Dur , dur de récupérer avec un soleil hardant dès 3h00 du matin
. Surtout qu'avec la chaleur nous sommes obligés de dormir avec fenêtres
et volets grand ouvert pour essayer d'établir un courant d'air ;
résultat la chambre est vite transformé en solarium . Il est temps de
changer de fuseau horaire . Dans ces conditions dès 5h00 on s'active à
la mise à jour du blog , au rangement des photos et au nettoyage du
camping-car .
Vers 7h30 je vais chercher de l'aide auprès de Jean-Yves ,
notre mécano , pour régler mon problème électrique . Grâce à notre pile
thermique qui a tourné toute la nuit , nous avons un peu de jus dans nos
batteries au lithium ce matin . Après une demi-heure d'examen et de
vérifications , le diagnostic tombe : l'alternateur est trop sollicité
par le fait que nous roulons avec les codes allumés , avec le frigo qui
tourne sur batterie et bien sûr la clim de la cabine qui est à bloque .
Résultat , nous avons beau avoir 260 ampères d'accu high tech , ceux-ci
ne sont pas assez chargés , même par nos 450 km quotidien . Résultat ,
la clim de l'habitation a absorbé hier en moins de trois heures
l'énergie accumulée .
Rassurés ,nous pouvons prendre le bus vers 9h00 pour la visite
de Kazan , capital du Tatarstan . Notre guide "Fleur de rose" est une
grosse tatare qui roule les "r" à la soviète avec malgré tout quelques
traits du visage , arabes ; en effet les Tatares sont d'origine turque .
C'est le pays le plus riche de la fédération russe avec ses gisements de
gaz naturel et de pétrole . Il est aussi doté d'une forte industrie :
fabrication d'avion , d'hélicoptère et de camions , les fameux Kamaz qui
ont fait la gloire de l'Armée Rouge et qui gagnent toujours le
Pari-Dakar camion . Très fière de son pays , elle nous montre au passage
une quinzaine d'université et d'écoles supérieures , des grands gymnases
, les hautes torchères de complexes pétrochimiques pour enfin gagner
le Kremlin , forteresse crénelée qui occupe les hauteurs de la villes ;
Ivan le Terrible avait eu beaucoup de mal à venir à bout de ce bastion
turc et s'était vengé en détruisant la ville complétement .A l'intérieur
des remparts blanchis à la chaux nous visitons la grande mosquée
reconstruite au début des années 2000 avec un luxe inouï de marbre , de
dorures et de céramiques : un lustre de 2 tonnes et demi en cristal de
Bohème descend de la coupole principale pour scintiller de mille éclats
. On voit que les émirats arabes sont passés par là pour financer la
construction . Quatre minarets haut de plus de soixante mètres se
dressent au angle du bâtiment comme des bougies sur un gâteau . Toutes
les toitures sont d'un bleu vif qui ressort sur la maçonnerie blanche .
En face la cathédrale orthodoxe de l'Annonciation essaie de jouer à jeu
égal mais c'est difficile malgré sa série de gros bulbes qui décorent la
toiture .Par contre , à l'intérieur , il n'y a pas photo , ici çà
dégouline de dorures en tout genre , chandeliers , cadres d'icônes
,grilles , encensoirs , ... à en donner la nausée !
Plus loin se dresse la tour penchée , erreur architecturale , avec
malgré tout un joli mouvement de torsade dû au jeu des briques qui la
composent . Derrière , c'est le palais présidentiel sur lequel flotte le
drapeau russe (blanc,bleu, rouge) et le drapeau tatare (rouge et vert) .
Nous quittons ensuite le Kremlin , en bus , pour aller voir la
Volga de plus prés que nous traversons sur un magnifique pont suspendu
dont les immenses piliers dessinent un M car celui-ci a été construit
pour fêter le passage au troisième millénaire . Un violent orage
écourte, par chance pour nous, ce qui fait la fierté des habitants de
Kazan: le théâtre de marionnettes et une espèce de parc de jeu familial
construit en rondins au milieu d'un jardin fleuri .
La pose déjeuner se fait dans une espèce de self , soit disant
spécialisé dans la cuisine tatare : on nous sert une assiette de
crudités suivie d'une sorte de bouillon très gras avec des pâtes , un
morceau de viande hachée indéfinissable accompagné de deux crêpes de
pomme de terres ; le dessert , plus couleur local , est un petit gâteau
fait d'un assemblage de morceaux de pâte à tarte avec du miel .
L'après midi est consacré à la visite du monastère orthodoxe de
Raïfa situé à 18 kilomètres de Kazan : vingt minutes de bus qui ont
raison de la plupart des ppistes qui se mettent à ronfler . ll faut dire
que le grand beau est revenu entre temps et que le thermomètre voisine
les 35 degrés ! Dans un écrin de verdure , au bord d'un lac , les
bâtiments , bien que modestes se trouvent fortement mis en valeur . De
beaux clochers , de jolies bulbes colorés certes , mais rien de
grandiose cependant comme à Moscou . Une enceinte crénelée , des mûrs
blanchis à la chaux , des toitures bleues ou vertes , c'est le domaine
de la sobriété qui contraste avec l'intérieur dégoulinant de dorures et
d'icônes .Ce qui est agréable c'est que notre visite s'effectue au son
des chants de deux popes en costume .La ferveur des autochtones nous
émeut ;il s'agit essentiellement de femmes , les cheveux cachés sous de
grands foulards , à genoux sur les dalles de pierre pour prier ou
embrassant dévotement toute une série d'icônes .Malgré un short très
long et mes mi-bas de contention , je finis par me faire sortir par une
espèce de cerbère barbu qui m'aboie dessus méchamment en me montrant du
doigt la porte de sortie . Je ne savais pas que mes genoux pouvaient
faire un tel effet !
De retour au camping à une heure raisonnable , nous décidons de
faire griller au barbecue ce soir grâce au bon soin de Roger qui si
colle dès la fin de la réunion . Et nous terminons la soirée en goûtant
la vodka de Kazan que j'ai acheté hier à Métro : d'un avis général elle
semble un peu plus parfumée que les autres .
mardi 21 juin 2016
lundi 20 juin 2016
ppi éttattattatape 13 le 19 juin 2016 Nizi Novgorod Kazan 460 km
L'étape d'hier avec ces 11 heures de volant a laissé des
séquelles à en juger par l'état des troupes! ce matin : tout çà pour à
peine 450 bornes ,37 km/h de moyenne, çà promet du plaisir jusque
Irtkoursk ! Il parait que certains équipages sont arrivés jusqu'à minuit
avec ces maudits travaux .Le dernier s'est même ensablé dans la
clairière où nous sommes installés au bord du lac ; vaincus par la
fatigue , ils ont tout laissé tel que pour aller se coucher
immédiatement . Avec un peu de terrassement et la bonne volonté de
quelques ppistes nous les sortons d'affaire avant de reprendre la route
vers 8h15 . Le thermomètre affiche déjà plus de trente degrés , çà promet !
Après une nuit d'à peine cinq heures ,nous prenons la
direction de Niki-Novgorod , un nom qui fait penser à Michel Stroggof et
les grandes ballades en troïka dans la steppe couverte de neige .Pour
contourner cette grande ville ,il faut d'abord enjamber la Volga puis la
route tourne à gauche pour suivre le fleuve le long d'une corniche , ce
qui nous permet d'avoir une vue panoramique sur une grande ville moderne
sans grand intérêt pour nous . Dès que nous retrouvons la nature , le
relief devient vallonné et se couvre de forêt de sapins .La circulation
est plus fluide ce matin ,c'est vrai que nous sommes dimanche . Mais
malgré tout , nous sommes ralentis par le très mauvais état de la route
et par un déballage de police hors du commun : des dizaines de radars
mobiles et fixes , des gyrophares partout et même des voitures
banalisées postées au bord de la route . Il faut vraiment faire très
attention , nous avons encore les mises en garde d'Aldar dans les
oreilles ; ce matin il a complété le chapitre de la prévention routière
:" attention aux auto-écoles qu'on reconnait par lettre Y collée
derrière ,très mauvais chauffeur et aux jeunes permis ( un d'exclamation
dans un triangle jaune), aie! aie !aie !... très très dangereux ? Déjà
conducteur russe très spécial , alors jeune pilote ...attention ! de gasoil"
Le grand beau de ce matin nous quitte pour laisser place à de
gros nuages noirs d'orage qui ne tarde pas à éclater . C'est
malheureusement ce moment là que nous choisissons pour faire le plein de
gasoil ! Encore de deux heures de volant à éviter les trous et les flics
et nous décidons de quitter la M7 pour trouver un petit coin sympa au
bord d'un petit lac pour manger dans l'herbe , le grand beau étant
revenu . Marc prend deux villageoises en stop ;de ce fait d'autres
n'hésitent à venir dire bonjour et regarder la carte géographique
expliquant notre périple . Nous leur en donnons des exemplaires qu''elle
me demande de dédicacer ! Dominique donne des casquettes publicitaires
"Izuzu" à deux gamines blondes à la peau claire qui se trainent sans
rien sur la tête : c'est l'euphorie . Quelques autochtones sont
également venus au bord de l'eau pour passer le dimanche à pêcher , à se
baigner et aussi pique-niquer .La vie simple et tranquille de ces
campagnards nous rappelle la douceur de notre enfance et c'est très
agréable après la brutalité de la vie citadine à Moscou que nous venons
de subir .
En reprenant la route nous constatons que le thermomètre du
camping-car atteint 35 degrés à l'ombre . Et c'est reparti pour quelques
heures de tape-cul sur la M7 . Le relief vallonné de la région de
Novgorod a de nouveau fait place à l'interminable plaine russe couverte
de forêts de sapins et de bouleaux . Le ralentissement à 60 km/h nous
permet dans la traversée des villages d'admirer les isbas colorées ,
alignées le long de la route . Nous ne nous en lassons pas : rien à voir
avec le folklore organisé de Souzdal , visitée hier . Il y également le
cortège habituel de petits marchands , installés sur les bas-côtés ,
vendant des cornichons , des fraises , des pommes de terre noires , des
châles , des tapis et même des petits objets en bois sculpté .
A une quarantaine de kilomètres de l'arrivée nous franchissons
la frontière entre Russie et Tatarstan , pays relativement indépendant
de la fédération des états russes dont la capitale est Kazan . Après
avoir traverser quelques petites collines nous nous retrouvons nez à nez
avec la Volga , énorme fleuve que nous traversons pour gagner la
capitale tatare et ces inévitables bouchons du dimanche en fin d'après
midi : beaucoup d'autochtones sont allés se baigner sur les nombreuses
plages installées le long du fleuve et sur les étangs voisins qui en
dépendent .
Avant d'aller nous installer au camping , nous nous arrêtons chez Métro
pour faire quelques courses de victuailles et surtout de produits
anti-moustiques car çà fait déjà deux fois que nous subissons de
violentes attaques .
Ce soir nous pique-niquons sur le parking d'un hôtel qui nous
sert de camping : pas d'eau , pas de vidange possible , du macadam sous
les pieds , nos organisateurs n'ont trouvé que cela ...! Pour une fois
que nous finissons tôt , il faut subir les 35 degrés sur le taremac !!!
Heureusement que la haute stature de l'hôtel nous procure un peu
d'ombre. Et pour couronner le tout , un problème de batterie qui nous
prive de clim , de lumière et d'eau jusqu'à demain matin . Le moral est
au beau-fixe pour l'équipage numéro 1 ...
séquelles à en juger par l'état des troupes! ce matin : tout çà pour à
peine 450 bornes ,37 km/h de moyenne, çà promet du plaisir jusque
Irtkoursk ! Il parait que certains équipages sont arrivés jusqu'à minuit
avec ces maudits travaux .Le dernier s'est même ensablé dans la
clairière où nous sommes installés au bord du lac ; vaincus par la
fatigue , ils ont tout laissé tel que pour aller se coucher
immédiatement . Avec un peu de terrassement et la bonne volonté de
quelques ppistes nous les sortons d'affaire avant de reprendre la route
vers 8h15 . Le thermomètre affiche déjà plus de trente degrés , çà promet !
Après une nuit d'à peine cinq heures ,nous prenons la
direction de Niki-Novgorod , un nom qui fait penser à Michel Stroggof et
les grandes ballades en troïka dans la steppe couverte de neige .Pour
contourner cette grande ville ,il faut d'abord enjamber la Volga puis la
route tourne à gauche pour suivre le fleuve le long d'une corniche , ce
qui nous permet d'avoir une vue panoramique sur une grande ville moderne
sans grand intérêt pour nous . Dès que nous retrouvons la nature , le
relief devient vallonné et se couvre de forêt de sapins .La circulation
est plus fluide ce matin ,c'est vrai que nous sommes dimanche . Mais
malgré tout , nous sommes ralentis par le très mauvais état de la route
et par un déballage de police hors du commun : des dizaines de radars
mobiles et fixes , des gyrophares partout et même des voitures
banalisées postées au bord de la route . Il faut vraiment faire très
attention , nous avons encore les mises en garde d'Aldar dans les
oreilles ; ce matin il a complété le chapitre de la prévention routière
:" attention aux auto-écoles qu'on reconnait par lettre Y collée
derrière ,très mauvais chauffeur et aux jeunes permis ( un d'exclamation
dans un triangle jaune), aie! aie !aie !... très très dangereux ? Déjà
conducteur russe très spécial , alors jeune pilote ...attention ! de gasoil"
Le grand beau de ce matin nous quitte pour laisser place à de
gros nuages noirs d'orage qui ne tarde pas à éclater . C'est
malheureusement ce moment là que nous choisissons pour faire le plein de
gasoil ! Encore de deux heures de volant à éviter les trous et les flics
et nous décidons de quitter la M7 pour trouver un petit coin sympa au
bord d'un petit lac pour manger dans l'herbe , le grand beau étant
revenu . Marc prend deux villageoises en stop ;de ce fait d'autres
n'hésitent à venir dire bonjour et regarder la carte géographique
expliquant notre périple . Nous leur en donnons des exemplaires qu''elle
me demande de dédicacer ! Dominique donne des casquettes publicitaires
"Izuzu" à deux gamines blondes à la peau claire qui se trainent sans
rien sur la tête : c'est l'euphorie . Quelques autochtones sont
également venus au bord de l'eau pour passer le dimanche à pêcher , à se
baigner et aussi pique-niquer .La vie simple et tranquille de ces
campagnards nous rappelle la douceur de notre enfance et c'est très
agréable après la brutalité de la vie citadine à Moscou que nous venons
de subir .
En reprenant la route nous constatons que le thermomètre du
camping-car atteint 35 degrés à l'ombre . Et c'est reparti pour quelques
heures de tape-cul sur la M7 . Le relief vallonné de la région de
Novgorod a de nouveau fait place à l'interminable plaine russe couverte
de forêts de sapins et de bouleaux . Le ralentissement à 60 km/h nous
permet dans la traversée des villages d'admirer les isbas colorées ,
alignées le long de la route . Nous ne nous en lassons pas : rien à voir
avec le folklore organisé de Souzdal , visitée hier . Il y également le
cortège habituel de petits marchands , installés sur les bas-côtés ,
vendant des cornichons , des fraises , des pommes de terre noires , des
châles , des tapis et même des petits objets en bois sculpté .
A une quarantaine de kilomètres de l'arrivée nous franchissons
la frontière entre Russie et Tatarstan , pays relativement indépendant
de la fédération des états russes dont la capitale est Kazan . Après
avoir traverser quelques petites collines nous nous retrouvons nez à nez
avec la Volga , énorme fleuve que nous traversons pour gagner la
capitale tatare et ces inévitables bouchons du dimanche en fin d'après
midi : beaucoup d'autochtones sont allés se baigner sur les nombreuses
plages installées le long du fleuve et sur les étangs voisins qui en
dépendent .
Avant d'aller nous installer au camping , nous nous arrêtons chez Métro
pour faire quelques courses de victuailles et surtout de produits
anti-moustiques car çà fait déjà deux fois que nous subissons de
violentes attaques .
Ce soir nous pique-niquons sur le parking d'un hôtel qui nous
sert de camping : pas d'eau , pas de vidange possible , du macadam sous
les pieds , nos organisateurs n'ont trouvé que cela ...! Pour une fois
que nous finissons tôt , il faut subir les 35 degrés sur le taremac !!!
Heureusement que la haute stature de l'hôtel nous procure un peu
d'ombre. Et pour couronner le tout , un problème de batterie qui nous
prive de clim , de lumière et d'eau jusqu'à demain matin . Le moral est
au beau-fixe pour l'équipage numéro 1 ...
samedi 18 juin 2016
ppi étape 12 le 18 juin 2016 Moscou Niki Novgorod 350 km
Nous partons très tôt vers 8h00 car nous redoutons la sortie de
la capitale et nous avons 350 km à faire par la route avec la visite de
Souzdal en prime . Avant le départ nous avons droit aux recommandations
d'Aldar notre guide bourriate : "si tu oublies les codes c'est amende ,
franchissement de ligne blanche c'est goulag , la double ligne centrale
là c'est kalachnikov ha ha ha !" Ce doit être l'humour sibérien ...
La sortie de Moscou se trouve largement facilité par une
défection massive des moscovites . Curieux , ces grandes artères à peine
peuplées : nous passons à proximité de l'Allée des Jardins dont les
seize voies étaient noires de monde jeudi : cette avenue circulaire a
été construite sur les jardins que Catherine II avaient fait aménager
après avoir commanditer la destruction du rempart extérieur construit en
pierres blanches . Il parait que les problèmes de circulation viennent
aussi du fait que le nouveau maire de Moscou est entrain de rétrécir la
largeur des avenues au profit des trottoirs et surtout de sa femme qui
possède une grosse entreprise de travaux publics !
Dès que nous sortons le nez de cette mégalopole , nous
traversons une zone commerciale avec les mêmes enseignes que chez nous :
Leroy Merlin , Métro , et même Mac Do ... mais ce qui est amusant c'est
que les couleurs de la marque comme le vert , le blanc et le noir pour
le bricolage sont parfaitement respectées mais les panneaux sont en
cyrillique . Plus loin , nous traversons quelques villages de
commerçants qui expose leur stock devant leur izba au bort de la M7 :
ici c'est une collection d'ours en pluche et des cigognes, grandeur
nature, qui font envie à Dominique et à Marc , là des bateaux
pneumatiques ou bien des ustensiles de ménage en plastique très colorés
, des pommes de terres et des jolis bocaux de légumes disposés en
couches successives comme les "confitures de vieux garçon" de chez nous
. Nous en avions déjà vu au restaurant ukrainien où nous avons mangé
hier midi à Moscou .
Après avoir avancé à peu prés correctement , en milieu de
matinée nous tombons dans un bouchon qui nous retarde plus d'une heure
et demi à cause d'un gros accident entre deux semi-remorques . Résultat
,nous atteignons Souzdal vers 13h30 ; malgré les 32 degrés qu'affichent
le thermomètre du camping car nous pique-niquons sur un petit parking à
l'entrée du village , à l'ombre de gros tilleuls .
Il faut vraiment prendre son courage à deux mains pour attaquer
la visite sous le soleil de plomb de début d'après midi mais les guides
font tellement de recommandations sur ces villages de l'Anneau d'Or que
nous nous lançons . L'exploitation très mercantile des lieux gâche
fortement notre premier contact : des boutiques de souvenirs partout ,
des calèches , des barbus déguisés en moujik , rien ne manque dans ce
déballage de mauvais goût . En continuant la visite nous découvrons tout
une série de jolies églises orthodoxes ou de couvents construits sur de
petits mamelons que séparent de vastes prairies où coule nonchalamment
une belle petite rivière . De l'autre côté d'un frêle pont de bois nous
traversons un village dont les isbas en rondins sont parfaitement
conservés avec des encadrements de fenêtres finement sculptées , ainsi
que les linteaux et les balcons . Après avoir franchi une porte très
basse , on débouche dans une sorte de sasse qui donne à gauche l'accès à
une petite chambre et à droite à la pièce principale équipée d'un énorme
poêle en maçonnerie sur lequel il y avait des couchettes pour les jours
de grand froid . En dessous , un demi étage éclairé par deux minuscules
fenêtres , servait d'atelier de filage et de tissage pour occuper les
longues journées d'intempérie je suppose . Un enclos de bois et un
petit appentis abritait animaux domestiques et outils agricoles . Deux
églises construites également en rondins occupe le centre du village :
leur parvis surélevé à 2 mètres au dessus du sol rappelle qu'il devait y
avoir une belle couche de neige , six mois de l'année . Même leurs
bulbes sont recouverts de petites planchettes de bois à qui la patine du
temps et les intempéries ont donné de jolis couleurs .
Nous reprenons notre progression plein Est une fois que nous
avons récupéré la M7 à Vladimir . Tous ces kilomètres parcourus nous
oblige à faire le plein dès la sortie de la ville : le litre de gasoil
est à 45 centimes d'euros mais il faut payer d'abord avant de se servir
, ce qui oblige à évaluer la quantité manquante dans le réservoir avec
précision . Un peu plus tard nous sommes de nouveau bloqués dans un
bouchons pendant prés de deux heures , tout çà pour un passage à voie
unique sur un pont en très mauvais état . Une fois libérés , nous
accélérons le pas , négligeant à contre-coeur , de superbes villages
arborant de magnifiques églises et des alignements d'isbas plus belles
les unes que les autres !! C'est frustrant , mais nécessaire car malgré
tout nous atteignons notre lieu de campement vers 21 h00 , superbe
d'ailleurs , au bord d'un lac , mais infesté de moustiques .
la capitale et nous avons 350 km à faire par la route avec la visite de
Souzdal en prime . Avant le départ nous avons droit aux recommandations
d'Aldar notre guide bourriate : "si tu oublies les codes c'est amende ,
franchissement de ligne blanche c'est goulag , la double ligne centrale
là c'est kalachnikov ha ha ha !" Ce doit être l'humour sibérien ...
La sortie de Moscou se trouve largement facilité par une
défection massive des moscovites . Curieux , ces grandes artères à peine
peuplées : nous passons à proximité de l'Allée des Jardins dont les
seize voies étaient noires de monde jeudi : cette avenue circulaire a
été construite sur les jardins que Catherine II avaient fait aménager
après avoir commanditer la destruction du rempart extérieur construit en
pierres blanches . Il parait que les problèmes de circulation viennent
aussi du fait que le nouveau maire de Moscou est entrain de rétrécir la
largeur des avenues au profit des trottoirs et surtout de sa femme qui
possède une grosse entreprise de travaux publics !
Dès que nous sortons le nez de cette mégalopole , nous
traversons une zone commerciale avec les mêmes enseignes que chez nous :
Leroy Merlin , Métro , et même Mac Do ... mais ce qui est amusant c'est
que les couleurs de la marque comme le vert , le blanc et le noir pour
le bricolage sont parfaitement respectées mais les panneaux sont en
cyrillique . Plus loin , nous traversons quelques villages de
commerçants qui expose leur stock devant leur izba au bort de la M7 :
ici c'est une collection d'ours en pluche et des cigognes, grandeur
nature, qui font envie à Dominique et à Marc , là des bateaux
pneumatiques ou bien des ustensiles de ménage en plastique très colorés
, des pommes de terres et des jolis bocaux de légumes disposés en
couches successives comme les "confitures de vieux garçon" de chez nous
. Nous en avions déjà vu au restaurant ukrainien où nous avons mangé
hier midi à Moscou .
Après avoir avancé à peu prés correctement , en milieu de
matinée nous tombons dans un bouchon qui nous retarde plus d'une heure
et demi à cause d'un gros accident entre deux semi-remorques . Résultat
,nous atteignons Souzdal vers 13h30 ; malgré les 32 degrés qu'affichent
le thermomètre du camping car nous pique-niquons sur un petit parking à
l'entrée du village , à l'ombre de gros tilleuls .
Il faut vraiment prendre son courage à deux mains pour attaquer
la visite sous le soleil de plomb de début d'après midi mais les guides
font tellement de recommandations sur ces villages de l'Anneau d'Or que
nous nous lançons . L'exploitation très mercantile des lieux gâche
fortement notre premier contact : des boutiques de souvenirs partout ,
des calèches , des barbus déguisés en moujik , rien ne manque dans ce
déballage de mauvais goût . En continuant la visite nous découvrons tout
une série de jolies églises orthodoxes ou de couvents construits sur de
petits mamelons que séparent de vastes prairies où coule nonchalamment
une belle petite rivière . De l'autre côté d'un frêle pont de bois nous
traversons un village dont les isbas en rondins sont parfaitement
conservés avec des encadrements de fenêtres finement sculptées , ainsi
que les linteaux et les balcons . Après avoir franchi une porte très
basse , on débouche dans une sorte de sasse qui donne à gauche l'accès à
une petite chambre et à droite à la pièce principale équipée d'un énorme
poêle en maçonnerie sur lequel il y avait des couchettes pour les jours
de grand froid . En dessous , un demi étage éclairé par deux minuscules
fenêtres , servait d'atelier de filage et de tissage pour occuper les
longues journées d'intempérie je suppose . Un enclos de bois et un
petit appentis abritait animaux domestiques et outils agricoles . Deux
églises construites également en rondins occupe le centre du village :
leur parvis surélevé à 2 mètres au dessus du sol rappelle qu'il devait y
avoir une belle couche de neige , six mois de l'année . Même leurs
bulbes sont recouverts de petites planchettes de bois à qui la patine du
temps et les intempéries ont donné de jolis couleurs .
Nous reprenons notre progression plein Est une fois que nous
avons récupéré la M7 à Vladimir . Tous ces kilomètres parcourus nous
oblige à faire le plein dès la sortie de la ville : le litre de gasoil
est à 45 centimes d'euros mais il faut payer d'abord avant de se servir
, ce qui oblige à évaluer la quantité manquante dans le réservoir avec
précision . Un peu plus tard nous sommes de nouveau bloqués dans un
bouchons pendant prés de deux heures , tout çà pour un passage à voie
unique sur un pont en très mauvais état . Une fois libérés , nous
accélérons le pas , négligeant à contre-coeur , de superbes villages
arborant de magnifiques églises et des alignements d'isbas plus belles
les unes que les autres !! C'est frustrant , mais nécessaire car malgré
tout nous atteignons notre lieu de campement vers 21 h00 , superbe
d'ailleurs , au bord d'un lac , mais infesté de moustiques .
vendredi 17 juin 2016
ppi étape 11 Moscou le 17 juin 2016
Comme la veille , notre chauffeur Alexandre , vient nous
chercher vers 9h00 pour aller visiter le Kremlin : curieusement la
circulation est beaucoup plus fluide et nous l'atteignons en une demi
heure cette fois ; d'après notre guide , Katia , les moscovites sont
tous partis dans leur résidence secondaire !! Vrai ou intox , j'ai du
mal à le croire . Ici le salaire minimum est de deux cents euros , un
chauffeur de bus 700 euros par mois , alors ... Difficile à croire ces
Russes !
A peine descendus du bus nous admirons les remparts de briques
rouges , crénelés sur toute la longueur , défendu à espace régulier par
de puissantes tours , toutes différentes les unes des autres . Le
Kremlin c'est une véritable ville fortifiée , avec ces 2500 hectares ;
il y a de larges rues pavées , des passages piétons , de grands
trottoirs qu'il faut emprunter absolument car beaucoup de flics et de
militaires circulent sans cesse . Nous longeons d'abord une série de
bâtiments très staliniens où travaille l'administration et même Poutine
. Par contre les derniers présidents n'habitent plus les lieux depuis
Kroutchev . Nous passons devant une énorme cloche de 200 tonnes posée
sur un socle de pierre qui n'a jamais sonné car elle s'est fendue lors
du refroidissement du bronze .
Mais tout de suite c'est vers le haut que nos yeux avides de
touriste se dirigent : partout au dessus de nos têtes , ce ne sont que
bouquets de bulbes , dorés ou colorés : c'est fabuleux : quatre
cathédrales occupent les côtés d'une cour intérieur . D'abord sur notre
gauche la cathédrale de l'Archange Saint Michel , toute blanche , avec
de jolie bulbe dorés , en face sur notre droite la cathédrale de
l'Assomption dont la façade est dotées d'une série de fresques qui
ressorte sur le blanc du crépi , au fond l'église de la Déposition de la
Robe avec un alignement de petits bulbes dorés perchés au sommet de
clochers circulaires qui leur donne un aspect de gros champignons . Mais
le clou de la troupe c'est à côté que çà se passe , un délice pour les
yeux , c'est la cathédrale de l'Annonciation . Petite certes , mais de
proportions parfaites , blanche et or comme ces voisines , mais ici la
taille et la répartition des bulbes font que l'on ne parvient pas en
détacher les yeux . C'était le lieu de culte réservé au tsar qui pouvait
y accéder directement par un couloir depuis son palais , situé juste
derrière . A l'intérieur , l'iconostase (c'est la cloison qui sépare
l'église en deux avec l'autel d'un côté réservé au pope , et de l'autre
la nef pour les paroissiens qui restent debout ou à genoux ) est
magnifiquement décorés de 5 rangées d'icônes , toutes dorées plus les
unes que les autres . L'édifice ne repose que sur 4 colonnes couvertes
de fresques jusqu'à la voûte .
Après un délicat repas dans un restaurant ukrainien , nous
attaquons la galerie Trétyakov . Par chance nous pouvons nous y rendre à
pieds en traversant la Moscova , ce qui nous permet d'admirer le rempart
du Kremlin sur le côté qui longe la rivière , dominé par toutes les
cathédrales et le palais présidentiel . Un interminable ballet de
bateaux-mouches sillonnent la Moscova . Puis nous longeons un canal où
les amoureux moscovites viennent déposer un cadenas en guise de gage de
fidélité : aussi le quartier est plein de limousines plus longues les
unes que les autres qui amènent les jeunes mariés et leur photographe .
Encore un petit pont à franchir et nous voilà dans la caverne d'Ali Baba
des deux frères Trétyakov : fils d'industriel très riche ils ont
consacré leur vie à réunir des milieux d'oeuvres plus belles les unes
que les autres ; l'un deux s'est consacré aux icônes , l'autre à la
peinture en générale . Notre guide Katia nous abreuve de son savoir de
conférencière pendant trois heures durant ce qui fait qu'une partie des
troupes finit par déclarer forfait .
Vers 21 h00 nous revenons en bus pour admirer les illuminations
de la Place Rouge et la Cathédrale Basile le Bien Heureux , plus
resplendissante encore que de jour !
chercher vers 9h00 pour aller visiter le Kremlin : curieusement la
circulation est beaucoup plus fluide et nous l'atteignons en une demi
heure cette fois ; d'après notre guide , Katia , les moscovites sont
tous partis dans leur résidence secondaire !! Vrai ou intox , j'ai du
mal à le croire . Ici le salaire minimum est de deux cents euros , un
chauffeur de bus 700 euros par mois , alors ... Difficile à croire ces
Russes !
A peine descendus du bus nous admirons les remparts de briques
rouges , crénelés sur toute la longueur , défendu à espace régulier par
de puissantes tours , toutes différentes les unes des autres . Le
Kremlin c'est une véritable ville fortifiée , avec ces 2500 hectares ;
il y a de larges rues pavées , des passages piétons , de grands
trottoirs qu'il faut emprunter absolument car beaucoup de flics et de
militaires circulent sans cesse . Nous longeons d'abord une série de
bâtiments très staliniens où travaille l'administration et même Poutine
. Par contre les derniers présidents n'habitent plus les lieux depuis
Kroutchev . Nous passons devant une énorme cloche de 200 tonnes posée
sur un socle de pierre qui n'a jamais sonné car elle s'est fendue lors
du refroidissement du bronze .
Mais tout de suite c'est vers le haut que nos yeux avides de
touriste se dirigent : partout au dessus de nos têtes , ce ne sont que
bouquets de bulbes , dorés ou colorés : c'est fabuleux : quatre
cathédrales occupent les côtés d'une cour intérieur . D'abord sur notre
gauche la cathédrale de l'Archange Saint Michel , toute blanche , avec
de jolie bulbe dorés , en face sur notre droite la cathédrale de
l'Assomption dont la façade est dotées d'une série de fresques qui
ressorte sur le blanc du crépi , au fond l'église de la Déposition de la
Robe avec un alignement de petits bulbes dorés perchés au sommet de
clochers circulaires qui leur donne un aspect de gros champignons . Mais
le clou de la troupe c'est à côté que çà se passe , un délice pour les
yeux , c'est la cathédrale de l'Annonciation . Petite certes , mais de
proportions parfaites , blanche et or comme ces voisines , mais ici la
taille et la répartition des bulbes font que l'on ne parvient pas en
détacher les yeux . C'était le lieu de culte réservé au tsar qui pouvait
y accéder directement par un couloir depuis son palais , situé juste
derrière . A l'intérieur , l'iconostase (c'est la cloison qui sépare
l'église en deux avec l'autel d'un côté réservé au pope , et de l'autre
la nef pour les paroissiens qui restent debout ou à genoux ) est
magnifiquement décorés de 5 rangées d'icônes , toutes dorées plus les
unes que les autres . L'édifice ne repose que sur 4 colonnes couvertes
de fresques jusqu'à la voûte .
Après un délicat repas dans un restaurant ukrainien , nous
attaquons la galerie Trétyakov . Par chance nous pouvons nous y rendre à
pieds en traversant la Moscova , ce qui nous permet d'admirer le rempart
du Kremlin sur le côté qui longe la rivière , dominé par toutes les
cathédrales et le palais présidentiel . Un interminable ballet de
bateaux-mouches sillonnent la Moscova . Puis nous longeons un canal où
les amoureux moscovites viennent déposer un cadenas en guise de gage de
fidélité : aussi le quartier est plein de limousines plus longues les
unes que les autres qui amènent les jeunes mariés et leur photographe .
Encore un petit pont à franchir et nous voilà dans la caverne d'Ali Baba
des deux frères Trétyakov : fils d'industriel très riche ils ont
consacré leur vie à réunir des milieux d'oeuvres plus belles les unes
que les autres ; l'un deux s'est consacré aux icônes , l'autre à la
peinture en générale . Notre guide Katia nous abreuve de son savoir de
conférencière pendant trois heures durant ce qui fait qu'une partie des
troupes finit par déclarer forfait .
Vers 21 h00 nous revenons en bus pour admirer les illuminations
de la Place Rouge et la Cathédrale Basile le Bien Heureux , plus
resplendissante encore que de jour !
jeudi 16 juin 2016
ppi étape 10 le 16 juin 2016 Mosou
Aujourd'hui nous sommes le seize juin , une date importante
pour nous : bon anniversaire Nathalie . Même si 4000 km nous séparent ,
nous pensons à toi .
Un bus vient nous chercher au camping vers 9h00 pour aller
visiter Moscou . Comme hier , à peine avons-nous sorti le nez de notre
îlot de verdure que nous retrouvons la jungle de la circulation
moscovite . Bien que les avenues soient toutes d'une largeur soviétique
c'est la pagaille ; je compte jusqu'à huit voies de chaque côté du
terre-plein central !! Alexandre , notre chauffeur ,parvient à se
glisser malgré tout avec son gros engin pour que Katia , notre guide
russe puisse nous montrer tout une série de monuments intéressants : ici
une magnifique église orthodoxe rouge et blanche avec de jolis bulbes
dorés , là un bâtiment en béton grisâtre aux lignes carrées très
staliniens et très moche comme dit Katia , plus loin c'est l'antenne de
télévision de Moscou qui pointe l'index vers le ciel à plus de 500 m , à
côté plus modeste, le mémorial consacré au premier homme dans l'espace
Yuri Gagarine en 1961 , en titane se contente d'une centaine de mètres .
Nous longeons également un énorme stade circulaire datant des derniers
Jeux Olympiques . Partout nous yeux accrochent la silhouette d' églises
orthodoxes , des vertes , des bleues , des rouges , toutes aussi belles
les unes que les autres avec leurs énormes bulbes décorés . Pourtant
d'après Katia , Staline en a exterminé un beau paquet à coup de dynamite
. Sacré Joseph , il était jaloux de l'aura que gardait la religion !
Nous descendons ensuite du bus pour continuer à pieds en
direction de la Place Rouge : d'où nous sommes la première chose qui
saute aux yeux c'est le pourpre du rempart du Kremlin : un fin liseré
blanc en souligne les créneaux. L'immense muraille est interrompue à
espace régulier par des tours carrés de style différent . En tournant un
peu la tête sur la droite ,là c'est le coup de foudre , l'arrêt sur
image : droit devant nous la cathédrale Basile le Bienheureux se dresse
orgueilleusement , et elle peut ! On a beau l'avoir vue et revue dans
tous les guides , c'est à couper le souffle . Je ne me lancerais pas de
toute façon dans une description qui serait bien en deçà de la vérité :
je préfère vous laisser découvrir les photos du blog ;tout ce que je
pourrais dire c'est qu'ici l'harmonie des formes , des couleurs , la
multiplications des styles donnent ce magnifique résultat que nous
admirons un bon moment avant d'oser le mitrailler de photos .
Derrière elle , nous débouchons sur les pavés de la Place
Rouge : soviétique par sa taille , elle est bordée sur notre gauche par
le mur crénelé du Kremlin devant lequel se dresse le mausolée de Lenine
avec la fameuse tribune sur laquelle nous avons pu voir Kroutchev , puis
Brejnev saluer le défilé militaire du premier mai quand nous étions
petits , à la télé ... C'est pas beau , mais émouvant ; derrière on
aperçoit les bustes de Staline , Kroutchev , Brenev ,..
En face , un énorme bâtiment de pierre un peu crème abrite une
reproduction de nos Galeries Lafayettes où les moscovites aiment à
flanner , surtout en hiver , à l'abri de la haute voûte vitrée : il
parait qu'au printemps on installe de véritables arbres fleuries dans
les couloirs de la galerie marchande .Au bout de la place , à l'opposé
de Basile se dresse un superbe bâtiment rouge rappelant les
constructions médiévales qui n'ont pu venir jusqu'à nous car elles
étaient construites en bois , donc vulnérables au nombreux incendies qui
ravagèrent Moscou . A côté , une porte double fortifiée permettait
l'accès à la place .
Un peu de bus pour épargner nos jambes et nous descendons à
proximité de la Moscova : du pont des Patriarches on a une vue générale
sur le Kremlin d'un côté et de l'autre sur le mémorial Pierre le Grand
construit par un sculpteur contemporain et qui se dresse à 96 mètres de
haut . Nous en profitons pour visiter également la cathédrale du Christ
Saint Sauveur reconstruite récemment : elle avait été détruite et pillée
à l'époque stalinienne : il a fallu quatre tonnes d'or pour en dorer ses
cinq bulbes .
Un peu plus vers l'extérieur Katia nous conduit au Mont des
Moineaux , la montagne de Moscou qui culmine à moins de deux cent mètres
d'altitude pour voir le magnifique couvent Novdietvichi construit par
Ivan le Terrible pour remercier Dieu de sa victoire à Smolensk et en
abriter une icône de cette ville . Ce couvent de haute qualité
architecturale abrita beaucoup de jeunes femmes de la famille royale
comme la première femme de Pierre le Grand . Encore des bulbes dorés qui
surplombent des murailles blanches et crénelées , le tout dans un écrin
de verdure devant un lac . Là aussi mieux vaut regarder les photos .
Avec deux heures de retard dûes à la circulation , nous avalons
notre repas dans la cave d'un beau petit restaurant avant d'aller
visiter le métro dont beaucoup de stations ont été décorée avec les
mosaïques volées à la cathédrale Saint Sauveur par exemple , d'autres
avec des fresques glorifiant l'histoire bolcheviques , d'autres
consacrées aux arts et aux étudiants . Ici les rames sont bondées et
vont très vites d'une station à l'autre et cela à une profondeur de
plus de soixante mètres !
A 19h00 , nous nous écroulons littéralement sur notre siège du
cirque de Moscou ; bien que d'un bois très dur , ils ne parviennent à
distraire nos esprits tant le spectacle est de qualité : pourtant pas
spécialement fan de cirque , nous restons bouche bée devant les exploits
des acrobates et des animaux . Encore une sacrée journée qui nous mène
jusqu'à 23 h00 .
pour nous : bon anniversaire Nathalie . Même si 4000 km nous séparent ,
nous pensons à toi .
Un bus vient nous chercher au camping vers 9h00 pour aller
visiter Moscou . Comme hier , à peine avons-nous sorti le nez de notre
îlot de verdure que nous retrouvons la jungle de la circulation
moscovite . Bien que les avenues soient toutes d'une largeur soviétique
c'est la pagaille ; je compte jusqu'à huit voies de chaque côté du
terre-plein central !! Alexandre , notre chauffeur ,parvient à se
glisser malgré tout avec son gros engin pour que Katia , notre guide
russe puisse nous montrer tout une série de monuments intéressants : ici
une magnifique église orthodoxe rouge et blanche avec de jolis bulbes
dorés , là un bâtiment en béton grisâtre aux lignes carrées très
staliniens et très moche comme dit Katia , plus loin c'est l'antenne de
télévision de Moscou qui pointe l'index vers le ciel à plus de 500 m , à
côté plus modeste, le mémorial consacré au premier homme dans l'espace
Yuri Gagarine en 1961 , en titane se contente d'une centaine de mètres .
Nous longeons également un énorme stade circulaire datant des derniers
Jeux Olympiques . Partout nous yeux accrochent la silhouette d' églises
orthodoxes , des vertes , des bleues , des rouges , toutes aussi belles
les unes que les autres avec leurs énormes bulbes décorés . Pourtant
d'après Katia , Staline en a exterminé un beau paquet à coup de dynamite
. Sacré Joseph , il était jaloux de l'aura que gardait la religion !
Nous descendons ensuite du bus pour continuer à pieds en
direction de la Place Rouge : d'où nous sommes la première chose qui
saute aux yeux c'est le pourpre du rempart du Kremlin : un fin liseré
blanc en souligne les créneaux. L'immense muraille est interrompue à
espace régulier par des tours carrés de style différent . En tournant un
peu la tête sur la droite ,là c'est le coup de foudre , l'arrêt sur
image : droit devant nous la cathédrale Basile le Bienheureux se dresse
orgueilleusement , et elle peut ! On a beau l'avoir vue et revue dans
tous les guides , c'est à couper le souffle . Je ne me lancerais pas de
toute façon dans une description qui serait bien en deçà de la vérité :
je préfère vous laisser découvrir les photos du blog ;tout ce que je
pourrais dire c'est qu'ici l'harmonie des formes , des couleurs , la
multiplications des styles donnent ce magnifique résultat que nous
admirons un bon moment avant d'oser le mitrailler de photos .
Derrière elle , nous débouchons sur les pavés de la Place
Rouge : soviétique par sa taille , elle est bordée sur notre gauche par
le mur crénelé du Kremlin devant lequel se dresse le mausolée de Lenine
avec la fameuse tribune sur laquelle nous avons pu voir Kroutchev , puis
Brejnev saluer le défilé militaire du premier mai quand nous étions
petits , à la télé ... C'est pas beau , mais émouvant ; derrière on
aperçoit les bustes de Staline , Kroutchev , Brenev ,..
En face , un énorme bâtiment de pierre un peu crème abrite une
reproduction de nos Galeries Lafayettes où les moscovites aiment à
flanner , surtout en hiver , à l'abri de la haute voûte vitrée : il
parait qu'au printemps on installe de véritables arbres fleuries dans
les couloirs de la galerie marchande .Au bout de la place , à l'opposé
de Basile se dresse un superbe bâtiment rouge rappelant les
constructions médiévales qui n'ont pu venir jusqu'à nous car elles
étaient construites en bois , donc vulnérables au nombreux incendies qui
ravagèrent Moscou . A côté , une porte double fortifiée permettait
l'accès à la place .
Un peu de bus pour épargner nos jambes et nous descendons à
proximité de la Moscova : du pont des Patriarches on a une vue générale
sur le Kremlin d'un côté et de l'autre sur le mémorial Pierre le Grand
construit par un sculpteur contemporain et qui se dresse à 96 mètres de
haut . Nous en profitons pour visiter également la cathédrale du Christ
Saint Sauveur reconstruite récemment : elle avait été détruite et pillée
à l'époque stalinienne : il a fallu quatre tonnes d'or pour en dorer ses
cinq bulbes .
Un peu plus vers l'extérieur Katia nous conduit au Mont des
Moineaux , la montagne de Moscou qui culmine à moins de deux cent mètres
d'altitude pour voir le magnifique couvent Novdietvichi construit par
Ivan le Terrible pour remercier Dieu de sa victoire à Smolensk et en
abriter une icône de cette ville . Ce couvent de haute qualité
architecturale abrita beaucoup de jeunes femmes de la famille royale
comme la première femme de Pierre le Grand . Encore des bulbes dorés qui
surplombent des murailles blanches et crénelées , le tout dans un écrin
de verdure devant un lac . Là aussi mieux vaut regarder les photos .
Avec deux heures de retard dûes à la circulation , nous avalons
notre repas dans la cave d'un beau petit restaurant avant d'aller
visiter le métro dont beaucoup de stations ont été décorée avec les
mosaïques volées à la cathédrale Saint Sauveur par exemple , d'autres
avec des fresques glorifiant l'histoire bolcheviques , d'autres
consacrées aux arts et aux étudiants . Ici les rames sont bondées et
vont très vites d'une station à l'autre et cela à une profondeur de
plus de soixante mètres !
A 19h00 , nous nous écroulons littéralement sur notre siège du
cirque de Moscou ; bien que d'un bois très dur , ils ne parviennent à
distraire nos esprits tant le spectacle est de qualité : pourtant pas
spécialement fan de cirque , nous restons bouche bée devant les exploits
des acrobates et des animaux . Encore une sacrée journée qui nous mène
jusqu'à 23 h00 .
mercredi 15 juin 2016
ppi étape 9 le 15 juin 2016 Smolensk Moscou 370 km
D'un commun accord nous décidons de partir tôt ce matin pour
éviter d'arriver sur Moscou aux heures de pointe . Roger et Claire
préfèrent la jouer à cavalier seul ; ils ont peur qu'une colonne de
quatre ait du mal à affronter la bousculade de cette mégalopole . Le
périphérique externe mesure 132 km de long contre une quarantaine pour
celui de Paris et il y en a trois concentriques selon les guides . Et
surtout il faut tenir compte de la conduite à la russe ...!
Aussi à huit heures nous sortons le nez de notre paisible forêt
pour rattraper la M1 .Pas facile en Russie de reprendre une autoroute
sur la gauche : ici il n'y a pas de pont qui l'enjambe . Il faut se
dépêcher de traverser les trois voies de droite pour longer la double
ligne blanche centrale qui remplace le terre-plein protecteur de chez
nous puis remonter la voie de gauche jusqu'à un interstice ; là , il
faut prendre son courage à deux mains pour tourner à gauche et couper
les trois voies d'en face sur lesquelles arrivent voitures et camions à
fond les manettes !! Cà commence très fort l'étape de Moscou ! Il faut
s'attendre sur quelques kilomètres pour que notre petite colonne de
trois soit au complet . Ce matin nous avons décidé de respecter les
conseils de conduite d'Aldar pour éviter les problèmes avec flics
omniprésents sur l'autoroute : 60 km/h dans les traversées
d'agglomération car ici la M1 traverse les villages .Il y a d'ailleurs
des passages piétons et des feux rouges qu'il vaut mieux respecter . Il
est obligatoire d'allumer les codes en permanence . Et surtout, surtout,
pas de franchissement de lignes blanches continues ! Si nous nous
faisons arrêter il faut sourire beaucoup , dire que nous sommes
françosouses , que nous ne comprenons rien , que nous allons à Pekin! En
général çà suffit pour obtenir l'indulgence ... Si non, reste les euros
en cash : 20 , 30 , parfois 50 si nécessaire mais pas plus . Surtout ne
pas imiter les chauffeurs russes qui doublent à droite , qui grillent
les stops , qui roulent à 150 , eux ils sont russes , ils ont le droit
!! Callés sur le 90 , nous avançons malgré tout raisonnablement et vers
midi nous décidons de faire une petite pause en faisant le plein de
gasoil : il est à 33 , 34 roubles le litre , doit 45 centimes d'euros!
C'est formidable , par contre il faut payer d'abord et se servir ensuite
: il faut donc évaluer la quantité manquante dans le réservoir , tout
une gymnastique d'esprit!
Nous reprenons la route sans plus attendre , histoire de
pouvoir bénéficier d'une partie de l'après midi pour lire les guides ,
faire un peu de lessive , transférer les photos et autres obligations de
voyage . Dès que nous approchons de Moscou la circulation se fait plus
dense et plus nerveuse surtout . Nous avons même droit à quelques
bouchons en traversant les inévitables faubourgs industriels .Les GPS
ont la tête à l'envers bien que nous ayons chargé la carte spécifique de
Russie . Heureusement que les explications fournies par nos
accompagnateurs se révèlent fiables . Après deux heures de luttes au
coude à coude nous parvenons à proximité du centre à en juger par les
grattes-ciels tout de verre et d'acier , qui peuvent rivaliser avec ceux
de Paris ou de New-York . Ceux-ci côtoient parfois de vieilles églises
orthodoxes qui se reflètent dans le miroir qu'offre les façades de verre
: curieux mélange d'époques !
A trois ou quatre kilomètres du but , notre camping en plein
centre de Moscou , nous nous trompons de repaire et nous voilà errant
au milieu des dix voies de circulation parmi lesquelles les moscovites
slaloment à merveille . Notre GPS étant toujours en rideau , c'est Marc
qui prend la tête du convoi pour nous conduire à bon port après deux ou
trois demi tours musclés !! Il nous a fallu sept heures pour venir à
bout de cette étape et pratiquement la moitié pour traverser Moscou .
éviter d'arriver sur Moscou aux heures de pointe . Roger et Claire
préfèrent la jouer à cavalier seul ; ils ont peur qu'une colonne de
quatre ait du mal à affronter la bousculade de cette mégalopole . Le
périphérique externe mesure 132 km de long contre une quarantaine pour
celui de Paris et il y en a trois concentriques selon les guides . Et
surtout il faut tenir compte de la conduite à la russe ...!
Aussi à huit heures nous sortons le nez de notre paisible forêt
pour rattraper la M1 .Pas facile en Russie de reprendre une autoroute
sur la gauche : ici il n'y a pas de pont qui l'enjambe . Il faut se
dépêcher de traverser les trois voies de droite pour longer la double
ligne blanche centrale qui remplace le terre-plein protecteur de chez
nous puis remonter la voie de gauche jusqu'à un interstice ; là , il
faut prendre son courage à deux mains pour tourner à gauche et couper
les trois voies d'en face sur lesquelles arrivent voitures et camions à
fond les manettes !! Cà commence très fort l'étape de Moscou ! Il faut
s'attendre sur quelques kilomètres pour que notre petite colonne de
trois soit au complet . Ce matin nous avons décidé de respecter les
conseils de conduite d'Aldar pour éviter les problèmes avec flics
omniprésents sur l'autoroute : 60 km/h dans les traversées
d'agglomération car ici la M1 traverse les villages .Il y a d'ailleurs
des passages piétons et des feux rouges qu'il vaut mieux respecter . Il
est obligatoire d'allumer les codes en permanence . Et surtout, surtout,
pas de franchissement de lignes blanches continues ! Si nous nous
faisons arrêter il faut sourire beaucoup , dire que nous sommes
françosouses , que nous ne comprenons rien , que nous allons à Pekin! En
général çà suffit pour obtenir l'indulgence ... Si non, reste les euros
en cash : 20 , 30 , parfois 50 si nécessaire mais pas plus . Surtout ne
pas imiter les chauffeurs russes qui doublent à droite , qui grillent
les stops , qui roulent à 150 , eux ils sont russes , ils ont le droit
!! Callés sur le 90 , nous avançons malgré tout raisonnablement et vers
midi nous décidons de faire une petite pause en faisant le plein de
gasoil : il est à 33 , 34 roubles le litre , doit 45 centimes d'euros!
C'est formidable , par contre il faut payer d'abord et se servir ensuite
: il faut donc évaluer la quantité manquante dans le réservoir , tout
une gymnastique d'esprit!
Nous reprenons la route sans plus attendre , histoire de
pouvoir bénéficier d'une partie de l'après midi pour lire les guides ,
faire un peu de lessive , transférer les photos et autres obligations de
voyage . Dès que nous approchons de Moscou la circulation se fait plus
dense et plus nerveuse surtout . Nous avons même droit à quelques
bouchons en traversant les inévitables faubourgs industriels .Les GPS
ont la tête à l'envers bien que nous ayons chargé la carte spécifique de
Russie . Heureusement que les explications fournies par nos
accompagnateurs se révèlent fiables . Après deux heures de luttes au
coude à coude nous parvenons à proximité du centre à en juger par les
grattes-ciels tout de verre et d'acier , qui peuvent rivaliser avec ceux
de Paris ou de New-York . Ceux-ci côtoient parfois de vieilles églises
orthodoxes qui se reflètent dans le miroir qu'offre les façades de verre
: curieux mélange d'époques !
A trois ou quatre kilomètres du but , notre camping en plein
centre de Moscou , nous nous trompons de repaire et nous voilà errant
au milieu des dix voies de circulation parmi lesquelles les moscovites
slaloment à merveille . Notre GPS étant toujours en rideau , c'est Marc
qui prend la tête du convoi pour nous conduire à bon port après deux ou
trois demi tours musclés !! Il nous a fallu sept heures pour venir à
bout de cette étape et pratiquement la moitié pour traverser Moscou .
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