Comme la veille Vladimir profite de la réunion du soir pour
présenter son pays : aujourd'hui il nous parle d'Elista , capitale de la
Kalmoukie , république soviétique rattachée à l'Union dont les habitants
sont d'origine mongole et bourriate comme Aldar , d'ailleurs ce que nous
avons vu ont tous les yeux bridés . Ils sont venus en 1230 avec Gengis
Khan et se sont sédentarisés pour la plupart : ils sont éleveurs de
bétails c'est pour ça que nous avons vu tant de troupeaux paitre dans
la steppe environnante , mais ils ne cultivent pas la terre , comme
leurs ancêtres . Ils ont aussi gardé leur langue maternelle .Elista est
également la capitale du Jeu d'Echec depuis qu'elle a organisé les Jeux
Mondiaux en 1970 . D'où la construction de cette fameuse Cité des Echecs
où nous sommes logés . Comme je lui raconte mes nombreuses mésaventures
avec les flics , il nous met de nouveau en garde car si la corruption
policière est à peu prés jugulée dans le nord de la Russie , il n'en va
pas de même ici dans le sud , loin de Moscou et des menaces de Poutine .
Donc surtout pas d'alcool au volant , allumer les phares et ne pas
donner les papiers originaux si possible ; après...il faut compter avec
la chance !
Après le changement de la cartouche de filtre à air hier , ce
matin c'est la vérification de la pression des pneus : pour nous ce
n'est pas du luxe ,devant il manque 500 grammes d'un côté et un kilo de
l'autre :il n'y avait donc pas que le vent qui tirait sur la direction
! Depuis quelques jours avec la complicité de Roger , d'Hubert et de nos
épouses , nous préparons un apéritif dinatoire programmé le 6 septembre
, la veille de notre départ prématuré ; nous sommes trois équipages à
vouloir quitter le groupe des ppistes pour ne pas suivre le programme de
visite de la Turquie tel qu'il a été programmé au départ , du fait de la
série d'attentats et du putch manqué il y a un mois . Roger , de son
coté a déjà acheté un gros gigot d'agneau qu'il a réussi à caser dans
son congélateur qu'il compte faire griller la veille au barbecue pour le
servir froid le lendemain .Comme il faut que l'on complète avec des
toasts et des légumes , nous décidons de passer au grand supermarché
d'Elista avant de partir .
Nous commençons par attendre une demi-heure en sirotant un café
devant la porte close du supermarché avant que Dominique reçoive un SMS
de Thomas nous rappelant qu'il y a un décalage d'une heure ; il n est en
fait que 8h00 . Nous sortons par la porte sud d'Elista où nous avons
une superbe vue plongeante sur la ville avec au centre l'énorme
monastère bouddhiste . Arrivés sur un haut plateau , nous retrouvons
l'herbe rase de la steppe à perte de vue où des troupeaux de bovins
broutent paisiblement tout en marchant le long de la route .Il faut
attendre une centaine de bornes pour que le désert cède le pas à la
civilisation ; on voit apparaitre des champs de céréale immenses de part
et d'autre de la route . Ici aussi les bovins envahissent les chaumes
pour brouter quand ce ne sont pas des troupeaux de moutons sous la garde
de bergers et de chiens . Sur les petites collines qui barrent l'horizon
, nous voyons apparaitre nos premières forêts depuis bien longtemps
.Quel bonheur de voir toute cette verdure après des semaines passées
dans un univers essentiellement minéral ! Par contre la qualité de la
chaussée laisse fortement à désirer :après vingt bornes de trous
nombreux et parfois profonds ,nous nous ramassons une superbe tôle
ondulée qui fait décoller de terre dès qu'on dépasse les 60 km/h .
Après avoir fait le plein de gasoil , nous traversons une
petite ville où nous trouvons un supermarché ouvert cette fois ,où
Claire et Roger sont déjà entrain de dévaliser les rayons : nous
trouvons du vin argentin , de la vodka ,des crudités et de quoi faire
des toasts pour notre apéro dinatoire .Reparti bien avant nous, Roger
trouve un superbe coin pour pique-niquer au bord d'un petit lac dont les
berges sont envahies d'oies . Bernard et Catherine ne tardent pas à nous
rejoindre à l'ombre de l'auvent pour casser la croute avec nous . Comme
Dominique et Claire acceptent de conduire après midi , nous pouvons
goûter le blanc argentin qui se révèle tout à fait correct pour 3 euros !
Pendant que je mets le blog à jour , Dominique taille la
route du mieux qu'elle peut étant donné la mauvaise qualité de la
chaussée . Nous commençons à voir des vignobles bien entretenus et des
autochtones qui vendent de jolis paniers de raisin sur le bas coté de la
route . Un peu plus loin , surprise , un groupe d'autochtones a exposé
une dizaine de samovars sur des tréteaux qui brillent magnifiquement au
soleil . Je ne résiste pas une seconde et demande à Dominique d'arrêter
. Moi qui rêvais déjà avant de départ de France d'en ramener un , je
n'en crois pas mes yeux : la mise à prix est de 12 000 roubles soit 160
euros . Après un marchandage serré je décroche la timbale à 120 euros !
Quel bonheur , j'ai l'impression que c'est irréel . Aussi quand il
commence à revenir sur sa parole parce qu' il constate qu'avec le change
cela ne fait que 9000 roubles , j'ai les jambes qui flanchent . Puis il
revient sur ses pas et finit par me serrer la main . Ouf , le samovar
est à moi !
Encore une cinquantaine de bornes où nous voyons la silhouette
de montagnes pointues posée sur la plaine se découper à contre-jour avec
en premier plan de jolies collines où errent de grands troupeaux de
moutons dans le soleil couchant et nous voilà à l'hôtel Hermes où nous
arrivons parmi les derniers . Aussitôt nous nous occupons du rangement
de la soute pour y cacher notre précieux butin car demain le passage de
frontière risque d'être chaud . Il y a du travail car deux bouteilles de
vodka ont littéralement explosées sur la piste de ces derniers jours ,
mouillant les réserves de vivre à souhait : nous retirons des pâtes
fondus , des biscuits ramollis , du sopalin imbibé d'alcool , c'est
affreux !
A 19h00 tapantes Vladimir commence la réunion du soir suivi de
l'apéro improvisé de Jean-Louis que nous continuons à la lumière des
phares . Fatigués , nous décidons d'aller manger au restaurant de l'hôtel .
samedi 3 septembre 2016
ppi étape 87 le 2 septembre 2016 Astrakan-Elista 300 km
Hier soir à la réunion Vladimir nous parle un peu de la mer
Caspienne distante d'à peine cent bornes d'Astrakan : son nom vient de
"kas" qui veut dire montagne chez les Kassites qui peuplaient jadis la
région ;on retrouve aussi cette racine dans Caucase .C'est le plan
d'eau intérieur le plus grand du monde avec 371 000 kilomètres carrés
.Autrefois Astrakan était spécialisée dans la pêche à l'esturgeon et
donc du caviar sur l'estuaire de la Volga qui se jette dans la mer
Caspienne . C'est une ville agréable , verte , aérée où il fait bon
flâner sur les quais du fleuve ou le long des remparts blancs du Kremlin
. Les immeubles d'architecture contemporaine restent de taille
raisonnable , celles des avenues aussi .Des plans d'eau , des espaces
verts , une circulation tout à fait supportable en font une étape très
agréable d'autant que nous sommes superbement logés avec vue Volga à 180
degrés . Nous sentons que nous avons enfin quitté l'Asie et ses
civilisations très différentes (depuis le franchissement du fleuve Oural
à Atyrau) pour retrouver l'Europe avec tout nos référentielles : c'est
quand même très agréable de voir toutes ces femmes maquillées , vêtues
élégamment, un sourire au lèvre plutôt que les voiles et burkas .
Avant de partir vers 8h00 ,Roger me propose de profiter de son
branchement pour faire le plein d'eau sans effort puis nous allons
jusqu'à l'hôtel pour bénéficier de la wifi , histoire d'envoyer les deux
derniers chapitres du blog . Nous apprenons en consultant ma messagerie
que la famille compte un nouvel écolier depuis hier, qui a bien du
mérite du haut de ses deux ans et demi ! Bravo Alex et toutes nos
félicitations pour cette première journée ! Je pense que "grand cousin"
ou plutôt Antoine , avec l'ancienneté qu'il a dans les murs , va pouvoir
rouler des mécaniques cette année !
Attention les filles , c'est un tombeur !
Pour sortir de la ville , il faut d'abord effectuer une grande
boucle pour récupérer l'ancien pont mixte , à la fois ferroviaire et
routier, qui enjambe la Volga . Une fois sur l'autre rive , nous
traversons des faubourgs peuplés de superbes isbas ; c'est avec plaisir
que nous admirons leurs couleurs vives et leurs dentelles de bois qui
soulignent la toiture et encadrent harmonieusement les fenêtres . Nous
profitons de la proximité d'ateliers mécaniques pour trouver un
"abtomonca" c'est à dire une station de lavage car le camping-car est
couvert d'un centimètre de poussière et de sable du désert ; ce n'est
pas de la maniaquerie de notre part mais cela devient insupportable
d'avoir les mains poisseuses dès qu'on touche la moindre poignée .
Malheureusement , nous n'en trouvons pas une adaptée à notre gabarit .
Dès que nous quittons les dernières maisons d'Astrakan , nous
nous retrouvons au milieu de marais et d'étangs envahis de joncs et de
roseaux . Plus d'une fois nous évitons de justesse de grosses tortues
paisiblement entrain de traverser la route . Cela fait plaisir aussi de
retrouver autant d'oiseaux , rares dans le désert que nous traversons
depuis prés d'un mois :des canards , des cygnes et des aigrettes aux
longues et fines pâtes ,occupées à pêcher au beau milieu de l'eau peu
profonde . La route court d'une colline à l'autre , nous offrant ainsi
une vue panoramique sur ces chapelets de pièces d'eau sauvages où le
vent , violent ce matin, lève une petite houle qui en ride
harmonieusement la surface .
Au bout de cinquante bornes nous retrouvons l'herbe rase de la
steppe avec des troupeaux de chevaux sauvages qui galopent, leur longue
crinière au vent . lls ont l'air de bien profiter de leur liberté et de
l'immensité semi-désertique. Par endroit la végétation cède la place au
sable doré qui s'accumule sous l'effet du vent pour donner de jolies
petites dunes aux flancs tout ondulé . Vers 10h00 nous nous octroyons
une pause café-chocolat au bord d'un lac asséché couvert d'un épaisse
couche de sel : nous décidons de marcher un peu dans la steppe pour
aller voir ça de plus prés : malgré les lunettes de soleil , la
réverbération sur la surface blanche est difficilement supportable .Par
endroit la dalle s'est soulevé et l'on peut alors admirer par dessous de
véritables formations coralliformes de 3 à 4 cm d'épaisseur ; je ne
résiste pas au plaisir d'y goûter du bout de la langue pour en
confirmer la pureté .
A peine reprenons-nous la route , que nous voilà bloqués dans
un bouchon occasionné par un accident entre une voiture et une niveleuse
de chantier . C'est amusant de voir les autochtones impatients, plonger
vers la steppe en contrebas d'une dizaine de mètres, sur un talus proche
de la verticale, pour contourner l'obstacle par une piste sableuse
improvisée : un vrai numéro de cirque où l'un d'eux loupe son coup et
glisse jusqu'en bas les quatre fers en l'air !
Dominique reprend le volant pour que je puisse mettre le blog à
jour et surtout pendant que la qualité de la route le permet. Arrivés à
cinquante bornes d'Elista ,nous refaisons le plein de gasoil , avec le
vent de ce matin le camping-car a dégommé plus de 16 litres au cent
kilomètres . A peine ai-je repris le volant que nous tombons sur un
barrage de flics avec contrôle de papiers : comme cette fois nous leur
donnons des photocopies , ils se fâchent et nous soutiennent que c'est
interdit de conduire dans ces conditions . Nous avons beau les menacer
de téléphoner aux responsable de l'organisation , ils exigent mon
permis international puis m'oblige à les suivre dans leur bureau ; là ,
à l'abri des regards indiscrets , ils recommencent à m'accuser d'avoir
bu de l'alcool et me demandent de l'argent en échange . Je finis par
hausser le ton car ils commencent vraiment à m'énerver . Dominique me
rejoint , le téléphone dans les mains . Ils commencent à perdre pieds et
finissent par me rendre mes papiers . Nous commençons à en avoir
vraiment marre de ces séances de racket : c'est quand même la quatrième
ou cinquième fois en deux jours !
Contrariés par ces séances de harcèlement nous décidons d'aller
manger sur le parking ombragé d'un grand temple bouddhiste . Comme
Dominique vient de recevoir un message de Thomas avec une correction du
point GPS d'arrivée , nous reprenons la route sur 27 bornes avant de
nous rendre compte qu'il s'agit d'un message de la veille , arrivé
seulement aujourd'hui en milieu de journée ! Nous sommes bons pour faire
demi-tour et rentrer sur Elista . Nous en profitons pour faire laver le
camping-car dans une station pour 1000 roubles soit 15 euros après
discussion (nous étions à 1500 au départ !) Cela le fait rajeunir de 5
ans ! Puis nous trouvons notre parking installé juste à l'entrée de la
Cité des échecs où un seul des nôtres est déjà là .
Un peu avant la réunion de 19h00 , j'aide Jean-Yves à changer
la cartouche du filtre à air complétement encrassée par le sable et la
poussière du désert . Ce sera mieux pour notre consommation de gasoil .
Ce soir c'est Jean-Luc et Babette qui prépare un magnifique apéro avec
pas moins de de table de toasts en tous genres . Quant à la cave offerte
, elle est tout simplement jeanluquienne...! C'est dire qu'il y a la
qualité et la quantité réunie pour faire plaisir aux copains de route .
Merci pour cette profonde générosité !
Caspienne distante d'à peine cent bornes d'Astrakan : son nom vient de
"kas" qui veut dire montagne chez les Kassites qui peuplaient jadis la
région ;on retrouve aussi cette racine dans Caucase .C'est le plan
d'eau intérieur le plus grand du monde avec 371 000 kilomètres carrés
.Autrefois Astrakan était spécialisée dans la pêche à l'esturgeon et
donc du caviar sur l'estuaire de la Volga qui se jette dans la mer
Caspienne . C'est une ville agréable , verte , aérée où il fait bon
flâner sur les quais du fleuve ou le long des remparts blancs du Kremlin
. Les immeubles d'architecture contemporaine restent de taille
raisonnable , celles des avenues aussi .Des plans d'eau , des espaces
verts , une circulation tout à fait supportable en font une étape très
agréable d'autant que nous sommes superbement logés avec vue Volga à 180
degrés . Nous sentons que nous avons enfin quitté l'Asie et ses
civilisations très différentes (depuis le franchissement du fleuve Oural
à Atyrau) pour retrouver l'Europe avec tout nos référentielles : c'est
quand même très agréable de voir toutes ces femmes maquillées , vêtues
élégamment, un sourire au lèvre plutôt que les voiles et burkas .
Avant de partir vers 8h00 ,Roger me propose de profiter de son
branchement pour faire le plein d'eau sans effort puis nous allons
jusqu'à l'hôtel pour bénéficier de la wifi , histoire d'envoyer les deux
derniers chapitres du blog . Nous apprenons en consultant ma messagerie
que la famille compte un nouvel écolier depuis hier, qui a bien du
mérite du haut de ses deux ans et demi ! Bravo Alex et toutes nos
félicitations pour cette première journée ! Je pense que "grand cousin"
ou plutôt Antoine , avec l'ancienneté qu'il a dans les murs , va pouvoir
rouler des mécaniques cette année !
Attention les filles , c'est un tombeur !
Pour sortir de la ville , il faut d'abord effectuer une grande
boucle pour récupérer l'ancien pont mixte , à la fois ferroviaire et
routier, qui enjambe la Volga . Une fois sur l'autre rive , nous
traversons des faubourgs peuplés de superbes isbas ; c'est avec plaisir
que nous admirons leurs couleurs vives et leurs dentelles de bois qui
soulignent la toiture et encadrent harmonieusement les fenêtres . Nous
profitons de la proximité d'ateliers mécaniques pour trouver un
"abtomonca" c'est à dire une station de lavage car le camping-car est
couvert d'un centimètre de poussière et de sable du désert ; ce n'est
pas de la maniaquerie de notre part mais cela devient insupportable
d'avoir les mains poisseuses dès qu'on touche la moindre poignée .
Malheureusement , nous n'en trouvons pas une adaptée à notre gabarit .
Dès que nous quittons les dernières maisons d'Astrakan , nous
nous retrouvons au milieu de marais et d'étangs envahis de joncs et de
roseaux . Plus d'une fois nous évitons de justesse de grosses tortues
paisiblement entrain de traverser la route . Cela fait plaisir aussi de
retrouver autant d'oiseaux , rares dans le désert que nous traversons
depuis prés d'un mois :des canards , des cygnes et des aigrettes aux
longues et fines pâtes ,occupées à pêcher au beau milieu de l'eau peu
profonde . La route court d'une colline à l'autre , nous offrant ainsi
une vue panoramique sur ces chapelets de pièces d'eau sauvages où le
vent , violent ce matin, lève une petite houle qui en ride
harmonieusement la surface .
Au bout de cinquante bornes nous retrouvons l'herbe rase de la
steppe avec des troupeaux de chevaux sauvages qui galopent, leur longue
crinière au vent . lls ont l'air de bien profiter de leur liberté et de
l'immensité semi-désertique. Par endroit la végétation cède la place au
sable doré qui s'accumule sous l'effet du vent pour donner de jolies
petites dunes aux flancs tout ondulé . Vers 10h00 nous nous octroyons
une pause café-chocolat au bord d'un lac asséché couvert d'un épaisse
couche de sel : nous décidons de marcher un peu dans la steppe pour
aller voir ça de plus prés : malgré les lunettes de soleil , la
réverbération sur la surface blanche est difficilement supportable .Par
endroit la dalle s'est soulevé et l'on peut alors admirer par dessous de
véritables formations coralliformes de 3 à 4 cm d'épaisseur ; je ne
résiste pas au plaisir d'y goûter du bout de la langue pour en
confirmer la pureté .
A peine reprenons-nous la route , que nous voilà bloqués dans
un bouchon occasionné par un accident entre une voiture et une niveleuse
de chantier . C'est amusant de voir les autochtones impatients, plonger
vers la steppe en contrebas d'une dizaine de mètres, sur un talus proche
de la verticale, pour contourner l'obstacle par une piste sableuse
improvisée : un vrai numéro de cirque où l'un d'eux loupe son coup et
glisse jusqu'en bas les quatre fers en l'air !
Dominique reprend le volant pour que je puisse mettre le blog à
jour et surtout pendant que la qualité de la route le permet. Arrivés à
cinquante bornes d'Elista ,nous refaisons le plein de gasoil , avec le
vent de ce matin le camping-car a dégommé plus de 16 litres au cent
kilomètres . A peine ai-je repris le volant que nous tombons sur un
barrage de flics avec contrôle de papiers : comme cette fois nous leur
donnons des photocopies , ils se fâchent et nous soutiennent que c'est
interdit de conduire dans ces conditions . Nous avons beau les menacer
de téléphoner aux responsable de l'organisation , ils exigent mon
permis international puis m'oblige à les suivre dans leur bureau ; là ,
à l'abri des regards indiscrets , ils recommencent à m'accuser d'avoir
bu de l'alcool et me demandent de l'argent en échange . Je finis par
hausser le ton car ils commencent vraiment à m'énerver . Dominique me
rejoint , le téléphone dans les mains . Ils commencent à perdre pieds et
finissent par me rendre mes papiers . Nous commençons à en avoir
vraiment marre de ces séances de racket : c'est quand même la quatrième
ou cinquième fois en deux jours !
Contrariés par ces séances de harcèlement nous décidons d'aller
manger sur le parking ombragé d'un grand temple bouddhiste . Comme
Dominique vient de recevoir un message de Thomas avec une correction du
point GPS d'arrivée , nous reprenons la route sur 27 bornes avant de
nous rendre compte qu'il s'agit d'un message de la veille , arrivé
seulement aujourd'hui en milieu de journée ! Nous sommes bons pour faire
demi-tour et rentrer sur Elista . Nous en profitons pour faire laver le
camping-car dans une station pour 1000 roubles soit 15 euros après
discussion (nous étions à 1500 au départ !) Cela le fait rajeunir de 5
ans ! Puis nous trouvons notre parking installé juste à l'entrée de la
Cité des échecs où un seul des nôtres est déjà là .
Un peu avant la réunion de 19h00 , j'aide Jean-Yves à changer
la cartouche du filtre à air complétement encrassée par le sable et la
poussière du désert . Ce sera mieux pour notre consommation de gasoil .
Ce soir c'est Jean-Luc et Babette qui prépare un magnifique apéro avec
pas moins de de table de toasts en tous genres . Quant à la cave offerte
, elle est tout simplement jeanluquienne...! C'est dire qu'il y a la
qualité et la quantité réunie pour faire plaisir aux copains de route .
Merci pour cette profonde générosité !
jeudi 1 septembre 2016
ppi étape 87 le 1 septembre 2016 Atyrau-Astrakan 400 km
Lors de la réunion d'hier , Sergeï , notre nouveau guide nous
annonce tout de suite que l'étape d'aujourd'hui sera très dure ,
d'abord parce qu'elle comporte 300 km de mauvaise route au Kazakstan ,
puis le passage de la frontière russo-kazak avec tout ce que ça peut
entrainer comme attente et enfin cent bornes de route de qualité
moyenne jusqu'à Astrakan . Aussi Thomas propose un départ de bonne heure
vers 7h00 car il prévoit 4h30 pour atteindre la frontière où nous devons
nous regrouper .Cela promet encore une journée bien fatigante !
Avec l'orage de cette nuit , nous n'avons aucun mal à nous
lever vers 5h30 , décidés à partir très tôt , comme Claude et Clotilde ,
nos voisins . Pendant que je tire le premier café , nous voyons déjà
Roger et Claire partir tous phares allumés . Comme nous n'avons que peu
de préparatifs hormis le petit déjeuner et la toilette , nous arrivons à
partir vers 6h15 . A cette heure la traversée d'Atyrau ne pose aucun
problème . Comme le GPS pédale dans la semoule , nous ne pouvons nous
fier qu'au road-book un peu léger à notre goût . Une fois sortis de la
ville , avant de nous lancer plus loin je demande à Dominique de
vérifier avec la boussole de son téléphone si nous nous dirigeons bien
au nord ouest . C'est la seule solution étant donné que le soleil n'est
pas encore levé et que nous ne trouvons aucun panneau . Il faut être
très prudent et ne pas rouler trop vite car avec l'obscurité nous ne
voyons pas les ornières ni les déformations de la chaussée .Le
doublement de quelques camions se révèle être un calvaire : heureusement
qu'ils ne sont pas très nombreux et qu'ils ne roulent pas très vite .
Dans de telles conditions la première heure de conduite est un
véritable cauchemar .
L'orage de cette nuit a laissé derrière lui un ciel tourmenté
qui charrie encore de gros nuages noirs ; avec la chaude lumière de
l'aube qui dore le désert à souhait , le résultat est magnifique . Nous
voyons même les croûtes de sel d' un petit lac asséché rosirent parmi
les joncs de la berge : c'est splendide . Des troupeaux de chevaux
sauvages battent déjà la steppe à la recherche d'une zone d'herbe plus
grasse . Plus loin des chameaux , après s'être réhydratés , finissent
par se lancer dans un bain qui reste timide malgré tout . Dans le
village suivant des groupes d'enfants en uniforme déambulent un peu
partout et nous rappelle brutalement que nous sommes déjà le premier
septembre , jour de la rentrée scolaire! Par les fenêtres du camping-car
nous sentons pénétrer la moiteur salée de l'air : c'est vrai que même si
nous ne la voyons pas , la Mer Caspienne est là sur notre gauche à une
portée de canon . Nous la suivons d'ailleurs ainsi jusqu'à Astrakan .
Nous traversons également plusieurs zones pétrolières où des rangées
complètes de Shaddocks pompent inlassablement . C'est amusant de les
voir dodeliner de la tête chacun leur tour . Beaucoup de cimetières
musulmans dispersés au beau milieu du désert retiennent également notre
attention, surtout quand ils dominent sur un petit monticule et qu'ils
exhibent de somptueux mausolées dotés de piliers soutenant un haut dôme .
A trente kilomètres de la frontière , nous tombons sur le 4x4
d'assistance et Thomas nous propose un plan B un peu moins mauvais
soi-disant . Pour moi ça commence plutôt mal cette variante puisque je
me fais à nouveau arrêter par les flics à cause de mes phares non
éclairés . Je m'en tire avec un simple contrôle de papiers et dix
minutes de perdues . Curieusement le paysage devient de plus en plus
vert : on retrouve de belles petits rivières , de gros bouquets d'arbres
et même de petites prairies où le bétail a l'air de se régaler . Quel
bonheur de quitter enfin le désert que nous traversons quasiment depuis
le début de la Route de la Soie .
Arrivés au poste frontière , nous faisons nos adieux à Rousman
et à Sergeï qui nous explique vitent fait comment cela doit se passer :
nous retrouvons Roger , parti une demi-heure avant nous et Hubert qui
nous a doubler en fin de route avec son 4x4 . Il est quand même déjà
midi lorsque nous attaquons les formalités douanières kazaks , ce qui
fait que nous avons mis six heures pour dégommer les 300 kilomètres de
route défoncée . Il faut ensuite franchir les 10 km de no-man's-land
pour atteindre la frontière russe où nous avons droit à une fouille
approfondie mais malgré tout les choses vont très vite puisque nous
sortons de là vers 14h00 .
Par contre la route vers Astrakan se révèle beaucoup moins
bonne que prévu . Et puis je me refais arrêter par les flics une
seconde fois : d'un simple contrôle de papier , tout doucement on en
vient à une demande de cadeaux que je satisfait avec un simple
prospectus de Paris-Pekin-Istambul .Nous traversons de nombreux
affluents de la Volga avant de la franchir elle-même et d'aller nous
installer sur ses quais devant l'hôtel Azimut . Le campement est royal
. Fatigués et affamés nous allons dégommer une grande bière pression et
une pizza avec le groupe de tête, au bar de l'hôtel où le barman nous
donne une adresse pour l'achat de caviar de la Caspienne . En nous y
rendant nous admirons au passage les remparts blanchis à la chaux du
Kremlin ainsi que les superbes dômes dorés de la cathédrale orthodoxe .
Après avoir acheté deux boites de 250g et une boite de 500 grammes de
petits oeufs noirs, nous revenons en suivant les rives de la Volga,
envahies de badauds et de lycéens qui concluent de cette façon leur
première journée de classe .
A la réunion du soir, nous faisons connaissance avec Vladimir ,
notre nouveau guide pour la Russie et la Géorgie suivie de
l'incontournable apéro servi par Bernard et Danièle qui ont encore des
olives de leur production . Chacun peut enfin se détendre en racontant
ses mésaventures de la journée .
annonce tout de suite que l'étape d'aujourd'hui sera très dure ,
d'abord parce qu'elle comporte 300 km de mauvaise route au Kazakstan ,
puis le passage de la frontière russo-kazak avec tout ce que ça peut
entrainer comme attente et enfin cent bornes de route de qualité
moyenne jusqu'à Astrakan . Aussi Thomas propose un départ de bonne heure
vers 7h00 car il prévoit 4h30 pour atteindre la frontière où nous devons
nous regrouper .Cela promet encore une journée bien fatigante !
Avec l'orage de cette nuit , nous n'avons aucun mal à nous
lever vers 5h30 , décidés à partir très tôt , comme Claude et Clotilde ,
nos voisins . Pendant que je tire le premier café , nous voyons déjà
Roger et Claire partir tous phares allumés . Comme nous n'avons que peu
de préparatifs hormis le petit déjeuner et la toilette , nous arrivons à
partir vers 6h15 . A cette heure la traversée d'Atyrau ne pose aucun
problème . Comme le GPS pédale dans la semoule , nous ne pouvons nous
fier qu'au road-book un peu léger à notre goût . Une fois sortis de la
ville , avant de nous lancer plus loin je demande à Dominique de
vérifier avec la boussole de son téléphone si nous nous dirigeons bien
au nord ouest . C'est la seule solution étant donné que le soleil n'est
pas encore levé et que nous ne trouvons aucun panneau . Il faut être
très prudent et ne pas rouler trop vite car avec l'obscurité nous ne
voyons pas les ornières ni les déformations de la chaussée .Le
doublement de quelques camions se révèle être un calvaire : heureusement
qu'ils ne sont pas très nombreux et qu'ils ne roulent pas très vite .
Dans de telles conditions la première heure de conduite est un
véritable cauchemar .
L'orage de cette nuit a laissé derrière lui un ciel tourmenté
qui charrie encore de gros nuages noirs ; avec la chaude lumière de
l'aube qui dore le désert à souhait , le résultat est magnifique . Nous
voyons même les croûtes de sel d' un petit lac asséché rosirent parmi
les joncs de la berge : c'est splendide . Des troupeaux de chevaux
sauvages battent déjà la steppe à la recherche d'une zone d'herbe plus
grasse . Plus loin des chameaux , après s'être réhydratés , finissent
par se lancer dans un bain qui reste timide malgré tout . Dans le
village suivant des groupes d'enfants en uniforme déambulent un peu
partout et nous rappelle brutalement que nous sommes déjà le premier
septembre , jour de la rentrée scolaire! Par les fenêtres du camping-car
nous sentons pénétrer la moiteur salée de l'air : c'est vrai que même si
nous ne la voyons pas , la Mer Caspienne est là sur notre gauche à une
portée de canon . Nous la suivons d'ailleurs ainsi jusqu'à Astrakan .
Nous traversons également plusieurs zones pétrolières où des rangées
complètes de Shaddocks pompent inlassablement . C'est amusant de les
voir dodeliner de la tête chacun leur tour . Beaucoup de cimetières
musulmans dispersés au beau milieu du désert retiennent également notre
attention, surtout quand ils dominent sur un petit monticule et qu'ils
exhibent de somptueux mausolées dotés de piliers soutenant un haut dôme .
A trente kilomètres de la frontière , nous tombons sur le 4x4
d'assistance et Thomas nous propose un plan B un peu moins mauvais
soi-disant . Pour moi ça commence plutôt mal cette variante puisque je
me fais à nouveau arrêter par les flics à cause de mes phares non
éclairés . Je m'en tire avec un simple contrôle de papiers et dix
minutes de perdues . Curieusement le paysage devient de plus en plus
vert : on retrouve de belles petits rivières , de gros bouquets d'arbres
et même de petites prairies où le bétail a l'air de se régaler . Quel
bonheur de quitter enfin le désert que nous traversons quasiment depuis
le début de la Route de la Soie .
Arrivés au poste frontière , nous faisons nos adieux à Rousman
et à Sergeï qui nous explique vitent fait comment cela doit se passer :
nous retrouvons Roger , parti une demi-heure avant nous et Hubert qui
nous a doubler en fin de route avec son 4x4 . Il est quand même déjà
midi lorsque nous attaquons les formalités douanières kazaks , ce qui
fait que nous avons mis six heures pour dégommer les 300 kilomètres de
route défoncée . Il faut ensuite franchir les 10 km de no-man's-land
pour atteindre la frontière russe où nous avons droit à une fouille
approfondie mais malgré tout les choses vont très vite puisque nous
sortons de là vers 14h00 .
Par contre la route vers Astrakan se révèle beaucoup moins
bonne que prévu . Et puis je me refais arrêter par les flics une
seconde fois : d'un simple contrôle de papier , tout doucement on en
vient à une demande de cadeaux que je satisfait avec un simple
prospectus de Paris-Pekin-Istambul .Nous traversons de nombreux
affluents de la Volga avant de la franchir elle-même et d'aller nous
installer sur ses quais devant l'hôtel Azimut . Le campement est royal
. Fatigués et affamés nous allons dégommer une grande bière pression et
une pizza avec le groupe de tête, au bar de l'hôtel où le barman nous
donne une adresse pour l'achat de caviar de la Caspienne . En nous y
rendant nous admirons au passage les remparts blanchis à la chaux du
Kremlin ainsi que les superbes dômes dorés de la cathédrale orthodoxe .
Après avoir acheté deux boites de 250g et une boite de 500 grammes de
petits oeufs noirs, nous revenons en suivant les rives de la Volga,
envahies de badauds et de lycéens qui concluent de cette façon leur
première journée de classe .
A la réunion du soir, nous faisons connaissance avec Vladimir ,
notre nouveau guide pour la Russie et la Géorgie suivie de
l'incontournable apéro servi par Bernard et Danièle qui ont encore des
olives de leur production . Chacun peut enfin se détendre en racontant
ses mésaventures de la journée .
ppi étape 86 le 31 août 2016 Beyeu-Atyrau 450 km
Hier soir Sergeï, notre nouveau guide ,est venu à la réunion
pour se présenter et surtout nous parler un peu de son pays , le
Kazakstan .Il nous a tout de suite amusé en disant qu'il fait parti du
top 10 des plus grand pays ,il détient la neuvième place avec deux
millions de kilomètres carrés .Constitué de soixante pour cent de désert
, il n'en ai pas moins doté de beaucoup de richesses : le plus grand
gisement pétrolier du monde , beaucoup de gaz naturel , de l'or , du
cobalt , du manganèse ... Pas étonnant que les ruskov avaient mis la
main sur le pays ! Les mille bornes de notre traversée correspondent
malheureusement à une zone de steppe . Au sud il y a une grande chaine
de montagne avec des sommets qui culminent à plus de 7000 mètres
d'altitude qui le sépare de la Chine et de leKirghizstan . La
population serait à peu prés de 22 millions d'habitants . La monnaie est
le tingue dont le change est : 1 euro pour 400 tingues .Ici le gasoil
n'est vraiment pas cher : 125 tingues le litre soit 30 centimes d'euros
, ça laisse le Français rêveur !!
Il fait à peine 19 degrés ce matin à 6h30 , un régal : cela
nous a permis de récupérer pleinement de la pénible journée de passage
de frontière en nous offrant un sommeil de qualité . Et en plus j'ai
droit à mon premier café au lit des vacances ! Merci Dominique ! Comme
le gros du blog a été fait hier , je peux même trainer un peu au lit
pour une fois avant de préparer le petit déjeuner . Coincés au fond du
parking , nous parvenons malgré tous à partir vers 7h30 , dès que Claude
et Clotilde mettent en route et que Nils se recule un peu du milieu .
Dès que nous quittons les dernières maisons de Beyneu , nous
nous retrouvons sur une immense ligne droite au beau milieu de la steppe
: ici c'est le domaine de l'herbe rase jaunie par le soleil avec
quelques touffes d'épineux qui en rompent la monotonie . Par endroit le
sable parvient à refaire surface , formant des taches ocres par-ci
par-là . Nous sommes rapidement cueillis par un vent de sable dont les
violentes rafales nous bousculent par la gauche ; il parvient à installé
une telle brouillasse en soulevant la poussière qu'on distingue à peine
les maisons du village que nous traversons . Un peu plus et il faudrait
allumer les phares. Comme hier de nombreux petits lacs asséchés par le
soleil exhibent leurs croûtes de sel blanche comme de la neige
.Lorsqu'il reste un peu d'eau , celle-ci prend des couleurs turquoises ,
éclatantes dans la lumière du matin . Nous croisons aussi un troupeau de
chevaux sauvages, courant comme des fous dans la steppe , peut être
effrayés par le bruit des véhicules . Il y a aussi beaucoup de
dromadaires et de chameaux livrés à eux mêmes qui battent la campagne ,
plus calmement certes : c'est curieux de voir les deux bosses des
chameaux balloter d'un côté et de l'autre comme des outres vides :
apparemment , ils n'ont pas bu depuis quelques jours ceux-là . Et puis
leurs larges pieds comme s'ils avaient chaussé des raquettes pour ne pas
s'enfoncer dans le sable, leur donnent une démarche un peu clownesque ,
je trouve .
Grâce à une chaussée au revêtement nickel ,nous parvenons à
maintenir une moyenne de plus de 85km/h , le rêve par rapport au 25km/h
d'hier sur la piste sableuse et bourrée de trous . En deux heures nous
avons déjà dégommé près de 180 bornes , cela nous permettra peut-être de
faire un petit extra vers la Mer Caspienne distante de 40 km d'Atyrau .
A peine avons-nous fini de discuter de cela ,qu'un flic m'arrête : après
avoir pris mon permis international , mon passeport et la carte grise ,
il m'oblige à le suivre et à monter dans sa voiture : il n'accuse
d'abord d'excès de vitesse alors que je suivais tranquillement une
voiture, puis de ne pas avoir mes phares allumés . Il me demande
froidement 100 dollars et insiste avec l'aide de son collègue .
Dominique , qui nous a rejoint téléphone devant eux à Rousman , ça
commence à les calmer un peu . Puis Claude et Clotilde arrive suivi de
peu par Bernard et Danièle . L'attroupement commencent à les intimider .
Pour ce donner une contenance ils commencent à visiter les différents
véhicules puis m'oblige à nouveau à les suivre dans leur voiture pour un
baroud d'honneur auquel je répond par l'indifférence . Ils finissent par
lâcher prise et me rendent mes papiers . Ouf! Merci Claude et Clotilde ,
merci Bernard et Danièle !
Quelques dizaines de kilomètres plus loin , en doublant deux
camping-cars qui n'avancent pas je me retrouve une fois de plus nez à
nez avec deux voitures de flics . C'est vraiment pas de pot , à croire
que ce n'est pas ma journée ! Heureusement que ceux-là ne donnent pas
suite ! Aussi je me dépêche de disparaitre derrière deux gros camions
tout en surveillant mes arrières dans les rétros . Malgré tous ces
contretemps nous arrivons à l'hôtel vers 13h30 pour demander des
explications afin d' aller voir la Mer Caspienne . Pour finir nous y
allons en suivant Bernard et Catherine qui ont les renseignements . Il
faut d'abord retraverser le fleuve Oural et le suivre jusqu'au bout de
son delta : on se perd dans une mer de roseaux sans pouvoir voir le
moindre centimètre de Caspienne , nous longeons juste quelques bras du
fleuve encombrés d'épaves . Nous décidons de manger là avant d'aller
faire le plein de gasoil et quelques courses de bouche pour le barbecue
de ce soir . Puis nous rentrons à l'hôtel Atyrau pour nous installer sur
un parking caillouteux et légèrement ombragé .
A la réunion du soir nous apprenons que huit d'entre nous ont
été arrêtés et que Gérard , notre président a du passer à la caisse pour
arriver à s'en sortir moyennant 40 euros . Comme ce soir c'est barbecue
, l'hôtel nous a gentiment dressé une table sous une terrasse couverte
et c'est le personnel qui s'occupe de la cuisson de notre viande pendant
que nous passons à l'apéro .C'est royal et nous passons une excellente
soirée avec Jean-Luc , Claude , Bernard
et leurs épouses .
pour se présenter et surtout nous parler un peu de son pays , le
Kazakstan .Il nous a tout de suite amusé en disant qu'il fait parti du
top 10 des plus grand pays ,il détient la neuvième place avec deux
millions de kilomètres carrés .Constitué de soixante pour cent de désert
, il n'en ai pas moins doté de beaucoup de richesses : le plus grand
gisement pétrolier du monde , beaucoup de gaz naturel , de l'or , du
cobalt , du manganèse ... Pas étonnant que les ruskov avaient mis la
main sur le pays ! Les mille bornes de notre traversée correspondent
malheureusement à une zone de steppe . Au sud il y a une grande chaine
de montagne avec des sommets qui culminent à plus de 7000 mètres
d'altitude qui le sépare de la Chine et de leKirghizstan . La
population serait à peu prés de 22 millions d'habitants . La monnaie est
le tingue dont le change est : 1 euro pour 400 tingues .Ici le gasoil
n'est vraiment pas cher : 125 tingues le litre soit 30 centimes d'euros
, ça laisse le Français rêveur !!
Il fait à peine 19 degrés ce matin à 6h30 , un régal : cela
nous a permis de récupérer pleinement de la pénible journée de passage
de frontière en nous offrant un sommeil de qualité . Et en plus j'ai
droit à mon premier café au lit des vacances ! Merci Dominique ! Comme
le gros du blog a été fait hier , je peux même trainer un peu au lit
pour une fois avant de préparer le petit déjeuner . Coincés au fond du
parking , nous parvenons malgré tous à partir vers 7h30 , dès que Claude
et Clotilde mettent en route et que Nils se recule un peu du milieu .
Dès que nous quittons les dernières maisons de Beyneu , nous
nous retrouvons sur une immense ligne droite au beau milieu de la steppe
: ici c'est le domaine de l'herbe rase jaunie par le soleil avec
quelques touffes d'épineux qui en rompent la monotonie . Par endroit le
sable parvient à refaire surface , formant des taches ocres par-ci
par-là . Nous sommes rapidement cueillis par un vent de sable dont les
violentes rafales nous bousculent par la gauche ; il parvient à installé
une telle brouillasse en soulevant la poussière qu'on distingue à peine
les maisons du village que nous traversons . Un peu plus et il faudrait
allumer les phares. Comme hier de nombreux petits lacs asséchés par le
soleil exhibent leurs croûtes de sel blanche comme de la neige
.Lorsqu'il reste un peu d'eau , celle-ci prend des couleurs turquoises ,
éclatantes dans la lumière du matin . Nous croisons aussi un troupeau de
chevaux sauvages, courant comme des fous dans la steppe , peut être
effrayés par le bruit des véhicules . Il y a aussi beaucoup de
dromadaires et de chameaux livrés à eux mêmes qui battent la campagne ,
plus calmement certes : c'est curieux de voir les deux bosses des
chameaux balloter d'un côté et de l'autre comme des outres vides :
apparemment , ils n'ont pas bu depuis quelques jours ceux-là . Et puis
leurs larges pieds comme s'ils avaient chaussé des raquettes pour ne pas
s'enfoncer dans le sable, leur donnent une démarche un peu clownesque ,
je trouve .
Grâce à une chaussée au revêtement nickel ,nous parvenons à
maintenir une moyenne de plus de 85km/h , le rêve par rapport au 25km/h
d'hier sur la piste sableuse et bourrée de trous . En deux heures nous
avons déjà dégommé près de 180 bornes , cela nous permettra peut-être de
faire un petit extra vers la Mer Caspienne distante de 40 km d'Atyrau .
A peine avons-nous fini de discuter de cela ,qu'un flic m'arrête : après
avoir pris mon permis international , mon passeport et la carte grise ,
il m'oblige à le suivre et à monter dans sa voiture : il n'accuse
d'abord d'excès de vitesse alors que je suivais tranquillement une
voiture, puis de ne pas avoir mes phares allumés . Il me demande
froidement 100 dollars et insiste avec l'aide de son collègue .
Dominique , qui nous a rejoint téléphone devant eux à Rousman , ça
commence à les calmer un peu . Puis Claude et Clotilde arrive suivi de
peu par Bernard et Danièle . L'attroupement commencent à les intimider .
Pour ce donner une contenance ils commencent à visiter les différents
véhicules puis m'oblige à nouveau à les suivre dans leur voiture pour un
baroud d'honneur auquel je répond par l'indifférence . Ils finissent par
lâcher prise et me rendent mes papiers . Ouf! Merci Claude et Clotilde ,
merci Bernard et Danièle !
Quelques dizaines de kilomètres plus loin , en doublant deux
camping-cars qui n'avancent pas je me retrouve une fois de plus nez à
nez avec deux voitures de flics . C'est vraiment pas de pot , à croire
que ce n'est pas ma journée ! Heureusement que ceux-là ne donnent pas
suite ! Aussi je me dépêche de disparaitre derrière deux gros camions
tout en surveillant mes arrières dans les rétros . Malgré tous ces
contretemps nous arrivons à l'hôtel vers 13h30 pour demander des
explications afin d' aller voir la Mer Caspienne . Pour finir nous y
allons en suivant Bernard et Catherine qui ont les renseignements . Il
faut d'abord retraverser le fleuve Oural et le suivre jusqu'au bout de
son delta : on se perd dans une mer de roseaux sans pouvoir voir le
moindre centimètre de Caspienne , nous longeons juste quelques bras du
fleuve encombrés d'épaves . Nous décidons de manger là avant d'aller
faire le plein de gasoil et quelques courses de bouche pour le barbecue
de ce soir . Puis nous rentrons à l'hôtel Atyrau pour nous installer sur
un parking caillouteux et légèrement ombragé .
A la réunion du soir nous apprenons que huit d'entre nous ont
été arrêtés et que Gérard , notre président a du passer à la caisse pour
arriver à s'en sortir moyennant 40 euros . Comme ce soir c'est barbecue
, l'hôtel nous a gentiment dressé une table sous une terrasse couverte
et c'est le personnel qui s'occupe de la cuisson de notre viande pendant
que nous passons à l'apéro .C'est royal et nous passons une excellente
soirée avec Jean-Luc , Claude , Bernard
et leurs épouses .
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