mardi 21 juin 2016

ppi étape 14 Kazan

Dur , dur de récupérer avec un soleil hardant dès 3h00 du matin
. Surtout qu'avec la chaleur nous sommes obligés de dormir avec fenêtres
et volets grand ouvert pour essayer d'établir un courant d'air ;
résultat la chambre est vite transformé en solarium . Il est temps de
changer de fuseau horaire . Dans ces conditions dès 5h00 on s'active à
la mise à jour du blog , au rangement des photos et au nettoyage du
camping-car .
Vers 7h30 je vais chercher de l'aide auprès de Jean-Yves ,
notre mécano , pour régler mon problème électrique . Grâce à notre pile
thermique qui a tourné toute la nuit , nous avons un peu de jus dans nos
batteries au lithium ce matin . Après une demi-heure d'examen et de
vérifications , le diagnostic tombe : l'alternateur est trop sollicité
par le fait que nous roulons avec les codes allumés , avec le frigo qui
tourne sur batterie et bien sûr la clim de la cabine qui est à bloque .
Résultat , nous avons beau avoir 260 ampères d'accu high tech , ceux-ci
ne sont pas assez chargés , même par nos 450 km quotidien . Résultat ,
la clim de l'habitation a absorbé hier en moins de trois heures
l'énergie accumulée .
Rassurés ,nous pouvons prendre le bus vers 9h00 pour la visite
de Kazan , capital du Tatarstan . Notre guide "Fleur de rose" est une
grosse tatare qui roule les "r" à la soviète avec malgré tout quelques
traits du visage , arabes ; en effet les Tatares sont d'origine turque .
C'est le pays le plus riche de la fédération russe avec ses gisements de
gaz naturel et de pétrole . Il est aussi doté d'une forte industrie :
fabrication d'avion , d'hélicoptère et de camions , les fameux Kamaz qui
ont fait la gloire de l'Armée Rouge et qui gagnent toujours le
Pari-Dakar camion . Très fière de son pays , elle nous montre au passage
une quinzaine d'université et d'écoles supérieures , des grands gymnases
, les hautes torchères de complexes pétrochimiques pour enfin gagner
le Kremlin , forteresse crénelée qui occupe les hauteurs de la villes ;
Ivan le Terrible avait eu beaucoup de mal à venir à bout de ce bastion
turc et s'était vengé en détruisant la ville complétement .A l'intérieur
des remparts blanchis à la chaux nous visitons la grande mosquée
reconstruite au début des années 2000 avec un luxe inouï de marbre , de
dorures et de céramiques : un lustre de 2 tonnes et demi en cristal de
Bohème descend de la coupole principale pour scintiller de mille éclats
. On voit que les émirats arabes sont passés par là pour financer la
construction . Quatre minarets haut de plus de soixante mètres se
dressent au angle du bâtiment comme des bougies sur un gâteau . Toutes
les toitures sont d'un bleu vif qui ressort sur la maçonnerie blanche .
En face la cathédrale orthodoxe de l'Annonciation essaie de jouer à jeu
égal mais c'est difficile malgré sa série de gros bulbes qui décorent la
toiture .Par contre , à l'intérieur , il n'y a pas photo , ici çà
dégouline de dorures en tout genre , chandeliers , cadres d'icônes
,grilles , encensoirs , ... à en donner la nausée !
Plus loin se dresse la tour penchée , erreur architecturale , avec
malgré tout un joli mouvement de torsade dû au jeu des briques qui la
composent . Derrière , c'est le palais présidentiel sur lequel flotte le
drapeau russe (blanc,bleu, rouge) et le drapeau tatare (rouge et vert) .
Nous quittons ensuite le Kremlin , en bus , pour aller voir la
Volga de plus prés que nous traversons sur un magnifique pont suspendu
dont les immenses piliers dessinent un M car celui-ci a été construit
pour fêter le passage au troisième millénaire . Un violent orage
écourte, par chance pour nous, ce qui fait la fierté des habitants de
Kazan: le théâtre de marionnettes et une espèce de parc de jeu familial
construit en rondins au milieu d'un jardin fleuri .
La pose déjeuner se fait dans une espèce de self , soit disant
spécialisé dans la cuisine tatare : on nous sert une assiette de
crudités suivie d'une sorte de bouillon très gras avec des pâtes , un
morceau de viande hachée indéfinissable accompagné de deux crêpes de
pomme de terres ; le dessert , plus couleur local , est un petit gâteau
fait d'un assemblage de morceaux de pâte à tarte avec du miel .
L'après midi est consacré à la visite du monastère orthodoxe de
Raïfa situé à 18 kilomètres de Kazan : vingt minutes de bus qui ont
raison de la plupart des ppistes qui se mettent à ronfler . ll faut dire
que le grand beau est revenu entre temps et que le thermomètre voisine
les 35 degrés ! Dans un écrin de verdure , au bord d'un lac , les
bâtiments , bien que modestes se trouvent fortement mis en valeur . De
beaux clochers , de jolies bulbes colorés certes , mais rien de
grandiose cependant comme à Moscou . Une enceinte crénelée , des mûrs
blanchis à la chaux , des toitures bleues ou vertes , c'est le domaine
de la sobriété qui contraste avec l'intérieur dégoulinant de dorures et
d'icônes .Ce qui est agréable c'est que notre visite s'effectue au son
des chants de deux popes en costume .La ferveur des autochtones nous
émeut ;il s'agit essentiellement de femmes , les cheveux cachés sous de
grands foulards , à genoux sur les dalles de pierre pour prier ou
embrassant dévotement toute une série d'icônes .Malgré un short très
long et mes mi-bas de contention , je finis par me faire sortir par une
espèce de cerbère barbu qui m'aboie dessus méchamment en me montrant du
doigt la porte de sortie . Je ne savais pas que mes genoux pouvaient
faire un tel effet !
De retour au camping à une heure raisonnable , nous décidons de
faire griller au barbecue ce soir grâce au bon soin de Roger qui si
colle dès la fin de la réunion . Et nous terminons la soirée en goûtant
la vodka de Kazan que j'ai acheté hier à Métro : d'un avis général elle
semble un peu plus parfumée que les autres .

2 commentaires:

  1. Bonne nouvelle pour la batterie nous voilà rassurés. Bonne route

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  2. Nouvelle expression : Après Hollywood, les genoux qui font trembler Kazan !!!!
    Sinon Pierre, j'attends un petit comparatif des différentes vodkas polonaises et russes déjà goutées ......

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