Sur les conseils de l'encadrement nous partons à 6h00 du matin
et en colonne (17 campings-cars) pour passer la frontière
Pologne-Biéorussie :il parait que c'est une épreuve qui peut durer douze
heures et où il faut surtout ne pas montrer de signe d'impatience . Nous
allons d'un bureau à l'autre , parfois distant de cinq ou six cent
mètres , présenter nos passeports , nos visas , notre carte grise ,
remplir des formulaires , payer la taxe verte de 87 000 roubles :
attention 1 euro vaut 22 000 roubles aujourd'hui) . Malgré tout çà nous
nous en sortant en trois heurs . Nous avons eu affaire à du personnel
souriant le plus souvent , ce qui n'est pas souvent le cas , parait-il
: nous sommes lundi matin , il fait beau , et il n'y a pas trop de
monde hormis les campings-caristes alors ... !
Une fois la herse de la frontière franchie , il faut encore
s'arrêter à 4 kilomètres dans une station service pour équiper le
véhicule d'un boitier que l'on pose sur le pare-brise moyennant 150
euros : ceci correspond un peu à notre télépéage à part qu'ici on ne
s'arrête pas , on passe sous des portiques à pleine vitesse . Dès la
sortie de la station nous traversons la ville de Brest-Litovk où la
circulation est fluide bien qu'il soit déjà 10h30 ( ici nous avons un
décalage horaire de 1h00 avec la France) . Deux superbes églises
orthodoxes , une bleue ciel à droite et une dorée à gauche , nous
enchantent déjà : on se sent tout de suite dépaysé .
Nous empruntons maintenant la M1 qui doit nous conduire en
Russie demain . C'est une très large autoroute à deux ou trois voies de
chaque côtés , très dépouillée , bordées de larges pelouses bien
entretenue , le macadam de la chaussée un peu moins ; mais ce n'est pas
grave , on roule par endroit à 60 km/h , parfois à 80 , le plus souvent
à 100 km/h .Celle -ci traverse maintenant des forêts de pins au tronc
rouge un peu comme en Pologne ou dans les Landes françaises ; d'ailleurs
ici aussi le sol a l'air sableux . Lorsque la forêt cède la place à la
civilisation , c'est pour nous montrer des cultures céréalières plus ou
moins lépreuses et de villages composés de petites maisons basses ,
sans étage , en planches le plus souvent , parfois en rondins avec des
toits en tôles .
Nous quittons l'autoroute au bout de deux cent kilomètres , du
côté de Baranovich pour manger . C'est l'occasion de traverser quelques
agglomérations et de voir l'habitat de plus prés : ici les planches des
habitations sont peintes de couleurs vives le plus souvent , un peu
comme dans les pays nordiques . Au cours de notre repas pris en plein
air sur un parking , nous constatons que les biélorusses sont le plus
souvent sympathique , n'hésitant pas à lâcher un mot aimable en passant .
Un autre petit crochet en dehors de la M1 nous mène à Mir où
nous découvrons un superbe château féodal entouré de toute une légende
d'après la lecture de nos guides : celui-ci se dresse fièrement au
milieu d'une pièce d'eau . Défendu par de grosses tours carrées en bas
et octogonales en haut , il en impose au milieu de la plaine ! Dans la
cour intérieure on peut encore admirer le chemin de ronde en bois et un
joli puit qui en décore le milieu .
Nous profitons de cet arrêt pour aller jeter un petit cou d'oeil au
village voisin : nous remontons des ruelles pavées grossièrement de
grosses pierres à peine taillées ; derrière des clôtures en bois peint
se cache de petits potagers.En haut nous débouchons sur une grande place
avec de petites halles où nous achetons quelques fruits pour 60 000
roubles(3 euros!) . A chaque extrémité de la place se dresse une églises
: une orthodoxe bleue ciel avec clocher en forme de bulbe doré et une
catholique ,grande ouverte .
Nous terminons l'étape dans une zone boisée avec un habitat
fait de maisons en rondin qui lui donne un aspect montagnard : c'est
assez joli d'autant que notre camping est installé au bord d'un petit lac .









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