le chapitre de la prévention routière
:" attention aux auto-écoles qu'on reconnait par lettre Y collée
derrière ,très mauvais chauffeur et aux jeunes permis ( un d'exclamation
dans un triangle jaune), aie! aie !aie !... très très dangereux ? Déjà
conducteur russe très spécial , alors jeune pilote ...attention ! de gasoil"
Le grand beau de ce matin nous quitte pour laisser place à de
gros nuages noirs d'orage qui ne tarde pas à éclater . C'est
malheureusement ce moment là que nous choisissons pour faire le plein de
gasoil ! Encore de deux heures de volant à éviter les trous et les flics
et nous décidons de quitter la M7 pour trouver un petit coin sympa au
bord d'un petit lac pour manger dans l'herbe , le grand beau étant
revenu . Marc prend deux villageoises en stop ;de ce fait d'autres
n'hésitent à venir dire bonjour et regarder la carte géographique
expliquant notre périple . Nous leur en donnons des exemplaires qu''elle
me demande de dédicacer ! Dominique donne des casquettes publicitaires
"Izuzu" à deux gamines blondes à la peau claire qui se trainent sans
rien sur la tête : c'est l'euphorie . Quelques autochtones sont
également venus au bord de l'eau pour passer le dimanche à pêcher , à se
baigner et aussi pique-niquer .La vie simple et tranquille de ces
campagnards nous rappelle la douceur de notre enfance et c'est très
agréable après la brutalité de la vie citadine à Moscou que nous venons
de subir .
En reprenant la route nous constatons que le thermomètre du
camping-car atteint 35 degrés à l'ombre . Et c'est reparti pour quelques
heures de tape-cul sur la M7 . Le relief vallonné de la région de
Novgorod a de nouveau fait place à l'interminable plaine russe couverte
de forêts de sapins et de bouleaux . Le ralentissement à 60 km/h nous
permet dans la traversée des villages d'admirer les isbas colorées ,
alignées le long de la route . Nous ne nous en lassons pas : rien à voir
avec le folklore organisé de Souzdal , visitée hier . Il y également le
cortège habituel de petits marchands , installés sur les bas-côtés ,
vendant des cornichons , des fraises , des pommes de terre noires , des
châles , des tapis et même des petits objets en bois sculpté .
A une quarantaine de kilomètres de l'arrivée nous franchissons
la frontière entre Russie et Tatarstan , pays relativement indépendant
de la fédération des états russes dont la capitale est Kazan . Après
avoir traverser quelques petites collines nous nous retrouvons nez à nez
avec la Volga , énorme fleuve que nous traversons pour gagner la
capitale tatare et ces inévitables bouchons du dimanche en fin d'après
midi : beaucoup d'autochtones sont allés se baigner sur les nombreuses
plages installées le long du fleuve et sur les étangs voisins qui en
dépendent .
Avant d'aller nous installer au camping , nous nous arrêtons chez Métro
pour faire quelques courses de victuailles et surtout de produits
anti-moustiques car çà fait déjà deux fois que nous subissons de
violentes attaques .
Ce soir nous pique-niquons sur le parking d'un hôtel qui nous
sert de camping : pas d'eau , pas de vidange possible , du macadam sous
les pieds , nos organisateurs n'ont trouvé que cela ...! Pour une fois
que nous finissons tôt , il faut subir les 35 degrés sur le taremac !!!
Heureusement que la haute stature de l'hôtel nous procure un peu
d'ombre. Et pour couronner le tout , un problème de batterie qui nous
prive de clim , de lumière et d'eau jusqu'à demain matin . Le moral est
au beau-fixe pour l'équipage numéro 1 ...









En espérant que ta batterie a retrouvé tout son jus ! Bon courage pour affronter les moustiques ( message perso de Mumu) !
RépondreSupprimerHo zut pour la batterie! Bon courage pour la chaleur et les moustiques....
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