Comme nous avons une grosse journée en perspective
aujourd'hui , avec la visite de Porec , une dernière baignade en
Adriatique et la route pour Venise , il n'est pas question de trainer au
lit : un seul café suffit . Pour ce qui est du plouf matinal , depuis
l'arrivée de l'automne, c'est fini ; ce matin le thermomètre indique 13
degrés ! Une bonne douche chaude au sanitaire du camping remplace la
baignade avantageusement suivi du petit déj et aussitôt on embraye sur
quelques courses au supermarché du camping ; puis Dominique enchaine
avec la check out pendant que j'envoie mes messages ; par contre le
blog lui ne veut pas partir !
Après une demi-heure de tournicotage dans Porec pour
trouver un parking qui accepte les camping-cars , nous descendons à
pieds vers la vieille ville en passant devant l'église Sainte Marie des
Anges et l'office de tourisme qui n'ont rien de particulier sur le plan
architectural , mais qui se révèle d'excellents points de repère . Par
chance en continuant tout droit vers la mer nous enfilons la Decumanus ,
l'artère romaine principale qui tire son nom de sa largeur permettant le
passage à 10 chevaux de front . Pavée de grosses dalles de pierre
patinées par deux mille ans de passage , elle tire son charme de la
façade des maisons qui la bordent ; ici au numéro 5 c'est la
reproduction d'un palais vénitien avec ses fenêtres à arcades bigéminées
d'où on s'attend à voir apparaitre Juliette cherchant du regard son
Roméo . Au numéro 9 c'est le baroque qui anime la façade du musée de la
ville . Plus loin un massif balcon de bois attire notre regard . Là ,
une arcade soutient un escalier de pierre qui gagne le premier étage .
Trop de curiosités qui attirent notre attention , notre tête tourne dans
tous les sens . Je n'arrive plus à suivre avec l'appareil photo et c'est
comme çà jusqu'à la place Marafor qui termine le Decumanus avec une note
de verdure et quelques terrasses : c'est ici que les romains palabraient
sur le forum.
Nous revenons sur nos pas avec le plus grand plaisir pour
aller voir de plus prés la basilique d'Euphrasius , un dès premier
évêque de Porec qui a voulu construire un lieu de culte capable de
contenir tous les premiers chrétiens du coin. Son projet étant trop
ambitieux , il dût le revoir à la baisse pour qu'il se réalise au VI
ème siècle : décorée de mosaïques et de fresques, elle fut longtemps
épargnée par l'occupation vénitienne . Actuellement on peut encore
admirer les mosaïques qui décoraient le sol et les voûtes ,
malheureusement il ne reste que quelques lambeaux de fresques peintes
sur les murs . Grâce à une petite cérémonie religieuse , nous pouvons
pénétrer les lieux fermés aujourd'hui dimanche . Merci monsieur le curé !
De retour dans la réalité actuelle , nous achetons un
magnifique ensemble pour Dominique fait d'un bracelet , ,d'une bague et
de boucles d'oreilles issus de la création d' un designer du cru .Cela
tombe bien puisque c'est son soixantième anniversaire dans quelques
jours ! Après une heure d'errance dans les magnifiques petites ruelles
qui donnent sur le vieux port , l'appareil photo à la main , nous
rentrons au camping-car pour trouver une plage sympathique , histoire de
clôturer notre séjour en Croatie en beauté . Nous finissons par trouver
notre bonheur du côté de Lanterna où un couple de cerbères nous interdit
l'accès en camping-car . Résultat nous continuons à pieds pour nous
baigner sur une belle plage , face au village de Novigrad . Par souci
pratique et puis il faut le dire, un peu par dépit , nous cassons la
croute sur place, devant la guérite de nos deux mal-embouchés .
Vers 14h00 , il faut se résoudre à prendre la route de
Venise et quitter la Croatie pour de bon . Il faut bien dire que nous
avons passer une dizaine de super journées de récupération après notre
périple de fous que nous ne sommes pas prés d'oublier ; c'est vraiment
un très beau pays qui gagne à être connu , même s'il est beaucoup
fréquenté par les touristes européens . Ce qui est sûr , c'est que nous
y reviendrons avec beaucoup de plaisir .
Nous quittons rapidement la côte pour traverser une mer
d'oliviers jusqu'à l'autoroute .Quelques vergers de figuiers jouent les
originaux au milieu de cette monoculture .Nous prenons la direction de
Trieste et nous tombons rapidement sur le premier poste frontière de la
Slovénie que nous traversons sur une quinzaine de kilomètres avant de
tomber sur la seconde douane : ici les formalités administratives se
résument à une simple présentation des passeports à travers le
pare-brise depuis le siège du copilote ! Une fois en Italie nous nous
tapons la traversée de l'immense zone industrielle de Trieste avant de
tomber sur l'autoroute de Venise . J'avoue que la monotonie s'installe
très vite , renforcée peut-être aussi par la baisse de l'attention en
période post prandiale . Résultat ,je refais surface lorsque nous
quittons l'autoroute à cinquante bornes de Venise pour traverser une
région envahie de canaux navigables en tous genres , coupés par moment
de ponts à bascule qui attirent notre attention . C'est quand même royal
de terminer la Route de la Soie en repassant par le pays de Marco Polo ,
la grande Venise ! Nous finissons par trouver un camping au bord de la
lagune relativement tranquille d'où en principe demain nous ne devrions
pas avoir trop de misère pour aller visiter la ville des amoureux . Je
devais bien ce petit détour à Dominique , notre trente huitième
anniversaire de mariage étant le 28 septembre !
mardi 27 septembre 2016
ppi étape 110 le 24 septembre 2016 Pula-Porec 50 km
Après une nuit d'enfer morcelée par la musique-techno
émanant du Byblos , grande discothéque à la mode sur la côte croate ,
nous avons les nerfs à fleur de peau ! Aussi comme hier, mais pas pour
les mêmes raisons, nous décidons de ne pas trainer au lit ce matin :
donc, un seul café dans la chambre avec lecture des guides touristiques
malgré tout et nous embrayons aussitôt sur le petit déjeuner . La veille
, j'ai eu la sagesse de m'avancer en faisant le plein d'eau , les
vidanges et l'appoint d'huile moteur . Aussi à 8h00 pétantes , nous
sommes à la réception pour boucler la check-out et récupérer mon
chargeur de batterie d'appareil photo . Nous en profitons pour acheter
quelques fruits à la boutique du camping dont la gérante nous aguiche
depuis quelques jours .
Dès que la route quitte le bord de mer, nous nous
mettons à traverser des oliveraies à perte de vue . Seuls quelques
murets de pierres sèches parviennent à rompre cette monotonie . On voit
également d'anciens hameaux composés de bories en parfait état de
conservation ,un peu comme dans la région de Gordes , au fin fond du
Vaucluse . Un peu partout des figuiers et des grenadiers sauvages
occupent les terres restées en friche . Lorsque nous retrouvons la mer ,
c'est pour découvrir une côte très plates, avec au large des chapelets
d'îles dénuées de relief également . Comme il est à peine 9h00 lorsque
nous arrivons à Rovinj , nous trouvons relativement facilement un
stationnement payant le long du trottoir, sur le port .Après nous avoir
sagement acquitté des 5 couronnes de péage , nous longeons les quais,
encore peu fréquentés par les touristes, pour nous diriger vers la
vieille ville, blottie autour de son énorme église . Avec des maisons
aussi étroites que hautes , peintes de couleurs vives , l'ensemble est
génial . Construit sur les pentes d'une colline , les ruelles du bourg
dégringolent jusqu'au port. Et la cerise sur le gâteau c'est ce premier
plan de barques de pêche multicolores qui se dandinent au grès de la
houle . Pas étonnant que Rovinj soit devenu le paradis de beaucoup de
peintres , installer ici depuis la Seconde Guerre Mondiale . Pressés de
découvrir un tel joyaux , nous grimpons avidement les calades faites de
galets et parfois garnies de marches . Par endroit un maigre espace
laissé libre entre les maisons, permet de voir la mer qui se brise sur
les rochers, un peu plus bas : si on se permet d'avancer jusque là ,on
est surpris de voir les façades arrières tomber à-pic dans les flots
bleus , un peu comme à Venise . Nous montons ainsi jusqu'à l'église d'où
la vue sur la baie et les îles voisines est superbe . Avec Dominique ,
j'essaie de prendre un maximum de vue des ruelles et des impasses
décorées de lanternes en fer forgé et de cordes à linge, garnies de
lessive colorée , pour nos prochaines aquarelles . Partout des volets à
lamelles , plus ou moins entrebâillés , donnent une multitude de taches
de couleur . Ne disposant que d'une heure à cause du parc-mètre , nous
sommes obligés d'écourter nos flâneries assez rapidement .
Quelque surprise lorsque nous retrouvons le
camping-car avec un sabot à la roue avant et de grandes étiquettes
collées sur les vitres et le pare-brise ! D'après la prune laissée
accrochée aux essuies-glaces , il faut appeler un numéro téléphonique
pour qu'on vienne nous libérer, moyennant 80 couronnes ,sous prétexte
que le stationnement est interdit aux camping-cars . Drôle de façon
d'accueillir les étrangers !
Décidés à ne plus jamais remettre les pieds dans une
localité aussi peu accueillante , nous prenons la direction de Porec ,
située à une trentaine de kilomètres plus au nord . Une fois de plus, la
route repart vers l'intérieur des terres : ici le relief devient plus
montagneux et la nature plus sauvage . C'est la domaine de la garrigue
et des chênes verts . Il parait que la région produit beaucoup de
truffes . A l'approche des villages que nous rencontrons , nous
traversons des vignobles plus ou moins bien entretenus . Puis la route
suit les pentes abruptes d'un fjord , rentré profondément dans les
terres ; son eau bleu turquoise tranche violemment avec le vert foncé
des buis et des épineux . Le GPS , décidé à bien travailler aujourd'hui
,nous conduit sans faille au camping programmé : occupant la totalité
d'une péninsule , nous n'avons aucun mal à trouver une place au bord de
l'eau . Un peu plus , nous étions en retard pour le plouf de milieu de
journée avec ce fâcheux contre-temps ! Nous nous baignons au pied du
camping-car ,dans une petite crique entourée de rochers où l'eau est
couleur aigue-marine ; pour un peu ,on se croirait en Polynésie !
Après l'incontournable épisode blog-toilette de
deuxième partie d'après midi instauré depuis nos derniers soucis
électrique il y a quelques jours , nous décidons avec Dominique
d'explorer notre nouveau Camping Paradis , histoire de se dégourdir les
jambes et de faire un peu d'ethnologie . Une sympathique piste cyclable
s'offre à nous pour faire le tour du propriétaire . Nous apprenons ainsi
que notre domaine possède 4 piscine dont deux immenses à débordement ,
un port de plaisance , une plage naturiste trois ou quatre supermarchés
, cinq ou six boutiques de fruits et légumes , un centre de massage ,
... Nous ne soupçonnions pas tout ça ! Nous marchons une bonne heure
sans pouvoir en faire le tour ! Nous rentrons juste pour assister au
coucher de soleil sur la baie et les îles .
émanant du Byblos , grande discothéque à la mode sur la côte croate ,
nous avons les nerfs à fleur de peau ! Aussi comme hier, mais pas pour
les mêmes raisons, nous décidons de ne pas trainer au lit ce matin :
donc, un seul café dans la chambre avec lecture des guides touristiques
malgré tout et nous embrayons aussitôt sur le petit déjeuner . La veille
, j'ai eu la sagesse de m'avancer en faisant le plein d'eau , les
vidanges et l'appoint d'huile moteur . Aussi à 8h00 pétantes , nous
sommes à la réception pour boucler la check-out et récupérer mon
chargeur de batterie d'appareil photo . Nous en profitons pour acheter
quelques fruits à la boutique du camping dont la gérante nous aguiche
depuis quelques jours .
Dès que la route quitte le bord de mer, nous nous
mettons à traverser des oliveraies à perte de vue . Seuls quelques
murets de pierres sèches parviennent à rompre cette monotonie . On voit
également d'anciens hameaux composés de bories en parfait état de
conservation ,un peu comme dans la région de Gordes , au fin fond du
Vaucluse . Un peu partout des figuiers et des grenadiers sauvages
occupent les terres restées en friche . Lorsque nous retrouvons la mer ,
c'est pour découvrir une côte très plates, avec au large des chapelets
d'îles dénuées de relief également . Comme il est à peine 9h00 lorsque
nous arrivons à Rovinj , nous trouvons relativement facilement un
stationnement payant le long du trottoir, sur le port .Après nous avoir
sagement acquitté des 5 couronnes de péage , nous longeons les quais,
encore peu fréquentés par les touristes, pour nous diriger vers la
vieille ville, blottie autour de son énorme église . Avec des maisons
aussi étroites que hautes , peintes de couleurs vives , l'ensemble est
génial . Construit sur les pentes d'une colline , les ruelles du bourg
dégringolent jusqu'au port. Et la cerise sur le gâteau c'est ce premier
plan de barques de pêche multicolores qui se dandinent au grès de la
houle . Pas étonnant que Rovinj soit devenu le paradis de beaucoup de
peintres , installer ici depuis la Seconde Guerre Mondiale . Pressés de
découvrir un tel joyaux , nous grimpons avidement les calades faites de
galets et parfois garnies de marches . Par endroit un maigre espace
laissé libre entre les maisons, permet de voir la mer qui se brise sur
les rochers, un peu plus bas : si on se permet d'avancer jusque là ,on
est surpris de voir les façades arrières tomber à-pic dans les flots
bleus , un peu comme à Venise . Nous montons ainsi jusqu'à l'église d'où
la vue sur la baie et les îles voisines est superbe . Avec Dominique ,
j'essaie de prendre un maximum de vue des ruelles et des impasses
décorées de lanternes en fer forgé et de cordes à linge, garnies de
lessive colorée , pour nos prochaines aquarelles . Partout des volets à
lamelles , plus ou moins entrebâillés , donnent une multitude de taches
de couleur . Ne disposant que d'une heure à cause du parc-mètre , nous
sommes obligés d'écourter nos flâneries assez rapidement .
Quelque surprise lorsque nous retrouvons le
camping-car avec un sabot à la roue avant et de grandes étiquettes
collées sur les vitres et le pare-brise ! D'après la prune laissée
accrochée aux essuies-glaces , il faut appeler un numéro téléphonique
pour qu'on vienne nous libérer, moyennant 80 couronnes ,sous prétexte
que le stationnement est interdit aux camping-cars . Drôle de façon
d'accueillir les étrangers !
Décidés à ne plus jamais remettre les pieds dans une
localité aussi peu accueillante , nous prenons la direction de Porec ,
située à une trentaine de kilomètres plus au nord . Une fois de plus, la
route repart vers l'intérieur des terres : ici le relief devient plus
montagneux et la nature plus sauvage . C'est la domaine de la garrigue
et des chênes verts . Il parait que la région produit beaucoup de
truffes . A l'approche des villages que nous rencontrons , nous
traversons des vignobles plus ou moins bien entretenus . Puis la route
suit les pentes abruptes d'un fjord , rentré profondément dans les
terres ; son eau bleu turquoise tranche violemment avec le vert foncé
des buis et des épineux . Le GPS , décidé à bien travailler aujourd'hui
,nous conduit sans faille au camping programmé : occupant la totalité
d'une péninsule , nous n'avons aucun mal à trouver une place au bord de
l'eau . Un peu plus , nous étions en retard pour le plouf de milieu de
journée avec ce fâcheux contre-temps ! Nous nous baignons au pied du
camping-car ,dans une petite crique entourée de rochers où l'eau est
couleur aigue-marine ; pour un peu ,on se croirait en Polynésie !
Après l'incontournable épisode blog-toilette de
deuxième partie d'après midi instauré depuis nos derniers soucis
électrique il y a quelques jours , nous décidons avec Dominique
d'explorer notre nouveau Camping Paradis , histoire de se dégourdir les
jambes et de faire un peu d'ethnologie . Une sympathique piste cyclable
s'offre à nous pour faire le tour du propriétaire . Nous apprenons ainsi
que notre domaine possède 4 piscine dont deux immenses à débordement ,
un port de plaisance , une plage naturiste trois ou quatre supermarchés
, cinq ou six boutiques de fruits et légumes , un centre de massage ,
... Nous ne soupçonnions pas tout ça ! Nous marchons une bonne heure
sans pouvoir en faire le tour ! Nous rentrons juste pour assister au
coucher de soleil sur la baie et les îles .
samedi 24 septembre 2016
ppi étape 109 le 23 septembre 2016 Pula
Pour finir nous avons décider de ne pas prendre le bus pour
aller visiter Pula ; aussi nous nous préparons de bonne heure pour
trouver plus facilement du stationnement dans ce qui est la capitale de
l'Istrie . Donc pas question de s'octroyer un bain en mer , ni même un
deuxième café au lit . A 7h45 ,nous récupérons les batteries de
l'appareil photo mis en charge à la réception du camping et hop , cap
sur la mégalopole .
Nous trouvons par chance un parking spécifique camping-car
sur le port de pêche qui est quasiment désert à cette heure . Nous
commençons la visite par les arènes qui sont parmi les mieux conservées
du monde romain : en effet les trois étages d'arcades sont encore
intactes sur la totalité du périmètre ce qui est remarquable pour une
construction de 135 mètres de diamètre ,datant d'Auguste, au II ème
siècle de notre ère . C'est superbe car la pierre prend des reflets
dorés au soleil levant et puis ce qui est formidable c'est que les
touristes ne sont pas encore levés , nous avons l'amphithéâtre pour
nous tout seul , le panard ! Aussi nous le dégustons calmement en en
faisant tranquillement le tour à pieds , histoire de pouvoir tirer une
multitude de clichés . Mais le moment le plus exquis c'est quand même
lorsque nous voyons la baie et le port au travers ses multiples
ouvertures . De nombreux ouvriers sous la direction d'archéologues sont
encore entrain de fouiller les alentours . Puis nos pas nous mènent à la
Porte Jumelle , une des trois ouvertures des remparts romains . De là ,
nous redescendons vers le port pour aller voir la cathédrale dont
l'architecture très massive , rappelle que la première construction
remonte au IV ème siècle . Les remaniements les plus récents datent du
XII ème siècle , c'est à dire de l'époque romane . Comme elle est
malheureusement fermée aujourd'hui nous ne pourrons pas en admirer les
fresques intérieures .
En continuant vers le centre de la vieille ville nous tombons
sur le forum romain qui sert encore de place centrale avec l'hôtel de
ville d'un coté et l'office du tourisme de l'autre , sans compter les
quatre ou cinq terrasses qui l'animent .A côté de la mairie se dresse
encore gaillardement le temple d'Auguste qui ressemble beaucoup à la
Maison Carré de Nîmes avec ses deux rangées de colonnes corinthiennes
qui soutiennent le porche . Il parait qu'une bombe l'aurait démantelé
totalement en 1945 . En continuant à remonter de petites ruelles très
pittoresques , nous arrivons ensuite à la chapelle Sainte Marie de
Formose , magnifique construction du VI ème siècle dans le style
byzantin que j'adore , commandité par l'évêque de Ravenne .
Malheureusement , celle-ci est fermée également en raison de fouilles
archéologiques dans le jardin attenant . Nous nous rattrapons en allant
voir d'autres mosaïques , romaines celles-la ,de toute beauté , mises à
jour un peu plus loin ; c'est admirable de voir avec quelle finesse les
motifs étaient déjà exécutés ; c'est vraiment un travail remarquable sur
le plan artistique .
Puis nous prenons un expresso à l'italienne en terrasse
avant de grimper vers la citadelle en empruntant des ruelles garnies de
larges marches pavées . Nous passons devant le monastère des
Franciscains avant d'atteindre le petit théâtre romain qui domine la
ville et le port , un peu comme à Taormine en Sicile . De là nous
gagnons les remparts de la forteresse datant de la domination vénitienne
. Elle abrite maintenant le musée de la marine que nous boudons
volontairement , décidés à nous consacrer au musée archéologique
installé dans la basse-ville . Malheureusement celui-ci est fermé
exceptionnellement aujourd'hui : décidément nous n'avons vraiment pas de
chance ! Nous compensons par un tour sur le marché , très animé et très
coloré ,surtout celui aux poissons et aux fruits et légumes . Puis nous
rentrons en admirant au passage la Porte d'Hercule , seconde ouverture
dans le rempart romain qui permettait l'accès au port .
Nous récupérons alors le camping-car pour aller à l'autre
bout de la ville moderne ,voir l'aquarium installé dans un vieux fort .
Nous y découvrons des milliers de sortes de poissons locaux mais aussi
exotiques aux couleurs magnifiques . Arrivés à saturation , nous
décidons de rentrer au camping pour nous offrir un super plouf , un
verre d'ouzo à la main . C'est royal de pouvoir poser son godet et ses
olives sur les rochers entre deux coups de brasse !
aller visiter Pula ; aussi nous nous préparons de bonne heure pour
trouver plus facilement du stationnement dans ce qui est la capitale de
l'Istrie . Donc pas question de s'octroyer un bain en mer , ni même un
deuxième café au lit . A 7h45 ,nous récupérons les batteries de
l'appareil photo mis en charge à la réception du camping et hop , cap
sur la mégalopole .
Nous trouvons par chance un parking spécifique camping-car
sur le port de pêche qui est quasiment désert à cette heure . Nous
commençons la visite par les arènes qui sont parmi les mieux conservées
du monde romain : en effet les trois étages d'arcades sont encore
intactes sur la totalité du périmètre ce qui est remarquable pour une
construction de 135 mètres de diamètre ,datant d'Auguste, au II ème
siècle de notre ère . C'est superbe car la pierre prend des reflets
dorés au soleil levant et puis ce qui est formidable c'est que les
touristes ne sont pas encore levés , nous avons l'amphithéâtre pour
nous tout seul , le panard ! Aussi nous le dégustons calmement en en
faisant tranquillement le tour à pieds , histoire de pouvoir tirer une
multitude de clichés . Mais le moment le plus exquis c'est quand même
lorsque nous voyons la baie et le port au travers ses multiples
ouvertures . De nombreux ouvriers sous la direction d'archéologues sont
encore entrain de fouiller les alentours . Puis nos pas nous mènent à la
Porte Jumelle , une des trois ouvertures des remparts romains . De là ,
nous redescendons vers le port pour aller voir la cathédrale dont
l'architecture très massive , rappelle que la première construction
remonte au IV ème siècle . Les remaniements les plus récents datent du
XII ème siècle , c'est à dire de l'époque romane . Comme elle est
malheureusement fermée aujourd'hui nous ne pourrons pas en admirer les
fresques intérieures .
En continuant vers le centre de la vieille ville nous tombons
sur le forum romain qui sert encore de place centrale avec l'hôtel de
ville d'un coté et l'office du tourisme de l'autre , sans compter les
quatre ou cinq terrasses qui l'animent .A côté de la mairie se dresse
encore gaillardement le temple d'Auguste qui ressemble beaucoup à la
Maison Carré de Nîmes avec ses deux rangées de colonnes corinthiennes
qui soutiennent le porche . Il parait qu'une bombe l'aurait démantelé
totalement en 1945 . En continuant à remonter de petites ruelles très
pittoresques , nous arrivons ensuite à la chapelle Sainte Marie de
Formose , magnifique construction du VI ème siècle dans le style
byzantin que j'adore , commandité par l'évêque de Ravenne .
Malheureusement , celle-ci est fermée également en raison de fouilles
archéologiques dans le jardin attenant . Nous nous rattrapons en allant
voir d'autres mosaïques , romaines celles-la ,de toute beauté , mises à
jour un peu plus loin ; c'est admirable de voir avec quelle finesse les
motifs étaient déjà exécutés ; c'est vraiment un travail remarquable sur
le plan artistique .
Puis nous prenons un expresso à l'italienne en terrasse
avant de grimper vers la citadelle en empruntant des ruelles garnies de
larges marches pavées . Nous passons devant le monastère des
Franciscains avant d'atteindre le petit théâtre romain qui domine la
ville et le port , un peu comme à Taormine en Sicile . De là nous
gagnons les remparts de la forteresse datant de la domination vénitienne
. Elle abrite maintenant le musée de la marine que nous boudons
volontairement , décidés à nous consacrer au musée archéologique
installé dans la basse-ville . Malheureusement celui-ci est fermé
exceptionnellement aujourd'hui : décidément nous n'avons vraiment pas de
chance ! Nous compensons par un tour sur le marché , très animé et très
coloré ,surtout celui aux poissons et aux fruits et légumes . Puis nous
rentrons en admirant au passage la Porte d'Hercule , seconde ouverture
dans le rempart romain qui permettait l'accès au port .
Nous récupérons alors le camping-car pour aller à l'autre
bout de la ville moderne ,voir l'aquarium installé dans un vieux fort .
Nous y découvrons des milliers de sortes de poissons locaux mais aussi
exotiques aux couleurs magnifiques . Arrivés à saturation , nous
décidons de rentrer au camping pour nous offrir un super plouf , un
verre d'ouzo à la main . C'est royal de pouvoir poser son godet et ses
olives sur les rochers entre deux coups de brasse !
vendredi 23 septembre 2016
ppi étape 108 le22 septembre 2016 Ile de Pag-Pula 250 km
Nous ne sommes jamais partis si tôt d'un camping : il est à
peine 8h00 et je me demande même si la taulière sera levée pour faire
notre check-out ! Il faut dire que nous n'avons vraiment pas envie de
moisir ici , au Camping-Paradis, ce n'est pas notre tasse de thé ! Et
puis avec les 16 degrés de ce matin , ce n'est pas la baignade qui va
nous retarder : c'est dommage le soleil est de retour avec un magnifique
ciel bleu mais le vent des îles , le bura est bel et bien installé , et
il est glacé le bougre . Aussi dès que nous avons dégommé notre petit
déjeuner avec un soupçon de chauffage dans le camping-car , nous fonçons
à la réception . Pour finir nous nous en sortons avec 140 couronnes soit
20 euros , je suis étonné du peu vu l'ambiance !
Nous prenons la direction de l'Istrie , une région vinicole qui
occupe une péninsule triangulaire au nord de la Croatie .Pour cela il
faut d'abord gagner le nord de l'ile de Pag où nous devons prendre un
ferry pour rejoindre le continent . Nous sommes surpris à la fois par la
taille importante de Pag dans le sens nord-sud et aussi par son relief
très montagneux . Par contre comme hier dans la partie sud , c'est
l'absence totale de végétation qui choque le plus : des bouquets de
thym sauvage , un peu d'herbes rases et quelques chardons voilà tout ce
qui sert à nourrir les troupeaux de brebis dont le lait sert à faire le
célèbre Paski Sir connu dans le monde entier . Nous nous arrêtons
d'ailleurs à Novalja dans une fromagerie pour acheter un morceau de
chèvres et un de brebis ainsi qu'un peu de vin de l'île car il parait
que sur la côte Est il y aurait quelques vignobles ! En repartant du
village nous sommes surpris de voir de longs murs de pierres sèches
partager le flanc des monts en bandes parallèles : ce doit être pour
protéger la maigre végétation des vents violents qui balaient l'ile
l'hiver . La route , après avoir franchi un crête , plonge vers la côte
Est pour atteindre l'embarcadère où attend déjà une longue file de
voitures et de camping-car . Le vent , plus violent que jamais lève une
houle sévère et disperse la crête des vagues en nuage d'embruns .
Aussitôt Dominique, qui a le pied marin surdimensionné ,est prête à
rebrousser chemin pour emprunter le pont qui rejoint le continent au sud
de l'île . Moyennant 250 couronnes , nous montons à bord après dix
minutes d'attente , tout au plus . Par chance , comme c'est déjà un gros
ferry , il parvient à embarquer tout le monde . Malgré une mer
particulièrement démontée , celui-ci ne bouge quasiment pas et Dominique
restée à bord du camping-car parvient à se décontracter .
Dès que nous quittons l'embarcadère , coté continent , la
route grimpe sévèrement la montagne , accrochée à une falaise qui tombe
à-pic dans les flots bleus de l'Adriatique . Au large nous assistons à
un défilé d'iles et ilots plus pelés les uns que les autres et pourtant
habités à en juger par les ponts et les bacs qui les desservent . On
voit d'ailleurs dépasser au dessus de la crête des monts, des toitures
et des clochers . Il faut parcourir au moins cent bornes avant de
retrouver les paysages verdoyants habituels de Croatie ainsi que les
petites criques aux eaux turquoises où sont nichés de jolis port de
pêches . Malheureusement cela ne dure pas car à partir de Rijeka , nous
nous enfonçons dans les terres . Il faut dire que le GPS veut à tout
prix nous faire récupérer l'autoroute qui mène à Pula . Décidés à
trouver un petit coin tranquille pour casser la croute , nous finissons
par quitter l'A8 et prendre une petite route qui rejoint la côte .
Au bord d'une clairière tranquille , nous nous offrons une
dégustation de différents Paski-Sir et de charcuterie de l'île de Pag
accompagnés d'un petit Chardonnay blanc du coin fort sympathique . Avec
une petite salade de roquette c'est royal !
Après un aussi agréable intermède , les dernières cinquante
bornes passent comme une lettre à la poste et nous trouvons relativement
facilement à nous loger au camping Brioni occupant une petite presqu'île
au nord de Pula : en plus nous trouvons un emplacement sous les pins ,
face à l'eau ; une invitation à la baignade que nous ne pouvons
décemment pas décliner...! Cinq minutes plus tard nous renouons avec les
plaisirs de la baignade , abandonné depuis vingt quatre heures à cause
de la météo un peu trop automnale . Puis , une fois de plus je suis
obligé de pratiquer le blog-toilette , faute de puissance électrique au
camping-car : il commence à me courir les campings avec leur prise
électrique d'opérette ! Heureusement que j'ai la technique maintenant
avec mon petit pliant et mon transfo dans la poche ! Cette fois-ci je
crois que j'ai franchi la vitesse supérieure car plusieurs usagers des
douches se sont adressés à moi comme ci j'étais l'employé responsable de
l'entretien des sanitaires !!
Encore un coucher de soleil , pas dégeu du tout , qui
accompagne l'apéro du soir , face à nous, sur la baie ! C'est vraiment
très dur la vie de retraité ...
peine 8h00 et je me demande même si la taulière sera levée pour faire
notre check-out ! Il faut dire que nous n'avons vraiment pas envie de
moisir ici , au Camping-Paradis, ce n'est pas notre tasse de thé ! Et
puis avec les 16 degrés de ce matin , ce n'est pas la baignade qui va
nous retarder : c'est dommage le soleil est de retour avec un magnifique
ciel bleu mais le vent des îles , le bura est bel et bien installé , et
il est glacé le bougre . Aussi dès que nous avons dégommé notre petit
déjeuner avec un soupçon de chauffage dans le camping-car , nous fonçons
à la réception . Pour finir nous nous en sortons avec 140 couronnes soit
20 euros , je suis étonné du peu vu l'ambiance !
Nous prenons la direction de l'Istrie , une région vinicole qui
occupe une péninsule triangulaire au nord de la Croatie .Pour cela il
faut d'abord gagner le nord de l'ile de Pag où nous devons prendre un
ferry pour rejoindre le continent . Nous sommes surpris à la fois par la
taille importante de Pag dans le sens nord-sud et aussi par son relief
très montagneux . Par contre comme hier dans la partie sud , c'est
l'absence totale de végétation qui choque le plus : des bouquets de
thym sauvage , un peu d'herbes rases et quelques chardons voilà tout ce
qui sert à nourrir les troupeaux de brebis dont le lait sert à faire le
célèbre Paski Sir connu dans le monde entier . Nous nous arrêtons
d'ailleurs à Novalja dans une fromagerie pour acheter un morceau de
chèvres et un de brebis ainsi qu'un peu de vin de l'île car il parait
que sur la côte Est il y aurait quelques vignobles ! En repartant du
village nous sommes surpris de voir de longs murs de pierres sèches
partager le flanc des monts en bandes parallèles : ce doit être pour
protéger la maigre végétation des vents violents qui balaient l'ile
l'hiver . La route , après avoir franchi un crête , plonge vers la côte
Est pour atteindre l'embarcadère où attend déjà une longue file de
voitures et de camping-car . Le vent , plus violent que jamais lève une
houle sévère et disperse la crête des vagues en nuage d'embruns .
Aussitôt Dominique, qui a le pied marin surdimensionné ,est prête à
rebrousser chemin pour emprunter le pont qui rejoint le continent au sud
de l'île . Moyennant 250 couronnes , nous montons à bord après dix
minutes d'attente , tout au plus . Par chance , comme c'est déjà un gros
ferry , il parvient à embarquer tout le monde . Malgré une mer
particulièrement démontée , celui-ci ne bouge quasiment pas et Dominique
restée à bord du camping-car parvient à se décontracter .
Dès que nous quittons l'embarcadère , coté continent , la
route grimpe sévèrement la montagne , accrochée à une falaise qui tombe
à-pic dans les flots bleus de l'Adriatique . Au large nous assistons à
un défilé d'iles et ilots plus pelés les uns que les autres et pourtant
habités à en juger par les ponts et les bacs qui les desservent . On
voit d'ailleurs dépasser au dessus de la crête des monts, des toitures
et des clochers . Il faut parcourir au moins cent bornes avant de
retrouver les paysages verdoyants habituels de Croatie ainsi que les
petites criques aux eaux turquoises où sont nichés de jolis port de
pêches . Malheureusement cela ne dure pas car à partir de Rijeka , nous
nous enfonçons dans les terres . Il faut dire que le GPS veut à tout
prix nous faire récupérer l'autoroute qui mène à Pula . Décidés à
trouver un petit coin tranquille pour casser la croute , nous finissons
par quitter l'A8 et prendre une petite route qui rejoint la côte .
Au bord d'une clairière tranquille , nous nous offrons une
dégustation de différents Paski-Sir et de charcuterie de l'île de Pag
accompagnés d'un petit Chardonnay blanc du coin fort sympathique . Avec
une petite salade de roquette c'est royal !
Après un aussi agréable intermède , les dernières cinquante
bornes passent comme une lettre à la poste et nous trouvons relativement
facilement à nous loger au camping Brioni occupant une petite presqu'île
au nord de Pula : en plus nous trouvons un emplacement sous les pins ,
face à l'eau ; une invitation à la baignade que nous ne pouvons
décemment pas décliner...! Cinq minutes plus tard nous renouons avec les
plaisirs de la baignade , abandonné depuis vingt quatre heures à cause
de la météo un peu trop automnale . Puis , une fois de plus je suis
obligé de pratiquer le blog-toilette , faute de puissance électrique au
camping-car : il commence à me courir les campings avec leur prise
électrique d'opérette ! Heureusement que j'ai la technique maintenant
avec mon petit pliant et mon transfo dans la poche ! Cette fois-ci je
crois que j'ai franchi la vitesse supérieure car plusieurs usagers des
douches se sont adressés à moi comme ci j'étais l'employé responsable de
l'entretien des sanitaires !!
Encore un coucher de soleil , pas dégeu du tout , qui
accompagne l'apéro du soir , face à nous, sur la baie ! C'est vraiment
très dur la vie de retraité ...
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